.. quand le climat veut battre ses records.

Mise à jour – mardi 6 mars 2012 – 08:00 :

Australie – Les ordres d’évacuations des zones concernées par un éventuel débordement du barrage Warragamba ont été levés. Les précipitations n’augmentent plus en intensité dans cette région, le niveau s’est stabilisé 15 cm en dessous de la limite maximum que pouvait supporter le barrage et qui aurait provoqué une ouverture automatique des portes de sécurité. Le suspens demeure entier, car le choix de permettre aux habitants de réintégrer leurs habitations est risqué. En effet, 15 cm c’est peut et vite comblé. Si de nouvelles pluies abondantes et brutales devaient survenir, le temps d’évacuer à nouveau les populations serait certainement très ou trop court. Mais la course contre les inondations n’est pas pour autant terminée. La région est toujours fortement touchée, Wagga Wagga par exemple, une ville de 46’000 habitants située à 450 km de Sydney. Ici ce sont près de 9’000 personnes qui ont reçues l’ordre d’évacuer leurs maisons. En cause des digues fragilisées qui, si elles venaient à céder, provoqueraient l’inondation du centre ville en moins de 30 minutes.

Au total ce sont 13’000 personnes qui ont été déplacées dans toute la région de la Nouvelle-Galle-du-Sud. Environ 7’000 habitants sont considérés comme totalement isolés.

Des évacuations qui se pratiquent de plus en plus souvent par hélicoptère, les routes étant impraticables. Si le barrage de Warragamba semble donné l’impression que la situation se calme, c’est en réalité tout l’inverse. Sans compter que l’alerte au cyclone n’a toujours pas été levée.

Les Etats-Unis pensent leurs plaies après le passage des ouragans. La reconstruction peut commencer, laissant la place aux récits, souvent dramatiques. Beaucoup ont tout perdu. Cette femme de 36 ans, Stephanie Decker, qui s’est couchée sur ses deux enfants alors que la maison disparaissait sous ses yeux, leur sauvant ainsi la vie. Stephanie Decker a perdu ses deux jambes dns cette aussi triste qu’héroïque aventure.

Stephanie Decker, son époux et ses deux enfants (images ABC News)

Ce qu'il reste de la maison des Decker (images ABC News)

Stephanie Decker parle aux médias dans son lit d'hôpital. Elle sera encore longtemps considérée comme la "Mère héroïque". (image : ABC News)

Mise à jour – lundi 5 mars 2012 – 11:10 :Australie – Alors que des ordres d’évacuations et des alertes continuent d’être régulièrement émis dans toute la région est du pays, le risque d’un cyclone se précise de plus en plus. Sa probabilité est estimée à 50% et se produirait dans les 24 prochaines heures.

Les messages d'alertes très nombreux, consistent principalement en des ordres d'évacuation. (cliquer pour agrandir)

Mise à jour – lundi 5 mars 2012 – 08:35 :Les tornades américaines ont quant à elles causé énormément de dégâts et provoqué la mort de 39 personnes. Des vents soufflant en pointe à 320km/h ont semé la désolation. L’état le plus touché, le Kentucky, totalise à lui seul 19 décès après avoir subit 13 des 80 tornades.

Photographie prise à Henryville, dans le sud de l'Indiana. (source : Reuters)

Mise à jour – lundi 5 mars 2012 – 00h10 : Plusieurs milliers de personnes (4000 et plus) ont été évacuées ou en ont reçues l’ordre en Nouvelle-Galles du Sud, la région la plus touchée par ces inondations et dans laquelle se situent entre autre Sydney et Canberra, la capitale. Un décès est à déploré, ce qui est peu par rapport à cette situation. Il s’agit d’un homme de 43 ans piégé dans son véhicule tout terrain. Les deux autres occupants, emportés par les flots, ont été retrouvés en état d’hypothermie.Les secours ont eu à faire face jusqu’à présent à près de 3000 demandes d’assistance et ont pratiqués 102 sauvetages. En plus des nombreux véhicules et de quelques avions, 29 hélicoptères assistent les secours au sol.En revanche, les 2000 personnes évacuées en aval du barrage Warragamba ont reçue la permission de rentrer chez elles.

Des centaines de rivières sont en crues, battant des records historiques, donnant parfois des images impressionnantes. (cliquer pour agrandir)

Mise à jour – dimanche 4 mars 2012 – 17h13 : Les niveaux critiques d’eau dans les barrages, notamment celui de Warragamba, continuent d’augmenter. Des évacuations on lieu partout dans ces régions touchées par des précipitations historiques. L’armée à même été amenée à évacuer un hôpital, par sécurité.

 

Tornades, pluies torrentielles, tremblements de terre, les évènements climatiques violents (ou qui peuvent être attribués en partie au climat, comme les tremblements de terre) s’enchaînent redoublant chaque fois d’intensité.

Je vous faisais part, en image, de violents épisodes météorologiques  qui ont frappé le centre et l’est des Etats-Unis il y a quelques jours. Les dernières estimations mentionnent qu’au moins 13 personnes ont perdue la vie dans cette série de tornades. La ville de Harrisburg qui compte 9’000 habitants, une des plus touchées, a essuyée des vents soufflant à 270km/h en pointe !

Mais ce n’est pas finit ! De nouvelles tornades violentes se sont crées dans le centre du pays, notamment dans l’Indiana, ayant déjà causées 8 morts aujourd’hui. Des milliers d’écoliers ont été renvoyés à la maison dans cet état, mais également dans ceux concernés par des prévisions météo alarmistes allant toutes dans ce même sens.

Si certains états américains sont habitués aux tornades, la situation n’est plus à la normale. En 2011, environs 550 personnes ont perdu la vie aux Etats-Unis suite à des tornades. Selon le Service National Météorologique américain ce serait du jamais vu depuis 1936 !

Les Etats Unis ne sont pas les seuls touchés.

Le barrage Warragamba près de Sydney déborde

En Australie, en ce moment même, un drame pourrait survenir. Dans le nord ouest de Sydney, l’état d’urgence à été déclaré suite aux précipitations exceptionnelles que connaît la région. En cause, le barrage Warragamba, gonflé à explosé.

Warragamba – Sydney (cliquer pour agrandir l'image)

Remplit à plus de 95%, les déversoirs de sécurité sont entrés en jeu pour la première fois en 14 ans depuis août 1998. Imaginez ce que représente cette retenue d’eau sachant que chaque jour s’y déversent 130’000 mégalitres (130 millions) d’eau, soit l’équivalent de 52’000 piscines olympiques. Inutile de poursuivre les comparaisons, vous avez certainement compris le désastre de cette eau que rien ne pourrait retenir dans les prochaines heures. Car ces 130 millions de litres quotidiens devraient commencer à être relâchés cette nuit ou demain matin heure d’Europe Centrale. Le barrage en lui-même ne cédera pas. Mais si la pression augmentait encore,  d’autres déversoirs prendraient alors le relais, relâchant des quantités d’eau inimaginables, afin de faire baisser la pression. Ces sécurités supplémentaires ont heureusement été installées en 2002, pour la modique somme de 150 millions de dollars australiens. Selon les spécialistes de l’époque, ce type d’installation ne serait sollicités que pour des évènements se produisant tous les 700 ans. Ce qui laisse de la marge, ou révélerait une sérieuse erreur estimative.

Par précaution, déjà plus de 1000 personnes sont en cour d’évacuation, des volontaires allant de porte en porte pour les prévenir et leur demander de quitter les lieux afin de se mettre en sécurité.

ET ce n’est pas le seul : le barrage Cotter Canberra est même complètement immergé pour la première fois depuis 100 ans d’histoire. Aux dimensions moins impressionnantes et éloigné des grandes villes, il perd un peu la vedette, mais n’en demeure pas moins un danger.

Le barrage de Cotter submergé par les eaux.

Le barrage de Cotter déborde (cliquer pour agrandir)

Débordement du barrage Cotter (cliquer pour agrandir)

Un film image par image montre le barrage avant et en plein débordement :

De nombreuses voies de circulations sont impraticables.

Les voies de circulations fermées ou impraticables ne facilitent pas l'évacuation des populations concernées.

Cooma au sud de Canberra (cliquer pour agrandir)

 

Loin des conséquences attendues en cas de trop plein de ce barrage, c’est déjà près de 2000 personnes qui ont dues être évacuées dans cette région, notamment à Cooma au sud de Canberra, mais toujours à cause des inondations, des digues prêtes à se rompre.

Après presque 15 ans de sécheresse, le ciel australien aurait-il décidé de rendre à la terre ses réserves accumulées ? Toujours est-il que des pluies aussi importantes ne s’étaient pas observées depuis 125 ans dans cette région.

Nul doute que le dérèglement climatique mondial est en cause. Tout comme pour la vague de froid qu’a connu l’Europe cet hiver. Les spécialistes en climatologies s’étant presque toujours accordés à mentionner les années futures comme annonçant des évènements météo de plus en plus extrêmes.