Cette image tirée du JT de TF1 résume parfaitement la carrière de Lance Armstrong. Celui qui a toujours nié contre vents et marées est enfin tombé sous le coup de la justice.

 

Le patron du peloton à l’époque, écrasait toute concurrence sur son passage. L’homme au 7 tour de France et aux 8 podiums (il a fini 3ème en 2009) régnait en maitre avec son équipe l’US Postal (puis Discovery Channel en 2005). Seulement déjà à l’époque les soupçons de dopage pèsent beaucoup sur lui et son équipe. Autant d’ailleurs que sur ses principaux concurrents comme Ullrich par exemple.

Seulement l’attention était plus portée sur l’Américain car le vainqueur au final c’était lui. Sans compter que ses équipiers car imposait des rythmes incroyables en montagne et qui suivait longtemps l’Américain avaient alors une curieuse tendance à disparaitre des meilleurs quand ils changeaient d’équipe à la manière d’Héras ou de Popovych.

Finalement qui fut surpris lorsqu’en 2005 juste après l’annonce de la retraite du « Boss » lorsque l’Equipe annonça que lors du Tour 1999 il était dopé à l’EPO ? Armstrong ? Surement lui qui tenait son réseau d’une main tellement ferme qu’il se pensait intouchable.

Puisque là on ne parle pas uniquement d’un homme qui s’est dopé de façon isolé mais de quelqu’un qui a créé une véritable bande organisée. Les jeunes qui intégraient l’équipe étaient aussitôt happés par le système de dopage.

Dans tous les documents révélés on apprend quatre choses que j’ai pensées intéressantes de relever pour bien cerner le personnage.

 

  1. Il était le décideur de l’organisation. Même Bruyneel dont l’avenir au sein de l’équipe ne tenait au final qu’à sa collaboration avec Armstrong pour le dopage. Ses coéquipiers venaient souvent se dopait chez lui, et passait dans son appartement pour vérifier que toutes les poches de sangs et autres instruments de dopage en cas de perquisition chez lui. Des coureurs recrutés au système de dopage il supervisait tout et était maître de la situation. Surtout cela permet de prouver que Bruyneel qui comme Armstrong a toujours nié tout dopage au sein de l’équipe.
  2. L’Américain avait un partenaire indispensable dans sa tricherie un médecin. Il s’agit ici du docteur italien Ferrari qui avait déjà une réputation sulfureuse avant de travailler avec Armstrong. Tout ce qui concernait la prise de produits dans leurs quantités, leurs fréquences dépendaient de lui. Il a mis en place le système (dans sa partie médicale)
  3. Armstrong ne fut pas simplement tricheur il fut aussi un digne parrain de sa mafia du cyclisme. Vous trouverez d’ailleurs bon nombre de ses menaces sur internet à l’encontre de ses anciens coéquipiers ou membre de son staff, donc toute personne ayant eu connaissance de ses activités de dopage. Un exemple lorsqu’il croise Tyler Hamilton qui va témoigné contre lui il lui dit dans un restaurant «Quand tu vas témoigner, je vais te déchirer. Je vais faire de ta vie un putain d’enfer…»
  4. Comme on pouvait s’en douter il avait un contact au sein de l’UCI. Pas n’importe qui d’ailleurs, Hein Verbruggen le patron de l’organisation. Nombre de commissions ont été versés pour faire oublier des contrôles positifs

 

Il faut appeler ça parce ce que c’était vraiment une organisation criminelle. Entre les versements les contrôles de police anticipés car on le prévenait donc disparition des produits dopants (parfois jusqu’à 25 000 € de produits détruits) et prise de produits masquant.

Beaucoup de ses défenseurs prennent sa défense en soutenant que l’homme a fait beaucoup pour le cancer. D’une part il est jugé sur sa carrière sportive chose qui n’a rien à voir (même si sa fondation lui a permis de faire du cyclisme et là encore on se doute qu’il ne roulait pas à l’eau). Et puis l’homme a aussi menacé et harcelé des gens, a ruiné la carrière d’autres sans aucun scrupule.

Malgré toutes ces preuves nombre de ses sponsors le soutiennent encore. Notamment Honey Stinger qui dit ouvertement qu’il savait qu’il était dopé  mais qu’il assume.

Son soutien le plus important reste Nike ce qui a paru assez étonnant étant donné l’éthique de la marque (au niveau du choix des sportifs et des valeurs censés être véhiculés). Une information de dernière minute expliquerait bien des choses Nike aurait versé 500 00 € avec Thom Weisel au président de l’époque de l’UCI Hein Verbruggen pour couvrir un contrôle positif de l’Américain.

 

Au final l’homme qui reste méprisable dans son attitude refuse toujours de témoigner en avouant pour continuer à gêner l’enquête. Nike à beaucoup à perdre dans cette histoire Armstrong n’a lui plus grand chose à défendre tant il est descendu plus bas que terre…