Les mondes virtuels, vous en avez déjà certainement entendu parlé.

Computer Testing de kodomut, sur Flickr, Licence Creative Commons

Le plus célèbre d’entre eux, Second Life, enregistre plusieurs centaines de millions de comptes d’utilisateurs. Chaque utilisateur y dispose d’un avatar, c’est-à-dire d’un personnage en 3D avec lequel il interagit avec les autres utilisateurs, au moyen des contacts de leurs avatars.

Mais pourquoi cet engouement ? Qu’y-a-t-il d’intéressant à jouer en quelque sorte à la poupée avec un personnage virtuel ?

Surtout que l’avatar en question correspond rarement à l’apparence réelle de l’utilisateur qui le manipule.

Besoin de communiquer ou de tricher avec la réalité ? Tout dépend, certainement un peu des deux.

Contrairement à ce que l’on pourrai penser au premier abord, les mondes virtuels ne sont pas une mine d’asociaux coupés du monde réel. Certes, certains se tournent vers ce genre de jeux pour fuir la réalité. D’autres en sont réduits à n’exister que dans un univers informatique, n’ayant pratiquement aucune vie sociale. Mais ce n’est pas la démarche première, plutôt une conséquence, un risque.

Avatar ou pas, la communication se fait avec des personnes réelles, bien en chaire, derrière leurs claviers. Ce qui n’exclue plus les trahisons, les prise de bec, les déceptions, les amoures déçues.

Finalement, un monde virtuel se déclinerait plutôt en deux parties :

  • Un chat (tchat) à réalité augmentée, puisqu’il est possible d’adopter une attitude ou une apparence souhaitée, et qu’il est possible d’avoir des « activités » avec les contacts présents. Par activité, il n’est pas entendu que du virtuel, nous vous exposerons cet aspect ultérieurement, histoire de tordre le coup à des idées préconçues.
  • Un moyen de décompresser ou de développer des compétences. Qu’il s’agisse de « jouer » dans un univers rêvé, et il y en a une pléiade de différents, ou tout simplement d’exposer et de partager ses talents, comme des designers, des artistes musicaux ou des photographes.

S’adonner à ce genre de distraction comporte des risques, puisque la pratique devient rapidement addictive. Soit le joueur s’y plait et risque de s’accrocher au détriment de sa vie réelle, soit est très vite lassé et n’y reviendra probablement pas.

Cet article est une première partie qui sera consacrée à l’un de ces univers parallèle. Nous reviendrons plus en détail sur les tenant et les aboutissants qui pourront certainement surprendre. Ainsi, certaines entreprises utilisent ces mondes et ces avatars pour dispenser des cours à des participants. Voir pour y organiser des séances de travail.

Nous avons retenus quelques conseils pour qui voudrait s’y intéresser :

Pourquoi ne pas y aller :

  • Par déception de la vie réelle. Oui, c’est le cas de nombreux internautes. Mais attention, les mêmes déceptions vous attendent dans les mondes virtuels, puisqu’il s’agit de personnes réelles. Il est effectivement plus facile d’y gérer les conflits, mais les blessures sont les mêmes.
  • Pour y faire des rencontres d’autres joueurs (joueuses). Tout d’abord parce que la majorité est anglophone et se trouve sur d’autres continents ou région du monde. Etats-Unis, Afrique, Asie, etc… A moins de passer sa vie à voyager (ce qui laisserait peut de temps pour jouer) les rencontres seront difficiles. Mais également parce que la vie des avatars correspond très rarement à la réalité. La communauté francophone n’y est pas absente non plus, mais là aussi, surprise, le Québec est très présent. Également parce que d’une personne au physique jeune et agréable, à l’humeur égale et joyeuse, vous pourriez vous retrouver confronter à tout l’inverse. Classique. Contrairement aux sites de rencontres et autre tchat, le profil n’est pas obligatoirement compléter.

Qu’y a-t-il de positif à s’y rendre ?

  • Etre acteur de son propre film, se plonger quelques heures dans un univers de rêve … finalement un peu l’impression d’aller au cinéma voir un film, et de sauter dans l’écran.
  • Pour y accomplir certaines choses qu’il ne vous est pas possible de réaliser dans la vie réelle, faute de temps ou de moyens. Créations architecturales, mode, artistique, etc… est à la portée de tous ceux qui s’en donneraient la peine. Pour autant de maitriser les outils informatiques.
  • Pour y faire des rencontres … pour autant qu’il s’agisse de correspondre avec des personnes. Comme expliqué précédemment, les rencontres réelles sont rares et pas forcément de la même qualité que celles obtenues sur des sites prévus à cet effet

Comme tout jeux, il ne faut pas mettre de côté l’addiction. Au contraire, celle-ci est bien plus présente dans un monde virtuel, puisqu’il est possible de s’y rendre 24/24 et 7/7 sans (presque) débourser un centime.

Cet article se veut une introduction. Nous allons très prochainement entrer dans les détails afin de vous faire visiter l’un d’entre eux. Restez connectés !