Cela fait désormais plus de six mois que François Hollande est à la tête de la France pour notre plus grand malheur. Entre promesses non respectées, mensonges multiples aux français, décisions qui vont entrainer la France vers le bas, il n’a pas tardé à nous montrer (ainsi que pratiquement tous les membres de son gouvernement) la grande palette de ses incompétences.

Les promesses de l’illusionniste Hollande

Le plus difficile c’est de savoir par où commencer, par conséquent, pourquoi ne pas faire un tour rapide de ses promesses non tenues ?

Le 14 avril 2012 dans une interview accordée au JDD Hollande disait : « Je m’engage à ne pas m’entourer de personnes jugées et condamnées ». Je pense qu’un dépistage de la maladie d’Alzheimer s’avère indispensable pour le président :

  • Jean Marc Ayrault a été condamné à six mois de prison avec sursis et à  4 500 € d’amende pour favoritisme en 1997. Même s’il a été réhabilité en 2007, il reste une personne jugée et condamné.
  • Pierre Moscovici a lui été condamné pour atteinte au droit à l’image et à verser 1 220 € de dommages et intérêts
  • Christine Taubira elle, c’était le 27 septembre 2004 car elle avait licencié de façon abusive son ancienne assistante
  • Le pire reste Arnaud Montebourg qui, a lui été condamné alors qu’il était déjà ministre ! Certes les faits qui lui sont reprochés date de septembre 2011 mais la condamnation elle, est tombée le 23 mai 2012, il n’a donc dû verser qu’1 € symbolique mais le fait est qu’il a été reconnu coupable d’injures.

N’oublions pas Harlem Désir, nommé à la tête du parti socialiste, condamné pour emploi fictif en 1998…

Ses promesses sur les fermetures d’usines rentables avec son fameux projet de loi est tellement rapide à se mettre en place que plusieurs usines ont déjà fermées notamment celle de Peugeot à Aulnay  qu’il décrivait alors comme « inacceptables », tout comme son ministre et mannequin Montebourg. Mais les deux compères voyant qu’ils ne pouvaient rien faire contre ces fermetures et n’avaient pour conclure aucune influence, ont alors fini par changer d’avis sur la question, ne qualifiant plus ces fermetures comme « inacceptables » mais « nécessaires » pour Peugeot. S’ils sont loin d’être de bons politiciens la reconversion en joueur de pipeau est toute trouvée.

Poursuivons. Hollande avait déclaré pendant la campagne : « Je renégocierai ce traité que je refuse de graver dans le marbre en privilégiant la croissance et l’emploi et en réorientant le rôle de la Banque centrale dans cette direction ».

Comme on peut s’en douter ce traité est le même qu’avait rédigé sarkozy, restant inchangé, au contraire de ce qu’il avait promis à ses électeurs qui doivent aujourd’hui avoir les mêmes sentiments que les clients de Madoff.

Pour finir, nous allons parler des ministres. Hollande avait dit pendant la campagne qu’il réduirait le nombre de ministres, pour conclure, ce nombre a augmenté. Mais nous voila rassuré puisqu’il a déclaré que les rémunérations du gouvernement, ainsi que la sienne baisserait de 30 % ! Voici ce qu’a publié le 9 août 2012 le conseil constitutionnel :

« Par sa décision, le Conseil constitutionnel a :

- censuré les deux articles examinés d’office : l’article 11, qui modifiait les compétences du Conseil supérieur de l’audiovisuel et créait une taxe, et l’article 40 sur le traitement du Président de la République et du Premier ministre « 

Voilà à quoi correspondait l’article 40 :  » L’article 40 de la LFR modifiait la rémunération du Président de la République et celle du Premier ministre pour les réduire de 30 %. Il insérait cette modification dans l’article 14 de la loi du 6 août 2002, déjà modifié en 2007, et jamais soumis au Conseil constitutionnel. Celui-ci a jugé qu’en modifiant le traitement du Président de la République et celui du Premier ministre, l’article 40 de la LFR méconnaît le principe de la séparation des pouvoirs. Il l’a donc censuré ainsi que le I de l’article 14 de la loi du 6 août 2002. Il reviendra à l’exécutif de fixer le traitement du Président de la République, du Premier ministre et des membres du Gouvernement. »

Résultat : le gouvernement coûte environ 470 000 € par mois, tandis que sous l’ère sarkozy ce coût était de l’ordre de 350 00 € par mois.

Qu’elles sont belles les promesses du président du changement…

Une politique désastreuse

Une fois l’arrivée au pouvoir, ce qui représentait en fait le seul but du personnage, ramener la gauche au pouvoir, sans savoir ce qu’il entreprendra pour le pays.

Par ailleurs, ses actions politiques sont menées de telle sorte qu’elles ne pourront pas remettre en cause une réélection dans cinq ans, ni des défaites aux élections municipales.

Que pouvait-on vraiment attendre du président de la France des assistés ? Oui il ne faut pas avoir peur de dire les choses comme elles sont. Pourquoi croyez-vous qu’il a mis en place sa fameuse prime de rentrée scolaire de 150 € si ce n’est pour tout simplement acheter les électeurs ? Il serait instructif de voir combien de cet argent a réellement été utilisé à bon escient.

Il a aussi récupéré l’électorat qui dans les « moeurs » ne vote pas à droite, à savoir la communauté gay ainsi que les étrangers, en promettant un mariage et une adoption possible pour les personnes homosexuelles et le droit de vote dans le futur pour ces derniers. Bien évidemment le président a déjà reculé sur ses propositions puisqu’il a annoncé que pour l’instant il n’était pas question d’adoption et que le droit de vote des étrangers n’allait pas être débattu tout de suite.

Ce qui est surtout indéniable c’est que les personnes vivant sur le dos de la société grâce au chômage ou les personnes comptant sur le statut famille nombreuse pour les allocations ne verront leurs privilèges en danger. Je ne fais ici aucune affabulation, il n’est pas rare d’entendre dire « je ne vois pas pourquoi je travaillerais je gagne avec le chômage presque autant qu’un smicard » ou encore plus choquant, dans un RER « Non mais ne t’arrêtes pas à deux enfants, à trois c’est beaucoup mieux au niveau des allocations ça vaut pas le coup que deux enfants ».

Par ailleurs, on ne peut pas reprocher au président de ne pas avoir un calendrier clair et précis, il parait évident que la reconnaissance du massacre du 17 octobre 1961 est une priorité au vu de la situation de la France.

Ce qui reste le plus navrant reste  sa politique économique. Rien d’étonnant venant d’un homme qui n’a jamais eu de responsabilité gouvernementale et donc jamais vraiment de responsabilités nationales. Il donne clairement l’impression de ne pas avoir prévu de gagner, auquel cas ses solutions pour redresser le pays sont tout bonnement inadaptées.

La relance de l’industrie et de l’emploi n’a pas l’air d’être une priorité pour la gauche et ce n’est pas les emplois jeunes qui vont y changer les choses. Face à ce problème qui semble irréversible pour Hollande qui ne trouve comme seule solution de réduire les budgets des gouvernements, augmenter les impôts (cette augmentation évitant évidemment de toucher les personnes vivants allégrement sur le dos des contribuables) et surtout ce qui est certainement sa plus mauvaise décision, la taxation des riches.

Nous ne lui enlèveront pas son semblant éclair d’intelligence en retirant sa taxe de plus de 60% sur les ventes de plus-values de vente d’entreprise qui aurait complétement détruit l’envie d’entreprendre en France.

Hollande n’a pas de problèmes à taxer de façon outrancière les riches ils ne sont pas nombreux et reste donc une infime partie de l’électorat. Taxer à 75 % les personnes qui font travailler des milliers de personnes et qui par leur mode de vie font vivre l’économie en réinvestissant une grande partie de leur argent, relève assurément d’une grande réflexion mûrement réfléchie.

Il parait plus intéressant de laisser les étrangers fortunés racheter le patrimoine français et réinvestir en France, il est vrai qu’à la vue des drapeaux présents à la Bastille le soir du triomphe d’Hollande, le patriotisme ne semble pas être la priorité de la gauche. Paradoxalement de l’envie irréfrénable de sa croisade contre les riches cela reste contre les riches de France. A-t-il une seule fois émis la possibilité de revenir sur les accords qu’avait mis en place son illustre prédécesseur sarkozy avec les qataris en leur octroyant des avantages honteux d’exonération de taxe de plus-values et l’absence d’ISF pendant cinq ans.

Comme c’est beau l’amour de la nation.

L’insipide Hollande

Déjà pendant la campagne grand nombre de chefs d’état ont clairement assuré leur soutien à Nicolas Sarkozy, peu de dirigeants voyaient d’un bon œil l’arrivée au pouvoir de celui qui était pour eux un illustre inconnu. Et surtout qui était arrivé là par le fruit du hasard. Alors que beaucoup de sondages donnaient gagnant Dominique Strauss Khan devant sarkozy, Hollande n’existait pratiquement pas médiatiquement aux yeux des français à cette époque, seulement, la sexualité sulfureuse de l’ancien directeur du FMI l’a rattrapé et les français se sont retrouvés avec Hollande sur les bras, lui-même ne sachant que trop faire du pouvoir.

Son manque d’autorité déjà criant au sein de son parti ne s’est pas résolu au sein de son gouvernement. Quatre exemples :

  1. Les écologistes ont réussis à négocier deux ministres au sein du gouvernement alors qu’ils n’ont pas dépassés les 3 % aux élections présidentielles
  2. Alors même qu’ils ont deux ministres au sein du gouvernement,les verts refusent la ratification du traité européen allant à l’encontre de la politique gouvernementale et pourtant les deux représentants sont toujours au gouvernement.
  3. Il y a eu le temps d’avoir une polémique qui a dépassé les frontières françaises par rapport au tweet de sa compagne soutenant un candidat dissident au PS  face à Ségoléne Royal avant qu’il n’intervienne.
  4. Pendant un voyage en Allemagne, lors la campagne, la chancelière Allemande avait publiquement déclaré qu’elle refusait de le rencontrer, il avait alors dû se contenter du chef de l’opposition. Malgré cela il s’est ensuite écrasé devant elle lors de leur rencontre et des négociations

Le choix de son premier ministre va dans ce sens avec Jean Marc Ayrault, obéissant disciple du président et dont il est sûr de sa docilité. Il n’a pas offert le poste à Martine Aubry (n’y voyez pas là une critique car cela aurait été catastrophique pour la France, c’est plus sur la raison du refus qu’il est critiquable) qui aurait été d’une part existante tout simplement et surtout virulente.

Reste qu’il est pour l’instant le président Français. Espérons que s’il aime ce pays, et que dans un éclair de lucidité il renonce à ses fonctions avant de nous entrainer dans une crise grave à l’heure où il faut se relancer pour éviter de sombrer dans la crise mondiale. La soif du pouvoir est malheureusement toujours plus forte que la responsabilité, même si cela engage l’avenir de tout un pays.