Nous voilà déjà arrivés à la cinquième leçon de ce grand dossier de l’été basé sur la photo.

Si vous nous suivez depuis le début, vos connaissances ont passablement augmenté, et vous commencez à maitriser les sujets techniques de cette belle activité qu’est la photo.

Maintenant, il est tant de mettre la technique à profit, pour nous offrir de belle image.

Ce sera le thème de cette leçon, avec la composition.

Pour ceux qui n’auraient pas vu les trois premiers épisodes, je vous invite à jeter un oeil sur la liste ci-dessous:

Et sans plus attendre, commençons!

La composition:

Avant même de m’aventurer dans cette leçon, je tiens à dire que toute règle est là pour être enfreinte. Autrement dit, ce qui va suivre ne sont que des conseils. Une photo qui ne serait pas faite en suivant ce principe n’est pas une mauvaise photo pour autant.

La photo est un art, et comme tout art il est subjectif, ce qui plait aux uns peut déplaire aux autres.

Donc pas de leçon, juste des conseils!

Qu’est-ce qui fait qu’on a envie de regarder une photo?

La toute première chose c’est si elle nous tient à cœur. Dans ce cas-là, c’est notre « amour » pour cette photo qui fait qu’on va la regarder. Parce qu’elle représentera un moment particulier qui nous a touchés.

En ce qui concerne la photo d’un moment qui ne nous est pas cher, c’est une autre histoire. Ce qui nous retient dans une photo, au-delà de ce qu’elle représente, c’est la manière avec laquelle elle est présentée.

Comme pour toute chose, notre cerveau joue le chef d’orchestre, et répond à une certaine logique.

En occident, nous lisons de gauche à droite. Ce sens de lecture reste même quand on regarde une image. Notre cerveau va la lire de gauche à droite, et de bas en haut.

Ce qui autrement dit, suggère que l’on devrait mettre notre sujet principal au premier tiers supérieur d’une photo, pour que l’oeil commence par le voir et puis lise le reste de la photo. Sauf que…le sujet principal peut se trouver au tiers supérieur ou inférieur, à gauche ou à droite, car il s’agit des points chauds.

Mais qu’est-ce que les points chauds ???

Je vais vous l’expliquer. Regardez l’image ci-dessous:

 Cette photo est la démonstration d’un cadrage au tiers de l’image. Peut-être que ça ne vous saute pas aux yeux comme ça, mais si on rajoute des lignes rouges pour symbolisé les tiers et partager l’image en 9 parties, on ce rend compte que le visage du skieur ce trouve au tiers supérieur droit, pile poil dans le croisement des lignes de force, soit un des quatre points chauds symbolisés en vert.

Ces points chauds sont en fait une règle de proportion qui date de l’antiquité, directement tirée du fameux nombre d’or, gage de proportion parfaite!

Vous allez donc certainement tirer avantage à cadrer votre sujet principal dans l’un de ces 4 points. Pour autant, si cela contribue à améliorer une photo, il ne faut pas oublier que ça ne fait pas tout.

Le petit truc est de coincer le regard du spectateur dans la photo, en utilisant des petits pièges.

Je m’explique, reprenons la photo de notre skieur. Une personne occidentale (c’est exactement l’inverse pour tout ceux qui on une écriture qui va de droite à gauche, comme quoi les photos ne s’adressent pas forcement de la même façon à tous les publics) va regarder en premiers lieux le point de force qui se trouve au premier tiers en haut à gauche. Puis de façon naturelle il va « lire » l’image en se déplaçant sur ça droit jusqu’à tomber sur le visage du skieur, LE point principal de l’image. Il ne va pas aller plus loin sur la droite grâce au drapeau qui bloque le passage. Le regard va alors descendre (toujours à cause de la lecture de haut en bas) et suivre la diagonale du cops du skieur, comme une sorte de guide visuel, qui se termine sur le point chaud en bas à gauche de l’image. Le regard va alors remonter, et c’est reparti pour un tour.

Si vous suivez le trajet avec votre doigt, vous verrez que cela forme effectivement une boucle. C’est cette boucle qui donne l’envie de regarder cette photo et tous les détails s’y trouvant.

N’oublions pas que l’on peut attirer l’attention du regard là où l’on veut, que ce regard va suivre un sens de lecture, et que ce sens de lecture doit conduire à une boucle.

C’est évidemment l’idéal que de réussir cela. Il y a bien des fois où le sujet, ainsi que d’autres choses ne s’y prêtent pas.

Il y a aussi des milliers d’exceptions qui vont conduire à ne pas respecter cette ligne de conduite, et nous verrons tout ça dans les prochaines leçons.

La leçon qui va suivre va expliquer le choix d’un cadrage vertical, ou horizontal