Les frontières ne sont pas un obstacle concret pour la transhumance africaine.

Les frontières ne sont pas un obstacle concret pour la transhumance africaine.

Sous la pression de milices diverses issues d’Algérie, de Libye ou d’autres contrées africaines, par la menace d’une profusion d’armement dispensée au cours de récents conflits et notamment pendant les soulèvements contre Mouammar Kadhafi, le gouvernement légitime et démocratique du Mali accablé appelait au secours depuis un temps certain.

Depuis longtemps perduraient dans le nord du pays des contestations plus ou moins vives, que des négociations cherchaient à résoudre avec une lente progression, laborieusement acquise et poursuivie pas après pas, dans un contexte à l’équilibre précaire mais néanmoins relatif.

La région est l'habitat traditionnel des touaregs, population nomade.

La région est l’habitat traditionnel des touaregs, population nomade.

D’une superficie presque double de la France tandis que la population est du quart environ, la nation est partiellement désertique, notamment dans le nord où se manifestent les rébellions qui se sont transformées en une prise de pouvoir brutale, par des bandes armées qui n’ont aucune hésitation à maltraiter, mutiler ou tuer les autochtones.

 

Les groupes armés ne font pas tache.

Les groupes armés ne font pas tache.

Pour autant, sous une apparence d’islamisme, il semble que ce régime « révolutionnaire » développe surtout les trafics les plus lucratifs et les moins salubres dans une ambiance d’école de guerre, voire de terrorisme, drainant des rêves d’hégémonie non dépourvus de mégalomanie.

 

Les groupes se sont armés de plus en plus.

Les groupes se sont armés de plus en plus.

Devant cette grave menace qui s’étendait comme la fuite d’un pétrolier géant dans l’océan, toutes les organisations ont été saisies et ont décidé des engagements pour secourir l’état dont l’armée est impuissante à combattre le déferlement de groupes solidement armés mais la cedeao, première intéressée, n’a pas réellement des moyens adaptés et l’ONU, qui n’est pourvue d’aucune armée, manque d’efficacité à obtenir les moyens de ses affiliés.

L'armement est devenu le joug.

L’armement est devenu le joug.

Devant l’urgence croissante la France, qui avait déjà quelques troupes dans le pays, a engagé ses ressources militaires afin d’ouvrir la voie à une coalition dans laquelle les nations africaines devraient être largement représentées.

Des participations logistiques semblent être déjà avancées tandis que les présences sur le terrain restent attendues ; la disponibilité des soldats pourrait cependant être limitée sur ce continent où nombre de pays peinent à assurer leur propre stabilité et la sécurité de leurs domaines.

 

La quiétude des villages est détruite.

La quiétude des villages est détruite.

Les équipements pourraient aussi ne pas être satisfaisants pour lutter contre les armes et les engins exportés d’Algérie, de Libye ou même de Côte d’Ivoire car il est probable que des groupes et des matériels de chacun de ces affrontements, et sans doute de quelques autres encore soient à prendre en compte maintenant sur ce champ.

 

La convivialité du marché est perturbée.

La convivialité du marché est perturbée.

Mais une nouvelle distribution d’armements et de munitions qui pourrait s’imposer comme une nécessité dans l’immédiat, risquerait aussi d’amplifier la menace pour l’avenir de ce continent qui manque beaucoup de structures fiables et fortes, d’encadrement pour réaliser un équilibre et la construction d’une sérénité, d’une sécurité, c’est-à-dire d’une société de droit.

 

La grande mosquée de Djénné.

La grande mosquée de Djénné.

Autant dire hélas que l’apport nécessaire de moyens adéquats à lutter contre l’agression d’une population et d’une nation par des bandes armées risque de nourrir une ou des conflagrations dans quelque nouvel endroit du continent, par la transhumance non seulement des troupes que l’on combat mais aussi des équipes qui seront formées pour les réduire.

Reste à espérer que les équipements resteront circonscrits ou seront récupérés afin d’éviter la multiplication d’embrasements au détriment de populations qui connaissent des tensions sociales, ethniques, culturelles ou cultuelles dont les solutions par l’information, la médiation, la discussion et la conciliation seront assurément plus profitables que par la confrontation armée et la destruction mutuelle.