La voiture de Google.

On vient de l’apprendre, la Google Car a parcouru un trajet en ville, avec pour conducteur un aveugle au volant !

C’est impressionnant, mais rien de nouveau en soit. La véritable nouveauté vient du dépôt du brevet final. Voilà, la firme de Mountain View considère avoir accompli l’étape la plus délicate, celle de concevoir un prototype pouvant être définitivement considéré comme opérationnel.

Rien de nouveau en ce qui concerne le conducteur ? Même si Steve Mahan, le chauffeur non voyant, a pu apprécier cette petite balade, la voiture, elle, a déjà parcouru plus de 300’000 km sans aucun conducteur. Avec parfois une intervention humaine, surtout lors de ses débuts. Et parfois, en zone urbaine dans une circulation très dense. Or : rien à signaler, beaucoup de mises au point, et finalement un prototype efficient.

Le brevet quant à lui a été déposé aux Etats-Unis le 13 décembre 2011. A sa lecture, on y apprend que Google n’est pas développeur unique, beaucoup de technologies employées dans cette aventure ont déjà été brevetées par le passé, la plus ancienne d’entre elles en 1999 par Dassault Electronique.

car of tomorrow tex avery

Dire que Google a « inventé » la voiture sans conducteur serait un mensonge, on s’en doutait, tout le monde y ayant pensé depuis longtemps. La voiture n’a jamais cessé de faire produire l’imaginaire, comme dans ce dessin annimé de Tex Avery de 1950 (http://www.dailymotion.com/video/x8py8d_tex-avery-1951-la-voiture-du-futur_fun ).

Mais il faut bien admettre que l’entreprise s’est acharnée au point de rendre toute ces idées opérationnelles. Son but ? Le blog officiel de Google

mentionne qu’il serait ainsi possible de sauver de nombreuses vies (1,2 millions d’accidents mortels de voiture dans le monde chaque année), beaucoup de temps, et d’épargner à notre planète un surplus de pollution inutile.

Sebastian Thrun, un des développeurs, expliquait le point de vue sécuritaire de la Google Car lors d’une conférence, il y a un an tout juste. Hormis la sécurité, des aspect comme l’engorgement des villes est également en jeu. Ainsi, un véhicule qui pourrait rentrer au domicile de son propriétaire, s’y garer tout seul, puis revenir se placer tout prêt de son lieu de travail, ferait partie des prochaines expérience à mener.  Sans compter les limitations de vitesse qui ne pourraient plus être dépassées, les feus qui se synchroniseraient en fonction du trafic réel, des taxis optimisés, le car-sharing, etc. Mais, brevet ou pas brevet, l’idée de Google n’est pas de commercialiser une voiture. Logiciel, algorithme, base de donnée, voilà leur vrai domaines. Et si un jour leur recherches seront appliquées à la vie réelle et quotidienne, il y a fort à penser que ce seront des constructeurs de véhicules qui en équiperont leurs modèles. Et verseront en échange des royalties au développeur.

La création d'une association entre l'université Canergie Mellon et Nissan.

Et Google n’est pas seul sur ce terrain. L’Ecole Polytechnique de Lausanne en partenariat avec Nissan teste les possibilité d’interaction entre le cerveau et la voiture. Ce n’est pas un cas isolé, de nombreuses universités dans le monde travaillent soit sur des projets similaires, soit sur d’autres projets, souvent mis en relation avec le monde automobile. Carnegie Mellon, par exemple, en 2007. Le projet DARPA, un concours mis en place par l’armée américaine, et qui concerne directement le pilotage autonome d’un véhicule. Parce qu’il est probable que les moyens transports seront les plus sujets a être équipés d’aides à la conduite, comme c’est déjà le cas pour l’aviation, et certains gadgets (non péjoratif dans mes paroles) embarqués dans nos voitures.

D'autres projets se rejoignent, comme celui de l'Epfl bci