Mercredi soir Marine Le Pen a appelé à « sortir du cadre« , c’est-à-dire que la France devait sortir de l’euro. Le débat a été mouvementé entre le journaliste économique François Lenglet et Marine Le Pen. Elle a sorti un chiffre intéressant, elle déplore le montant de 1.400 milliards d’euros d’intérêts de dettes payées ces dernières décennies. Ce problème n’est pas que celui de la France, mais de bien des pays.

Cette question a souvent été posée, notre rédacteur en chef Darth, vous a présenté un excellent livre sorti le 12 janvier 2012 (voir ici) qui parlait de ce sujet. Cette question est intéressante, et peu de candidats osent la poser, alors qu’il devrait y avoir  un véritable débat. Marine Le Pen proposait en sortant de l’euro d’emprunter à la banque de France sans intérêt, mais le journalise François Lenglet lui a répondu que cela revenait à faire tourner la planche à billets et donc à créer de l’inflation. Elle lui a répondu:

Et la BCE elle ne fait pas de la planche à billets? Avec les 1’000 milliards d’euros injectés par l’institution européenne auprès des banques ces derniers mois.

Est-ce que la BCE fait tourner la planche à billets ?

La BCE (Banque Centrale Européenne) a prêté 1’134€  milliards d’euros aux banques à 3 ans, à un taux de 1%. Je fais juste une petite parenthèse. Les banques peuvent emprunter à 1%, et à combien vous prête votre banquier ? Pas mal non ! Bon fin de la parenthèse… Donc pour en revenir à notre sujet, pourquoi la BCE a-t-elle prêté cet argent ? Parce que les banques ne se font plus confiance , et qu’elles préfèrent déposer leur argent à la BCE plutôt que de se le prêter! Alors la planche à billets n’a pas tourné ? C’est un peu plus compliqué que cela, mais nous allons analyser les chiffres qui ne mentent pas…

Les banques ont déposé à la BCE 1084’998 millions d’euros, soit environ 1085 milliards d’euros.
La BCE a prêté 1154’483 millions d’euros, soit environ 1154 milliards d’euros.

La planche à billets a donc bien fonctionné, tous ses chiffres sont disponibles sur le site de la BCE, il faut noter que ces chiffres ne tiennent pas encore compte des derniers prets fait à l’Espagne.

Quelle vision à l’étranger ?

The Economist, faisait sa une avec la France et un titre accoucheur « Un pays dans le déni« , mais on peut toujours argumenter que les Anglo-saxons n’aiment pas les Européens, et encore moins les Français. Néanmoins l’Angleterre a demandé en novembre 2011 à ses ambassades de se préparer à la sortie de l’euro, et de préparer un plan de soutien pour ses expatriés, car pour l’Anglettree ce n’est qu’une question de temps.

Du côté de l’Allemagne ce n’est pas mieux, ils ne comprennent pas que si la dette de la France doit-être diminuée, alors pourquoi les Français refusent d’augmenter l’âge de la retraite, pourquoi la France ne diminue pas le nombre de ses fonctionnaires. Car tous les postes que Sarkozy a supprimés au niveau national ont été recréés au niveau local…

Sortir ou ne pas sortir de l’euro ?

Maintenant pour répondre à la question, oui je pense que la France doit sortir de l’euro, mais je pense encore plus que l’euro doit cesser d’exister ou en tout cas sous sa forme actuelle, mais personne n’aura le courage ou l’audace de le faire, car l’inconnu fait souvent peur. La peur est tellement profonde que personne n’ose lancer le débat, ce qui est bien dommage, car prévoir le pire permet d’essayer de trouver des solutions voir quelles alternatives sont possibles, comment gérer la transitons, etc… Comme l’a fait l’Angleterre ou l’Allemagne. Car la grande crainte des Allemands c’est de devoir payer pour le reste de l’Europe, surtout que la France n’a toujours rien fait pour diminuer sa colossale dette, et elle va certainement perdre sa note AAA. On risque d’être étonné et peut-être que ce n’est pas la Grèce qui risque de sortir de l’Europe, mais l’Allemagne. Elle a déjà commandé un rapport en ce sens, et on a vu qu’un euro fort ne lui fait pas peur, donc un retour au mark surévalué ne sera pas un problème pour l’Allemagne. Un bon exemple est la Suisse qui avec son franc fort, quoi qu’on en dise, elle se porte plutôt bien, et dans le pire des cas si elle va mal, alors sont franc va se dévaluer, ce qui ne sera que bénéfique pour le pays.

 

Pour conclure on voit que rien ne se fera par la politique, ce qui ne veut pas dire que rien ne va pas se faire, n’oubliez pas que c’est le marché qui a toujours raison. Le plus difficile est de savoir quand, mais je pense que rien ne va bouger cette année trop d’élections que cela soit aux USA ou en Europe, mais pour moi cela se fera dans maximum deux ans. Surtout j’espère sincèrement me tromper dans mes prédictions, mais les chiffres sont là pour étayer mon hypothèse. Il suffit de regarder l’Espagne et après à qui le tour ? Hélas la FRANCE, mais d’autres pays vont soufrir aussi avant.