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Ce samedi 30 mars 2013 se tenait la première édition de Polymanga à Montreux. Pas la première tout court, puisqu’il s’agit de sa 9 ème édition. La voiture à son salon, les mangas, la culture pop et les jeux vidéos également.

Un brouillard digne du début d'un manga ...

Un brouillard digne du début d’un manga …

C’est par une journée morose et humide que nous avons décidé de nous y rendre. Une de ces journées qui sent la visite de musée, désolé, Polymanga ma chère, vous en ferez les frais. Comme pour beaucoup, l’arrivée par la route, par l’autoroute, s’est faite à travers un brouillard mystérieux, enfin surtout très gênant.

Flot de voitures vomi dans ce Montreux, petite ville du bord du lac Léman, que certains désignent comme un écrin Belle Epoque, et d’autre par le terme de « Salon de thé suranné ».  A chacun d’apprécier en fonction de ses goûts.

Toujours est-il que les rues étroites, incapables de drainer le trafic d’une manifestation quelconque, les parkings proches immédiatement complets, et les places  alentours limitées à 2h de stationnement donnent peut-être un charme lors de l’inévitable Montreux Jazz Festival, mais ont du mal à correspondre à l’idée d’un salon tel que celui-là. A moins que ce ne soit qu’un petit évènement et que ces 2 heures de parcomètre n’y suffisent …

Un cadre plus habitué à rencontré les adeptes du Jazz

Un cadre plus habitué à rencontré les adeptes du Jazz

Bonne surprise, à moins que cela ne tienne au fait qu’on en est déjà au second jour : l’attente à l’entrée est pratiquement inexistante. Autre constatation agréable : l’entrée est assorti d’un bracelet en papier, qui permet de sortir et de revenir à loisir. De quoi adoucir le sort des conducteurs en mal de place, les fumeurs, et les économes au casse croûte embarqué. Ou tout simplement ceux qui veulent se rafraîchirent.

Le 2M2C

Le 2M2C

Car nous allons vite le constater, plus le temps passe, plus l’atmosphère devient étouffante à l’intérieur du 2M2C, le centre abritant la manifestation. Il faut dire que le publique était nombreux au rendez-vous. Même certains vendeurs avaient l’air exténués à peine 3 heures après l’ouverture. Si de grands espaces sont dédiés aux repas, aux dédicaces ou à la projection de films, ceux dans lesquels se tiennent les stands des vendeurs ressemblent aux parkings précédemment évoqués, et devraient afficher complet.

Très vite une impression de souk, de marché à touristes en vacances prend le dessus. Bousculades, impossible de n’avancer autrement que dans le sens du « courant » humain, difficulté de s’approché d’un stand … tout y est, même la langue de certains vendeurs avec lesquels il est inutile d’engager la conversation si on ne pratique pas l’anglais du touriste de base … Certains, seulement, mais cette petite pointe finira de dépayser le visiteur.

La foule devient dense et une impression de marché de vacances commence à s'imposer.

La foule devient dense et une impression de marché de vacances commence à s’imposer.

Tout s’y vend, de la figurine porte-clé au presque véritable kimono. Une majorité de « japonaiseries », pas très intéressantes pour qui n’est pas fan d’un jeu ou d’un manga. Une place à la lecture et aux mangas imprimés y est toutefois bien présente, preuve qu’être addicte ne signifie pas être écervelé. Mais même sans être là pour acheter la pièce rêvée d’une peut-être future collection, le paysage humain vaut le détour.

Un peu carnavalesque par la faute de certains, la majorité des visiteurs qui ont fait le choix de venir déguisés létaient avec soin et le plus sérieusement du monde. Et tous ces univers se côtoient ici comme dans une ville cosmopolite de science fiction, où il n’est plus étonnant de croiser un groupe de jeune proposant des « Free Hugs » (câlins gratuits) avec des soldats d’Umbrella Corporation, des necko et des peluches bien vivantes.

Les Free Hugs que l'on retrouve dans chaque convention, mais façon manga ...

Les Free Hugs que l’on retrouve dans chaque convention, mais façon manga …

D'autres free hugs

D’autres free hugs

Les plus : une culture palpable, une immersion rapide dans des mondes parfois très différents.

Les moins : une structure débordée.

Les couacs : les billets achetés en ligne n’étaient plus imprimables lors de l’ouverture au publique. Certains ont eu cette mauvaise surprise, mais finalement les portiers étaient au courant et délivraient des bracelets sur présentation et vérification des codes bar imprimés sur la facture.

Le salon restera ouvert jusqu’au 1er avril, l’entrée coûte 18 frs, pour les enfants et les adultes dès 6 ans. Il est possible de se désaltérer ou de se restaurer à l’extérieure.

Une phrase résume assez bien toutes ces figures croisées ce jour là : « Qu’importe l’univers si l’addiction est la même » (Shy’m).

Finalement deux heures était suffisantes pour les non passionnés, pour tous ceux qui ne faisaient qu’un détours. Pourtant il restait beaucoup à voire, entre film, dédicaces, possibilité de se faire tirer le portrait façon manga, etc…

Du "live" au menu, comme ce dessinateur au travail

Du « live » au menu, comme ce dessinateur au travail

Autre "live"

Autre « live »

où se faire calligraphier son prénom, en japonais, culture oblige ...

où se faire calligraphier son prénom, en japonais, culture oblige …

En ressortant de cette grand messe, mauvaise surprise : la queue existe belle et bien, et est loin d’être maigre. Respect pour toutes ces personnes parfois peu vêtues, costume oblige, prêtes à affronter un vilain crachin, en bon ordre, attendant sagement leur tour !

 

Finalement la file d'attente de toute exhibition a fini par se créer ... en costume sous la pluie pour certains !

Finalement la file d’attente de toute exhibition a fini par se créer … en costume sous la pluie pour certains !

On vous laisse sur ces quelques images …

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Certains se retrouvent tellement naturellement dans leur rôle, que ce monde pourrait presque sembler normal après un moment passé….

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En plus des dédicaces, certaines oeuvres sont vendues sur toiles

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