Dimanche soir les portugais ont battus et par la même occasion éliminés les Pays-Bas de l’Euro. Vice champion du monde en titre les Hollandais n’ont pourtant pas réussi à sortir des phases de poule de l’Euro. Voila donc un des favoris écartés de la course à l’Euro.

Alors qu’on a vu hier les tenants du titre espagnols sortir tant bien que mal du groupe C, en proposant un jeu somme toute assez pauvre. Cet euro montre que les favoris, mis à part l’Allemagne, peine à répondre aux attentes placés en eux.

A croire que le groupe E des éliminatoires a porté malheur. Les Pays-Bas qui ont fini premier, et la Suède qualifié directement en tant que meilleur deuxième. Les deux équipes bouclant respectivement leurs qualifications avec 37 et 31 buts marqués en 10 matchs pour seulement 8 et 11 buts encaissés. Et pourtant ces deux équipes sont déjà éliminées de l’Euro, la Suède n’ayant même pas encore joué son dernier match.

Alors certes les bataves sont tombés dans le fameux groupe de la mort avec l’Allemagne, le Portugal et le Danemark. Mais quand on est finaliste de la dernière coupe du monde on se doit de répondre présent. D’autant que ce sont plus les Hollandais qui se sont sabordés eux-mêmes que les autres équipes qui les ont battus.

L’équipe n’a jamais trouvé de cohésion et a souvent eu une tactique illisible. Comme on dit souvent ce n’est pas en empilant des stars qu’on fait une bonne équipe. Van Bommel qui est d’habitude la tour de contrôle de cette équipe  commence à ressentir le poids des années. Stekelenburg ne peut pas cacher à lui seul la faiblesse de l’arrière-garde des oranjes.

Les problèmes d’egos ont aussi coulés le navire Hollandais. Robin Van Persie a pris la place, par son importance d’ego, de Huntelaar pourtant buteur à outrance ! Et la pléiade d’atouts offensifs avec RVP, Huntelaar, Robben, Sneijder, Afellay et Kuyt est devenue plus vite un casse-tête qu’un avantage.

L’équipe n’a pas réussi à évoluer en bloc, elle était coupé en deux sur le terrain et n’a essayé de se distinguer pratiquement que par des actions individuelles. Chacun voulant être le sauveur de la nation.

Cet exemple nous montre bien qu’une équipe nationale est très difficile à la fois à gérer et à évaluer. Réussir en peu de temps pour un sélectionneur à bâtir un groupe, avec un noyau fort de joueurs et une identité de jeu est primordiale.

Heureusement pour nous c’est exactement ce qu’a fait Laurent Blanc avec l’EDF…