Le temps passe vite et le quatrième épisode de la série de notre grand dossier de l’été arrive déjà.

Nous commençons à avoir de bonne notion de la photo, mais il nous faut encore un peu d’effort pour vraiment devenir de futur pro…

Pour ceux qui n’auraient pas vu les trois premiers épisodes, je vous invite à jeter un oeil sur la liste ci-dessous:

Et sans plus attendre, commençons!

L’exposition

Non je ne parle pas encore du fait d’exposer vos œuvres…on y viendra, mais ce n’est pas encore le moment.

Je parle de ce petit moment où on « expose » la surface sensible à la lumière pour former l’image.

Comme on l’a vu avec l’explication du capteur, pour former une image il faut que des photons viennent stimuler une surface sensible à la lumière.

Si la quantité de lumière est trop grande, et stimule le capteur trop longtemps la photo sera surexposée :

Comme on le voit sur la photo ci-dessus, l’image devient trop claire, on a droit à une espèce de gros pâté blanc.

Au contraire si on n’a pas assez de lumière, on aura une image sous-exposée :

L’image est sombre et perd des détails.

Le but du jeu est donc d’obtenir une image exposée de la façon la plus parfaite possible, soit en respectant la dynamique de l’image, et les détails s’y trouvant:

Pour cela on utilise deux choses:

  1. la vitesse d’obturation
  2. le diaphragme

La plus part du temps les gens qui ne sont pas amateurs de photo ne pensent pas à ce genre de détails. En effet, l’appareil « calcule » l’exposition tout seul, c’est ce qu’on appelle le mode automatique.

On trouve aussi sur les compacts et les reflex entrés de gamme, des programmations pour des « scènes » données. Comme, photo de portrait, photo de nuit, photo d’action…etc

Ces automatismes se débrouillent très bien dans la majeure partie des cas, mais ne permettent pas de contrôler notre image comme on le souhaite.

Comme plus tard selon les photos que vous allez faire, je vais vous donner des conseils d’exposition, il est important de bien comprendre comment s’en servir!!!

La vitesse d’obturation est la vitesse à laquelle le rideau, qu’il soit virtuel électronique, ou un vrai rideau comme sur les reflex, va s’ouvrir et se fermer.

Par logique on déduit que plus c’est rapide, moins il y a de lumière, et plus c’est lent plus il y a de lumière.

Il ne faut cependant pas oublier que c’est aussi la vitesse d’obturation qui « fixe » l’image.

Tout le monde connait cette photo prise lors d’une soirée toute floue parce que le flash ne s’est pas déclenché !

Si l’image est floue, c’est simplement dû au fait que pour avoir une bonne exposition avec le peu de lumière qu’il y a, l’appareil a mis un temps d’obturation long (de l’ordre de 1/10, voir 1/5 de seconde) du coup, au lieu de figer l’image elle est floue, car l’instant n’a pas été assez bref.

Ce petit défaut des poses lentes peut être utilisé à notre avantage et donner un côté esthétique à une photo d’action, en donnant cette impression de mouvement quand on arrive à bien gérer la vitesse d’obturation, comme on le voit sur la photo ci-dessous:

Il y a d’autres utilisations, mais nous verrons ça dans les prochaines leçons.

Le diaphragme est composé de petites lamelles placées dans l’objectif, qui servent à contrôler la quantité de lumière qui va entrer dans l’appareil.

Sur chaque objectif on trouve une valeur ce présentant de cette façon F/2,8-3,5

le F représente bêtement le diaphragme, et les chiffres sont eux la quantité maximum de lumière que peut recevoir l’objectif, tout d’abord à la focale la plus courte (soit le zoom qui grandit le moins) puis le dernier chiffre pour la focale la plus grande (soit le zoom au maximum). Il arrive parfois qu’il n’y ait qu’un chiffre f/3,5, cela peut dire deux choses, la première s’il n’y a pas de zoom (donc pas d’indication du genre 28-105mm) c’est qu’il s’agit d’une focale dite fixe. S’il s’agit d’un zoom, c’est que son ouverture est dite constante. (C’est le cas d’optiques de très bonnes qualités)

Plus le chiffre est petit, plus le diaphragme ouvre grand, plus il y a de lumière.

Donc, mieux vaut toujours rechercher un objectif qui a les valeurs les plus petites, car plus une optique est lumineuse, meilleur est sa qualité et plus vous aurez de facilité lors de la prise de vue.

Vous avez donc compris que l’on ouvre le diaph lorsqu’une scène est peu éclairée, et on ferme le diaph lorsqu’au contraire une scène est très éclairée (en plein soleil à midi au mois de juillet)

Avec le diaphragme il y a aussi des notions de Profondeur De Champ, que l’on appelle…

La PDC:

Cette partie un peu compliquée fera l’objet d’un article lorsque qu’on aura besoin de cette notion, qui en gros sert à gérer le flou d’arrière-plan d’une photo:

Sur les trois images ci-dessus on voit que le sujet principal est la flamme de la bougie. Elle est nette sur les trois photos. Sur l’image du haut, la flamme est nette et tout le reste est flou. C’est ce qu’on nomme une faible profondeur de champ (ou courte). L’ouverture du diaphragme était à F/ 2,8. Celle du milieu nous montre que la netteté s’étend. Le diaphragme était réglé à F/10. Quant à la dernière, tout devient plus net. Le diaphragme était fermé à F/22.

Comme je vous l’ai dit, cette notion est un peu compliquée, et nous la verrons plus en détail dans des leçons qui font appel à cette PDC.

Néanmoins si le concept vous intéresse, je ne peux que vous conseiller la lecture de l’article suivant, qui va vous expliquer en détail les tenants et les aboutissants de la PDC: Cliquez ICI

Une dernière chose sur la PDC, dans les compacts elle est quasi inexistante, dans le sens ou la PDC est presque toujours très étendue (bien plus que la photo du bas) ce « problème » est dû à la taille du capteur, mais pour vous expliqué il faudrait rentré dans des détails d’optique très très difficile!

Vous l’aurez certainement compris en lisant ce que je viens d’écrire, l’ouverture et la vitesse d’obturation sont indissociables l’un de l’autre. Ils fonctionnent en binôme, en symbiose.

Quand la valeur de l’un bouge, la valeur de l’autre va aussi bouger.

Si on ouvre le diaph au maximum, l’exposition va se raccourcir, si on ferme le diaph au maximum, l’exposition va s’allonger.

Mais nous verrons tout cela lors d’explication sur la composition et la mise en oeuvre de certaines photos.