Ouh là là … que c’est-ce que c’est que ça ?

Cloner des animaux, on savait déjà faire. On prenait un embryon, on rajoutait les gênes de celui qu’on voulait copier, et voilà, le tour était joué, on obtenait un animal qui ressemblait au premier. Beurk, mais ça fonctionne.

Depuis les années 60, on sait faire autrement avec des souris. On sait injecter des gênes (vous savez, ces codes « adn » qui font que les yeux seront comme ceci ou comme cela) dans ce qui existe avant un embryon (ou presque) : le blastocyte, 5 à 6 jour de début de création d’une vie seulement. Pourquoi ? Parce que plus c’est fait tôt dans le processus de développement d’un animal, plus il aura des caractéristiques proches de sa copie. A quelque semaines, il a déjà développé ses propres caractéristiques.

Bref, ça marchait chez les souris, mais pas chez les primates (les singes … et nous!).

Parce que nos fameux gênes embryonnaires ne sont pas spécifiques. C’est à dire, qu’il peut devenir le gêne d’un os, d’un cheveux ou d’un morceau du cerveau.

Cette fois, c’est réussi. Oui, mais voilà, chimérique signifie qu’il s’agit de gênes … humains !

Ces trois singes sont donc maintenant bien vivants et dotés de caractéristiques humaines.

Deux des 3 singes chimériques (crédit OHSU)

Le but ? Etudier et soigner des maladies typiquement humaines, comme Alzeimer.

L’article complet sur ces naissances ici : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/biologie-3/d/les-premiers-singes-chimacriques-sont-nacs_35908/?xtor=AL-27-11-409231900