Spermatozoïdes. Microphotographie a pigmentation fluorescente (licence CC-BY-2.0 – cliquez pour afficher les droits)

Loin de nous l’idée d’être réducteurs en utilisant le terme « femelles », mais il serait tout autant choquant de prétendre qu’il s’agit du cerveau des femmes, puisque la découverte dont il s’agit découle de tests effectués sur des lamas et des vaches.

Toujours est-il que selon une étude effectuée par une équipe de scientifiques internationaux, dirigée par Gregg Adams à l’University of Saskatchewan au Canada, une protéine présente dans les spermatozoïdes agirait directement sur le cerveau des femelles, afin de les inciter à ovuler.

Il est étonnant que cette relation de cause à effet ne soit découverte que maintenant, la protéine en question étant bien connue, puisqu’il s’agit de la même servant à réguler la croissance et le maintient du système nerveux.

Présente chez tous les mammifères étudiés jusqu’à présent, y-compris les humains, elle fonctionne néanmoins différemment d’une espèce à l’autre. Ce qui complique la compréhension de son rôle dans l’infertilité.

Agissant comme un signal hormonale, on sait néanmoins qu’elle agit sur l’hypothalamus du cerveau féminin et l’hypophyse, déclenchant la libération d’autres hormones destinées à libérer un ou des ovules (en fonction de l’espèce concernée).

Preuve incontestée qu’il reste encore beaucoup à apprendre et à découvrir sur les causes de l’infertilité. Nouvel espoir pour les couples stériles ? L’avenir le dira.

Pour consulter l’article d’origine : http://www.usask.ca/research/news/read.php?id=1097&newsid=1