Cette image est le parfait reflet de l’hypocrisie politique qui n’est souvent que le terrain de jeu d’assoiffés du pouvoir. Les élections terminées on ne connait pas encore le nouveau chef de l’UMP et tout cela se passe devant des français consternés par les conflits d’égos des personnes censés peut-être gouverné le pays par la suite.

 

Je ne ferais pas de résumé des évènements vous trouverez aisément tout cela via google. Je vais plutôt m’attarder sur le fond du conflit.

Pendant que la guerre des chefs fait rage à l’UMP il est  à noter que cela profite au « grand » messi que toute la droite avant et qui arrive là tel le patriarche de la famille Nicolas Sarkozy. Au final les deux hommes ne s’écraseraient-ils pas devant un retour de l’ancien président si ce dernier souhaitait se représenter ? Il parait évident que oui, alors pourquoi tant d’acharnement si ce n’est la volonté de diriger ? Et la grande question comment peuvent-ils rester sous la même famille politique ?

 

Je me suis toujours demandé pourquoi avoir créé des partis si ce n’est pour pouvoir en quelque sorte contrôler les élections ? Aujourd’hui en France beaucoup d’électeurs restent enfermés dans un clivage gauche/droite alors que ce dernier n’a aucun sens.

C’est simple il existe plus de différences d’opinions que de partage d’idées entre Copé et Fillon. Quand on voit le peu de nombres de voix qui les séparent on peut donc observer ce phénomène chez les autres membres du parti, et de la facture qui les sépare.

Comment peut-on décemment rester dans un parti dont les idées semblent parfois heurter un protagoniste ? Fillon est presque choqué par certaines déclarations de Copé, qui pourtant à un programme et une vision pour la France similaire en bien des points avec Sarkosy dont Fillon était le premier ministre.

Pourquoi ne pas quitter l’UMP plutôt que de créer un groupe parlementaire dissident pour montrer sa désapprobation ? Pour le pouvoir et l’argent évidemment. Quelle idée saugrenue serait-ce de quitter un parti qui est une véritable poule aux œufs d’or pour les dons et la visibilité médiatique !

En même temps, il paraitrait tout aussi étrange de ne le quitter que maintenant après avoir pensé deux campagnes et 5 ans en tant que premier ministre à défendre ses idées auquel il s’oppose aujourd’hui farouchement.

La politique n’est qu’un vaste de jeu de petites combines d’escroc de bas étages et de quête effrénés de pouvoir. Deux exemples :

Mélenchon qui a été tour à tour communiste puis socialiste puis communiste etc… le vent le menant à chaque fois où il voyait une opportunité d’y gagner quelque chose. Quand il a vu qu’il pourrait obtenir quelque chose d’important du PS il n’a pas hésité et a été un ministre de Jospin et a participé par la suite aux différentes campagnes du PS la dernière en date étant celle de Ségolène. Après la défaite de cette dernière et à la vue du manque flagrant d’un leader charismatique du côté de l’extrême-gauche, il s’est engouffré dans la brèche pour faire parler de lui en prenant un créneau qui marche bien en tant de crise mais si vil, taper sur les riches. Mais après tant de temps passer au pouvoir avec la gauche qu’est-ce qui a bien pu l’amener à ce revirement de situation ? Une illumination divine certainement…

Hervé Morin avait déclaré lors des élections législatives de 2007 « Tous les partis agissent de la même façon, il ne faut pas être naïf ni hypocrite. Il n’y a aucune combine. Il faut bien savoir que ce sont les législatives qui permettent aux partis politiques de subsister puisque l’État alloue 50 000 € par député et par an à chaque parti. Et chaque suffrage rapporte 1,63 € par candidat ». Seul bémol pour lui il faut présenter au moins 50 candidats. Mais quand on s’appelle Hervé Morin on connait bien les combines pour résoudre ce genre de petits problèmes, alors ni une ni deux ils balancent une flopée de ses proches sur les listes. Résultat des courses ? Sa femme, son neveu son frère, son attaché de presse, son chauffeur, ses secrétaires et j’en passe. Les gens qui vont représenter les électeurs lui importe peu seuls les subventions sont importantes. Malheureusement pour lui son parti le PSLE n’obtient pas assez de voix mais comme le hasard est bien fait au même moment le parti Fetia Api, qui présentait tout de même deux candidates, s’est trouvé une soudaine proximité au parti d’Hervé Morin. Et cela suffisait donc pour toucher ces fameuses subventions. La Fetia Api avait tout a gagné de cette association tout d’abord par une certaine visibilité, et par des gains d’argent que seul le parti n’aurait jamais pu entrevoir. La Fetia Api a par ailleurs touché en 2008  1 023 326,71 € en vertu du décret n°2008-465. Sauf que suite aux accords conclus avec le nouveau centre d’Hervé Morin il n’a gardé que 20 000 € de cette somme et a reversé le reste au parti d’Hervé Morin…

 

Les magouilles sont d’ailleurs autant déplorables que les fameuses associations politiques. Prenons Jean-Louis Borloo qui a décidé de quitter la droite pour créer son propre parti centriste avant de se rallier à Sarkozy lors de la dernière élection. A quoi bon défendre des idées, et surtout représenté des gens qui y adhérent si ce n’est au final pour se ranger derrière un autre parti qui n’a pas le même programme ? Certainement pour tenter d’obtenir des postes dans les gouvernements. Morin l’a bien compris en c’est ce qu’il a fait en 2007 en désavouant le chef de son parti qui était alors François Bayrou pour se rallier à Sarkozy ce qui lui a valu un poste de ministre de la défense.

 

Il y aurait encore tant à dire sur la politique et sur le vrai but des gens qui nous gouvernent. Qui ont presque tous oubliés qu’ils sont là pour nous représenter. Il serait temps que la politique ait une renaissance, pour laisser place à des candidats défendant des idées de façon libre et non en y incluant des mesures « obligatoires » en fonction du parti auxquels ils appartiennent qu’on vote pour un programme et non pas pour une idéologie qu’elle soit droitière ou gauchère.