Les plus jeunes d’entre nous connaissent déjà ce phénomène : se rappeler d’un objet qui n’existe plus. Si nos parents et grands parents devaient attendre une ou deux générations pour qu’évoluant, un objet ou une technologie soit remplacée par une autre, ce phénomène se limitait à quelques uns, et encore, il restait possible de continuer à les utiliser longtemps.

Autour de nous, certains ont déjà disparus. Et sans que nous en ayons complètement conscience, beaucoup sont déjà en sursis, et seront définitivement obsolètes à très court terme.

Il est difficile de dresser une liste, tant le recul nous manque. Surtout que les technologies poussent comme des champignons en automne. Mais le jeu est participatif, vous verrez, certains d’entre-vous n’hésiterons pas à donner leur avis, et je m’en réjouis.

Parmi les raisons de leurs disparitions,  le plus souvent l’électronique, mais plus précisément le smartphone. Cette petite chose qui veut tout remplacer, au point qu’un jour, si vous perdiez votre téléphone mobile, vous vous retrouveriez dans une situation très embarrassante.

Ils sont mourants :

cd/dvd, fragilent ils prennent beaucoup de place. Leur capacité ne suffit plus à les faire vendre.

Les cd/dvd. Le cd a quasiment disparut du monde informatique, remplacé successivement par le dvd, qui à son tour est déjà dépassé par les blue-ray.  Le cd n’existe plus que pour la musique, mais pour combien de temps ? Les appareils possédant leur propre mémoire, il devient de moins en moins incontournable. Son achat n’a souvent d’autre utilité que d’obtenir la licence des médias qu’il contient, avant d’être transférés sur un appareil mobile. Les lecteurs de salons jouent encore le jeu des résistants, mais les constructeurs ont bien compris qu’il fallait s’adapter, et la plupart permettent maintenant l’usage d’une carte mémoire ou d’une clé usb. Même les lecteurs des voitures ne sont plus limités à la lecture du cd, et ne vont certainement plus exister sous leur forme actuelle, à l’exemple des lecteurs de cassettes accompagnant autrefois l’autoradio.  Le dvd, lui, profite encore du marché du film, mais dans ce domaine ses heures sont comptées. Les blue-ray l’éradiquent progressivement, simplement parce que les technologies comme la 3d sont de plus en plus gourmandes d’espace. Le dvd d’installation n’est plus incontournable, les concepteurs d’ordinateurs stockant le plus souvent une image disque sur une partition cachée du système.

Le video club n'a plus la cote. Entre VOD, chaînes à thèmes et Internet, la lutte est inégale.

Les vidéos-club. Entre vidéo à la demande et chaînes à thèmes, peu sont encore vraiment utiles. Ils deviennent contraignants, les utilisateurs devant se contenter des titres disponibles, des horaires, des obligations de rendre le média dans les temps, et de l’état dans lequel ils le restitueront (rayures, etc…).  Ils ne survivent que par le bon vouloir des maisons de production qui freinent encore la mise en ligne des nouveautés, profitant encore des revenus générés par ces enseignes. Ce marché est-il encore assez intéressant pour celles-ci ? Il est peu probable qu’il se maintienne, les utilisateurs boudant de plus en plus ce système.

 

 

 

Les journeaux papiers, n'existent que parce que les éditeurs le veulent.

Les journaux papiers. Si le livre sur format papier se retrouvera dans la catégorie des résistants (voir plus bas) les journaux eux ne feront pas long feu. Parce que l’actualité est vendue partout, son existence actuelle ne tient qu’à sa facilité d’usage. Comme les ouvrages imprimés, ils ne dépendent pas de la technologie ou des capacités énergétiques d’un appareil. Mais la plupart du temps, l’information qui y est compulsée a déjà été reçue d’un autre média : Smartphone, télévision, radio, Internet, etc. Les éditeurs veillent à conserver de l’information pour ces éditions, ce qui les rendent parfois complémentaires des autres sources. Tant que ce sera de leur intérêt, ils survivront. Mais c’est un marché forcé, certainement désiré pour permettre un retours sur investissement.

 

Le bloc note : perdu ou oublié, il ne s'avère pas toujours si utile

Les blocs notes, largement remplacés par les agendas et gestionnaires électroniques de note, toujours sur les smartphones. L’aspect pratique qui veut qu’on puisse oublier son calepin, mais pas son portable.

Les cartes et les plans sur papier ne permettent pas de s'y retrouver aussi bien qu'avec les moyens technologiques tels que gps et autres. De plus, ils ne se mettent pas à jour.

Les cartes, les plans, imprimés sur du papier. Outre le temps utilisé a retrouver sa position sur une carte, l’évolution des circuits routiers et autoroutiers, font qu’ils sont très souvent dépassés au moment d’être utilisés. Le gps, les « Google Map » et, toujours et encore, les smartphones, ont relégué cet objet aux oubliettes. Il est toujours possible de s’en procurer, preuve que le marché existe encore, allez savoir pourquoi !

 

Le catalogue, nécessite des coûts éludés par les versions électroniques et toujours à jour des sites internet

Les catalogues de vente par correspondance. Ils ne permettent plus l’adaptation rapide des stocks, des prix, et surtout, contraignent l’éditeur à payer très cher des frais de photographie (qui de plus dans ce cas exige d’avoir au moins un exemplaire de l’article en stock) et d’édition. Tout le monde, ou presque, se rend aujourd’hui sur le site Internet de l’entreprise dont on souhaite consulter les articles. Voir sur un moteur de recherche, histoire de ne pas se cantonner à un fournisseur.

 

 

En sursis :

Téléphone fixe, de moins en moins la cote chez les privés.

Le téléphone fixe. Dans la vie privée, celui-ci est de plus en plus remplacé par des sans fils, voir par la technologie gsm grâce à des offres de plus en plus alléchantes et parfois bien plus avantageuses que celles proposées sur des raccordements fixes. De plus, la plupart d’entre-nous possèdent déjà un téléphone mobile, et il n’est pas toujours judicieux de cumuler deux abonnements, un fixe et un mobile. Des hybrides ont été proposés sans grand succès, permettant d’utiliser le raccordement fixe lorsqu’il était à proximité et permutant sur le réseau mobile le reste du temps. Son manque de succès est principalement du au peu de modèles proposés, le choix d’un téléphone mobile étant dicté par d’autres critères que ses compétences en matière de téléphonie. L’appareil fixe, lui, s’accroche pourtant encore dans les entreprises. Pour combien de temps ? Impossible à prévoir dans l’immédiat, les constantes étant nombreuses : coût et utilité de son remplacement étant le plus souvent en jeu. Les grandes entreprises se sont tournées vers des appareils utilisant la technologie IP, ce qui réduit les coûts et ne suggère pas une disparition à très court terme. L’aspect sécuritaire est également en jeux. Il est plus facile de protéger ses communications filaires qu’aériennes. Et puis, un appareil faisant partie du mobilier d’entreprise à les avantages de ne pas être cassé, volé ou perdu facilement, contrairement à une flotte de gsm. Mais les prix des appareils portables diminuent fortement et pourraient tout remettre en jeux. La concurrence est encore rude entre les deux. De plus en plus de gestionnaires communiquent directement leur numéro mobile, le cas étant encore plus flagrant dans le cas des petites entreprises ou des entreprises individuelles, dans lesquelles les personnes occupent le terrain et ne profitent parfois même pas d’un bureau.

Les chaînes de télé généralistes n'existent peut-être plus pour longtemps

Les chaînes de télévision généralistes : Tf1, TSR, AB, etc. ne survivent que grâce à, soit une clientèle âgée, pas adaptée aux nouvelles technologies, soit parce qu’elles représentent pour certains un média compulsable immédiatement, comme le journal gratuit disponible à un arrêt de bus. Toutefois, elles s’accrochent encore bien, cherchant en permanence à innover pour intéresser la clientèle. Émissions de télé-réalité, jeux à gros moyens, séries à grands succès. Elles restent aussi les seules à proposer un magazine local, à un pays, voir à une région. Mais leur vie est en danger, car souvent leur principal revenu est publicitaire. Or, le consommateur télévisuel à tendance à zapper immédiatement lorsque le contenu ne lui plait pas, voir a enregistrer les émissions pour un visionnage ultérieur, lui permettant également d’éluder les plages publicitaires. Et ça, les publicitaires le savent pertinemment, l’intérêt de ces supports devenant douteux.

Les téléphones mobiles sans logiciels rajoutant des fonctions évoluées ne sont plus que des téléphones jetables.

Les téléphones non intelligents. Bref, ceux dotés d’un écran de la taille d’un timbre poste et qui ne sont pas tactiles. Ils n’ont d’autre vocation aujourd’hui que de jouer le rôle de téléphones jetables. Le seul élément qui leur permet d’exister en est le prix. Il est possible d’en obtenir pour des montants très bas, chf 30 ou 40 frs et sont en général déjà livrés avec une carte pré-payée, assurant théoriquement à l’opérateur de contraindre son propriétaire à l’utilisation de son réseau.

L'argent liquide diminue de volume dans les transactions chaques années

L’argent liquide, les chèques, bref tous moyens de payement qui ne soient pas électroniques. Voici un mystère.  Ce ne sont sûrement pas quelques irréductibles convaincus que leur argent est plus en sécurité sous cette forme, craignant un piratage par exemple, qui leur permettent de survivre.  Il est vrai que quelques commerçants locaux ne sont pas équipés pour recevoir les payements électroniques. Pour d’autre, c’est une facilité pour maitriser ses dépenses. Mais ce n’est pas non plus suffisant. Peut-être une multitude de facteurs qui font que ces formes de payements existent encore.

Le réveil matin hésite encore, sur la table de chevet

Les réveils matins, sacrifiés sur l’hôtel du Smartphone.  Sans parler du « réveil de voyage » cet objet bon marché qu’on utilisait pour se réveiller pendant les vacances. L’autonomie des téléphones mobiles palliant généralement les pannes électriques remettant votre réveil à l’état zéro.  Quoi que, combien n’ont pas été réveillés, en cause un téléphone en panne de batterie ? Un coup partout,  mais les réveils disparaissent progressivement. Reste l’usage « table de chevet » qui les rendent encore parfois un peu plus pratiques qu’un téléphone, ne serait-ce que pour la lecture de l’heure.

Le curriculum papier est presque de l'histoire ancienne, au fil des remplacement des RH par des employés plus jeunes

Les offres de service et curriculums sur papier. Beaucoup d’employeurs restent encore attachés à cette forme de communication, mais de plus en plus ont également tendance a réclamer des offres électroniques, via email. A moyen terme, le papier ne servira plus à cela.

Les envois de lettres concernent rarement des documents non officiels

Le courrier sur papier, acheminé par poste. Il ne survit que grâce aux personnes qui ne sont pas encore équipées électroniquement, mais aussi à cause de certaines dispositions légales. Dans ce dernier cas, une signature manuscrite encore réclamée (contrat, etc. ) en est la cause. Même les cartes postales deviennent virtuelles, pour des vœux et souhaits. Vous êtes en vacances ? Un photo de votre smartphone peut-être envoyée par email à une entreprise qui la convertira en carte postale, envoyée par voie terrestre. Gadget ? Bien sûre. Ce qui remet en question la carte achetée au kiosque, et qui arrivera à destination bien après votre retours de vacances.

 

Ils s’accrochent :

Les stations de radio, que rien ne peut vraiment remplacer, faute de technologies en place, résistent encore.

Les stations de radio « aériennes » elles aussi jouent souvent du jeux du « local ». Info locales, informations routières, artistes locaux, etc. Et la technologie est encore loin de permettre de s’en passer. Il n’est pas prévu que la semaine prochaine votre autoradio se connecte sur la route à une chaîne Internet. Quant à embarquer un sac de cd ou penser à charger sa puce usb d’un jeu d’artistes, nous en avons souvent la paresse, ce qui assure à ce média quelques belles années encore. Le risque pour elle est de voir débarquer des connexions satellites proposant à la fois les données gps, à la fois du contenu multi media hyper compressé. Ce marché intéresse déjà certains investisseurs, d’autant plus que couplé au gps, le jeu du local pourrait toujours se faire, votre position permettant de définir quels programmes vous seront distribués.

Les montres poignet, sont souvent un article de mode plus qu'autre chose. Mais elles conservent un aspect pratique, face à la techonologie

Les montres poignet, de plus en plus considérées comme des objets de mode. Il n’est pas évident d’évaluer la survie de leur marché, reste qu’aujourd’hui le premier réflexe est l’usage du téléphone portable. Pas forcément plus pratique, parce qu’il nécessite parfois d’être déverrouillé pour afficher l’heure. Mais il semblerait que sans une évolution considérable, tel que l’intégration de technologies supplémentaires, les montres poignets ne pourront regagner les parts de marché perdues. Pourtant, certains comme Sony-Ericsson ont déjà essayé des intégrations, telle la lecture de sms sur une sorte de montre, mais le public ne semble pas encore prêt et son utilité est encore loin d’être prouvée. Relégué au rang de gadget, au même titre que les montres espions, enregistreurs de vidéos ou appareils photographiques, ce genre ne porte pas (encore) d’ombrage à la montre classique.

Le livre papier, quasiment indestructible et n'attirant pas les voleurs.

Le livre papier doit sa survie à la fragilité des supports électroniques. Aucune dépendance énergétique, aucune contrainte ou panne logicielle, aucune fragilité technologique. Qu’il tombe dans la rivière n’en fera qu’un livre moche une fois séché. Même un « Kindle » nouveau modèle, à encre électronique n’usant plus les yeux, reste délicat à emmener à la plage, et à être abandonné sous la serviette au moment de la trempette. Reste son embarrassant volume, laissant la place à la bibliothèque électronique. Qui d’entre-nous peut encore se venter d’aligner des ouvrages sur des étagères, à l’exception de quelques un qui n’ont plus, finalement, qu’un rôle décoratif ? La bibliothèque (personnelle) peut en ce sens être reléguée à la catégorie des moribonds.

Clavier, souris, restent une valeur sûre face à un développement trop rapide d'autres technologies

Les périphériques d’ordinateurs, souris, claviers, etc. A l’ère des consoles de jeux inventant à chaque salon de nouveaux périphériques rendant de plus en plus libre l’utilisateur (les manettes de la Wii, le Kinnect de X-Box, ou la Eye-Toy précédente de Sony), des écrans tactiles et de la reconnaissance vocale, ce sont des objets qui pourraient être remplacés aisément. Les mœurs, habitudes, et le coût, bien évidemment, ainsi que les évolutions technologiques très rapides, rendant obsolètes chaque précédentes, leurs assurent d’être encore utilisés.

Les écoles traditionnelles ne doivent leur existence qu'à l'organisation de notre société.

Les écoles traditionnelles, oui, celles avec un professeur et une salle de classe. L’âge de l’E-learning ou si vous préférez de l’apprentissage à distance pourrait éradiquer cette pratique. Seulement, notre société est organisée entre autre autour d’enfants se rendant à l’école, laissant ainsi à leurs parents le temps nécessaire pour leurs occupations, professionnelles ou non. Reste que si le professeur est toujours présent dans la classe, nul ne peut prédire combien de temps encore. Certainement existe-t-il là un lien avec l’usage encore quasi inexistant du travail à domicile, qui pourrait déjà remplacer très facilement l’employé dans son bureau, supprimant ainsi les coûts (et contraintes, circulation dans les grandes villes, etc.) des déplacements, ainsi que les coûts des locaux mis à disposition du personnel. En dehors des entreprises pour lesquelles l’usage de machines ou de matériaux sont nécessaires, le travailleur administratif pourrait, et de ce fait le professeur également, disparaître.

 

Il existe probablement d’autres objets ou pratiques vouées à disparaître très rapidement. Des écouteurs avec un fil en passant par les ampoules à filament (déjà le cas pratiquement partout). Mais … mais vous allez vous faire un plaisir à le mentionner, aussi n’hésitez pas !