La nuit dernière l’aventure des français a pris fin à l’Open d’Australie encore une fois les français (et françaises) n’arrivent pas à se hisser parmi les meilleurs pendant les tournois du Grand Chelem.

Accablant ? Triste ? Décevant ? Irrémédiable ? On pourrait mettre un grand nombre d’adjectifs à la suite mais au final y en aura t’il un qui résumera le sentiment général ? Je ne pense pas entre les éternels pessimistes qui railleront leur fameux couplet « je te l’avais bien dit », les dépités qui espéraient enfin voir un français soulever un trophée du grand chelem, ceux qui n’aiment pas le tennis chacun aura des avis différents.

Le fait est que ce qui prédomine reste peut-être la surprise. pas du côté des françaises ou forcé de constater que seul Marion Bartoli (9ème au classement) et Pauline Parmentier (70ème au classement) figure dans les 70 premières au classement WTA. La logique étant souvent respecté les françaises, mise à part Bartoli, ne dépasse pratiquement jamais le troisième tour (le troisième tour étant souvent un rêve pour la plupart d’entre elles). Parlons plutôt des français.

Les hommes étant mieux classés sont donc mieux représentés (15 hommes, pour 9 femmes), ils ont forcément plus de chances d’être en nombre au second tour. Quand chez les françaises trois seulement passé le premier tour, 9 chez les hommes était présent au second tour et 6 au troisième tour (chez les femmes Bartoli était la seule représentante française).

Au final les quarts se feront sans les français alors attardons-nous sur les quatre mousquetaires. Benneteau, Llodra et Mahut n’étant pas de réels spécialistes du haut niveau et des grosses performances dans les gros tournois leurs éliminations ne sont donc pas vraiment une surprise à proprement parler.

Simon lui n’aura fait qu’un petit tour et puis s’en va. Son bourreau n’est autre que Julien Benneteau, le français était certainement un des adversaires les plus dangereux pour Simon. Pourquoi ? Parce qu’il est habitué à son jeu et n’a donc pas été surpris par son jeu. Au final les 5 sets disputés par Benneteau lui auront été fatal au prochain tour. Mais échoue encore à faire une grosse performance dans un grand chelem.

Monfils aurait peut-être fait un beau tournoi mais encore une foi le physique aura eu raison de ses ambitions il s’est coincé le dos et malgré une bonne résistance en 5 sets il a fini par céder face au Kazak Kukushkin (avoir été au bout plutôt que d’abandonner était-ce la bonne solution ? Je ne pense pas mais nous verrons par la suite dans sa saison si ça lui aura porté préjudice ou pas). Gasquet lui a été à son niveau un bon joueur ancien talent qui ne franchi plus les paliers. Le français aujourd’hui gagne plus facilement les matchs face à des joueurs moyens mais là face à Ferrer où il faut prendre le jeu à son compte et sans cesse l’agresser la marche est trop haute pour Gasquet qui sort du tournoi en même temps que le numéro 1 français.

Numéro 1 français qui n’est autre que Tsonga et qui est certainement la plus grosse déception de l’Open d’Australie. Après avoir enchainé finale à Bercy et au Masters pour finir la saison précédente, et avoir commencé celle-ci par une victoire à Doha on se prenait à rêver d’un successeur à Yannick Noah. Tsonga a commencé doucement, puis est monté en puissance on croyait alors le français parti pour un nouveau numéro… que nenni !! Lors d’un match ou il alterna le très bon et le médiocre, ce fut le dernier qui finit par prendre le dessus, il s’incline en 5 sets contre le tombeur de Benneteau le Japonais Nishikori qui réalise par la même occasion sa plus grosse performance en Grand Chelem. Espérons qu’il se relève et trouve en Grand Chelem les performances équivalentes à son classement et son potentiel.

Ce tournoi n’a vraiment pas réussi aux français car même Llodra, pourtant un des meilleurs joueurs de double au monde, s’est fait sortir avec son coéquipier Zimonjic par la paire Paer/Stepanek.

Quand ça veut pas ça veut pas… Rendez-vous à Wimbledon !