Aujourd’hui lundi de Pentecôte est la Journée de solidarité envers les personnes âgées.

Instaurée en 2004 en France mais votée en 2003 après une canicule qui coûta la vie à environ 15 000 personnes, cette loi fait encore débat aujourd’hui.

En quoi consiste cette journée ?

L’employeur verse une cotisation de 0,30 % de la masse salariale brute qui sera consacrée à la prise en charge des personnes âgées et/ou handicapées. En échange les employés doivent travailler une journée de plus, notamment en ce lundi de Pentecôte qui est normalement un jour férié.

Depuis son instauration cette journée à rapporté plus de 15 milliards d’euros mais elle fait toujours polémique.

Pourquoi devrait-on travailler plus, et sans rémunération se demandent certains ? Pourquoi une telle dépendance  ? Ces personnes âgées n’ont-elles pas de familles supposées prendre soin d’elles ?

Et la grande question du moment est celle de la participation des parlementaires. N’étant pas concerné par un traitement de salaire mais plutôt par une indemnité, ils ne cotisent bien sûr pas à cette journée qu’ils ont votée. Pourquoi les travailleurs doivent-ils donc toujours être pénalisés au profit de ceux qui gagnent trop et de ceux qui préfèrent ne pas travailler ?

Nicolas Sarkozy avait promis « Travailler plus pour gagner plus » mais peut-on vraiment cautionner un tel système, où ceux qui ont le malheur de travailler doivent supporter une société en pleine crise ?

Avec la multitude d’aides et l’assistanat, la question se posait déjà de l’utilité d’un travail. Pourquoi travailler pour se voir ôter une grande partie de son salaire au profit de diverses cotisations, de taxes et des charges tandis que ceux qui ne travaillent pas reçoivent mais ne paient jamais rien ?

Je vous invite à prendre mes propos avec une certaine relativité. Bien sûr que tous les assistés ne profitent pas du système et tous les travailleurs ne se voient pas forcément ruinés par l’État. La question que je pose ici est la suivantes : Si nous sommes en démocratie, ne devrait-on pas avoir le choix de cotiser ou pas ?

Travailler un jour de plus ou pas ? That is the question !

Certaines entreprises sont fermées aujourd’hui tandis que d’autres sont ouvertes et les employés « obligés » de travailler. Ne vous y trompez pas. Ceux qui ne travaillent pas aujourd’hui cotiseront d’une façon ou d’une autre (ex. en RTT ou congé payé). Dans la majorité des cas les salariés n’ont donc pas leur mot à dire.

Peut-on vraiment nous obliger par loi de financer des causes spécifiques ? On peut légitimement se demander quelle autre cotisation aura-t-on à payer bientôt ?

On dit Liberté, Égalité et Fraternité mais quand il y a plus de fraternité que de liberté ou d’égalité, peut-on vraiment cautionner un tel système ?

Source photo : Europe 1 / crédits : PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN