Je ne sais pas pourquoi, cette semaine, aucun sujet d’article ne me venait en tête. J’aurai pu remettre sur le feu le sujet Mohamed Merah, mais je n’ai pas voulu. Pas envie de créer la polémique. Donc, je me retrouve au point de départ, sans idées. Et puis, j’ai pensé à cette expression : « L’angoisse de la page blanche », vu que j’étais un peu dans cette situation. S’en suivit la question : d’où vient-elle ? Bingo ! Je fais d’une pierre deux coups, en trouvant une idée d’article, mais aussi en lançant la série « d’où vient cette expression ? »

 

« L’angoisse de la page blanche », quézaco ?

Comment l’expliquer, je ne sais pas trop par où commencer… Cette première phrase est l’un des symptômes de ce que l’on appelle la leucosélophobie. Non, ce n’est pas une maladie. C’est le nom barbare pour tout simplement parler de cette angoisse de la page blanche. L’angoisse de la page blanche, ou encore « writer’s block » en anglais, c’est en gros le fait de se retrouver bloqué devant sa feuille ou encore devant son écran d’ordinateur. Quand je dis bloqué, c’est réellement bloqué. Rien ne sort. On peut tourner en rond pendant des heures au mieux, des années au pire, au point d’en devenir dépressif. Pas très rassurant !

 

Pourquoi se retrouve-t-on bloqué devant sa page ?

Il peut y avoir plusieurs motifs. Certains diront que c’est un manque de créativité ou d’inspiration sur le moment. D’autres diront que c’est une sorte de perfectionnisme. A vouloir écrire trop bien, on se braque. On écrit quelque chose, puis on le reformule, puis on le retourne dans tous les sens pour, au final, ne pas être satisfait… et laisser tomber, avec une frustration en prime : celle de n’avoir rien écrit.

Pour ceux qui écrivent de temps en temps, ce n’est pas dramatique. Regardez-moi, j’ai fini par écrire quelque chose. Mais pour ceux qui écrivent de grands ouvrages, qui ont une pression ou une attente énorme de la part de leur « fans », qui s’impliquent corps et âme dans l’écriture, cela peut être dramatique. Comme je l’ai dit précédemment, ce blocage peut durer des années et mener à la dépression. Prenons l’exemple de Weyergans et de son livre Trois jours chez ma mère. Il a eu un blocage pendant l’écriture de ce livre. Il a fini par raconter ce qui lui était arrivé pendant cette période de vide. Vide, le mot est lâché. C’est ce vide qui fait peur, qui angoisse. Presque comme une sensation de se sentir inutile. Heureusement, un jour (ou quelques heures plus tard), on voit le bout du tunnel.

 

Des solutions ?

Il n’y a pas de solutions données. Tout dépend de la personne. Certains vont boire ou consommer des substances illicites pour se retrouver dans un état second, d’autres vont se détourner de leur écriture quelques temps, d’autres vont nier ce qu’il leur arrive ou penser que s’ils sont triste ou dans un état mélancolique, ça viendra… Ce que je pense, c’est qu’il y aura toujours un petit truc, une petite étincelle, qui refera glisser le stylo sur le papier… ou les doigts sur le clavier.

 

Sachez que l’angoisse de la page blanche n’arrive pas qu’aux écrivains. Ça peut également arriver aux rédacteurs, aux auteurs de chanson, aux compositeurs, aux dessinateurs… et à tous ceux qui créent en général.

Image : http://www.enviedecrire.com , http://marcdelage.unblog.fr/