Il y a quelques heures Metz a perdu un match décisif face à Arles-Avignon 1-0 et vu que Le Havre a gagné dans le même temps son match à Laval les grenats sont pratiquement condamnés à moins d’un miracle…

Alors certes mathématiquement rien n’est fait mais même les plus optimistes de la première heure, comme moi, n’imagine pas une seule seconde que Metz s’impose par exemple 7-0 contre Tours pendant que Le Mans se verrait infliger par Arles Avignon le même score !

Quelles sont les leçons à tirer de cet échec ? Il y en a plusieurs :

- la nomination de Bernard Serin. Non pas parce qu’il est un mauvais président mais plutôt à cause de sa ligne de conduite. C’est un président qui a d’abord fixé comme priorité le nouveau stade. Ce qui pour l’instant est aussi un échec car Saint Symphorien n’a pour l’instant pas été retenu pour l’Euro 2016 !

- la saison 2008-2009. Entrainé à l’époque par Yvon Pouliquen alors que l’équipe vient d’être relégué en ligue 2 et à la 30ème journée Metz est alors 3ème avec 5 points d’avance sur le 4ème. La machine grenat va subitement s’enrayer et alors enchainé 7 matchs sans victoire et voit finalement ses espoirs définitivement s’envoler à la 37ème journée après une défaite face à Ajaccio. Cela faisait 45 ans que Metz n’avait pas enchainé deux saisons d’affilée en deuxième division. Par conséquent le budget a subi une lourde perte notamment à cause des droits télévisés beaucoup moins important.

- la saison 2009-2010 après la désillusion  de la saison passée cette saison s’annonçait difficile. Malgré tout l’équipe effectue une très bonne saison puisqu’il flirte avec le podium. Encore une fois l’équipe va connaitre un passage à vide avec 9 matchs d’affilée sans victoire. Et la montée va alors se jouer face à Arles. Pour éviter la déconvenue de l’année précédente le président Serin va alors, dans le but de créer un électrochoc, licencier Pouliquen en le remplaçant par un historique du club Joel Muller mais le pari va s’avérer perdant et les grenats vont encore une fois échouer au pied du podium.

- Dominique Bijotat. On peut tout à fait dire qu’il est facile de taper sur l’entraineur quand ce sont les joueurs qui sont sur le terrain. Sauf que parfois l’entraineur tient aussi une grande part de responsabilité dans les mauvais résultats de l’équipe.  Engagé un entraineur plutôt formateur dans le but d’intégrer les joueurs du centre de formation est une bonne idée. Mais il aurait été plus avisé de prendre un entraineur qui soit un minimum compétent. Mr Bijotat n’a clairement pas le niveau pour entrainer à ce niveau. Il n’a jamais rien gagné et a été licencié à Sochaux et au centre de formation à Monaco avant de démissionner de son poste à Châteauroux. Comme CV on fait difficilement pire.

- Le recrutement autant celui de Duhamel et Bouby étaient deux très bonnes pioches, autant le reste de l’équipe était plongé dans l’instabilité. Diaz et Traoré sont deux très bon joueurs sauf qu’ils n’appartiennent pas au FC Metz ce sont des joueurs prêtés leur donner les clés de l’équipe est une erreur, surtout quand on a des joueurs avec qui on peut construire comme N’Gbakoto ou Bouby. Ou en prêtant Bourgeois sans compenser son départ et laisser Duhamel sans concurrent à son poste. Le recrutement de Delort n’étant en rien une solution durable au problème mais a surtout été une solution express à un problème urgent. Sans parler des Omotoyssi, Vinko et autres Odegaard !

La seule chose positive que l’on puisse trouver à cette descente serait l’éventualité d’un changement d’entraineur. Pourquoi ne pas confier la relance du club à un homme qui y est attaché, et montre un beau potentiel, Philippe Hinschberger ?

C’est le moment ou jamais de reconstruire le club, repartir sur des bases saines, en s’appuyant sur des joueurs volontaires et sur le centre de formation et pourquoi pas rêver d’un futur à la Bastiaise…