Il est 21h45. Dans 15 minutes a lieu au stade Santiago Bernabeu, le match que tout le monde attend.
Dans le coin gauche du ring, le Real Madrid.
Fort de sa place de leader, le club merengue compte bien disputer la suprématie à leur plus grand rival : Le FC Barcelone (dans le coin droit donc).
Ce soir, c’est le choc des Titans.
Ce soir, c’est de nouveau le duel entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo.
Ce soir, ce sera une bataille tactique entre José Mourinho et Pep Guardiola.
Bref, ce soir c’est le Clasico !
Le vrai ! Le seul ! L’unique !
Pour les amateurs de football c’est l’espérance de voir un match d’anthologie entre probablement les deux meilleures équipes du monde actuellement…
L’espérance de voir du spectacle, un jeu ouvert, des gestes techniques, des buts et du fair play…
Ce dernier a cruellement manqué lors des dernières confrontations entre les deux géants d’Espagne (bien aidé il faut le reconnaître par le jeu rugueux des madrilènes).
Contrairement aux années précédentes les joueurs de José Mourinho semblent être armés pour contrecarrer le jeu barcellonais.
Si tel est le cas, le match de ce soir sera sûrement magique.
C’est ce qu’espèrent 500 millions de télèspectacteurs …et moi.

Il est 22h00, le coup d’envoi est donné par les Barcellonais.
Il est 22h00 et 25 secondes et le Real mène 1 à 0. But de Benzema (Cocorico).
Si les 22 acteurs voulaient faire rentrer ce match dans la légende ils n’auraient pas pu mieux faire.
La première demi-heure confirme le renouveau du jeu madrilène. Les barcellonais sont asphyxiés par le pressing tout-terrain des joueurs de Mourinho.
La tactique est parfaite, encore faut-il la tenir tout le match et encore faut-il ne pas laisser un grain de sable enrayer cette belle mécanique blanche… Et ce grain de sable s’appelle bien entendu Leo Messi. Lui le petit lutin, transperce le milieu de terrain et sert en profondeur Sanchez qui réduit le score.
Le Real n’est que peu dangereux finalement à l’image de Lassana Diarra qui peu avant le but barcellonais nous a gratifié d’une magnifique frappe de 30 mètres… dans les tribunes (pas Cocorico…).
1 à 1 à la mi-temps. Le match est indécis.
Le duel tant attendu entre Messi et Ronaldo n’a finalement pas lieu.
Premièrement parce que Ronaldo manque tout ce qu’il fait (frappe à côté, coup franc raté, passes mal ajustées…).
On dit souvent qu’on reconnaît les grands joueurs dans les grands matchs… Ben là c’est manqué !
Deuxièmement, et à mon grand regret, les duels entre meilleurs joueurs de chaque équipe ne se passent pas comme dans Olive et Tom…
Souvenez- vous dans ce dessin animé des années 90, Olivier Aton affrontait Mark Landers. Les stars se mesuraient en face à face pendant que tous les autres joueurs regardaient médusés ! (Nostalgie du Club Dorothée, désolé!)
Bref revenons à notre Clasico.
Très tôt en deuxième mi-temps, le Real prend un but casquette (un but à la con, pour les non-initiés). Frappe lointaine de Xavi que Marcello détourne dans son propre but. Pour le coup on se croirait revenu en Ligue 1.
A partir de là, il n’y a plus de match. Les madrilènes paient clairement leur pressing (7 € la chemise environ …)
C’est tout le problème quand vous courrez après le ballon pendant 60 minutes, au bout d’un moment, ça fatigue… Et comme Mourinho ne peut changer que 3 joueurs (franchement nulle cette règle quand on joue contre le FC Barcelone …)
Le 3ème but de Fabregas à la 65ème minute vient encore un peu plus assommer les joueurs de Madrid.
D’autant que Pépé et Ramos se rappellent au « bon » souvenir des barcellonais en appliquant la méthode des précédents clasics (un clasico, des clasics ?)
Et oui, chassez le naturel il revient au galop, ou plus exactement, chassez les bouchers, ils reviennent avec leurs couteaux…
A leurs décharges, il est vrai que, dans ce domaine là, les Barcellonais n’ont, par moment, pas fait dans la dentelle non plus.
A 3 à 1 pour les visiteurs, le match est plié et comme Ronaldo a décidé de continuer à rater son match, cela ne va pas bouger jusqu’à la fin.
Finalement le match a été plus équilibré que les précédentes éditions mais le résultat est le même.
Victoire du Barça.
Mourinho n’a pas fermé le jeu, Mourinho n’a pas durci le jeu, Mourinho a joué mais Mourinho a encore perdu.
Faisons confiance au Special One pour trouver enfin la bonne méthode face à ces petits lutins qui doivent quand même commencer à lui coller quelques cauchemards…
Pour le suspence des futurs clasicos c’est ce qu’espèrent 500 millions de télèspectacteurs … et moi…