Il y a quelque jours a eu lieu une énième injustice de la part de la politique française, qui n’a vraisemblablement ébranlé personne. Ou bien peu de monde.

Valérie Pécresse, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat, porte-parole du gouvernement et homophobe notoire (mais ces propos n’engagent que moi) a, une fois encore, démontrer tout l’intérêt qu’elle porte au sens des mots égalités et droits par sa dernière décision.

En effet le 26 octobre dernier, elle s’est portée contre l’obtention pour les couples pacsés au droit à la pension de réversion.

Alors la pension de réversion, de quoi parlons-nous ?

Définition (wikipédia) La pension de réversion est une indemnité versée aux veuves ou aux veufs après la mort de leur conjoint. Faisant partie des transferts sociaux, elle est calculée en fonction des droits à la retraite et est régit par le Code des pensions civiles et militaires de retraite.

En clair, si dans un couple hétéro et marié depuis 12 ans, l’un des deux vient à décédé, une pension sera reversé à son conjoint. Pour un couple de même sexe pacsé depuis le même laps de temps, le conjoint restant se retrouvera sans rien, ce qui peut conduire à des situations sociales désastreuses (impossibilité de rembourser un emprunt par exemple).

 

Il s’agit clairement d’une discrimination sociale envers les couples. Pécresse rétorque à ceci que le mariage suppose plus d’obligations, qui dit plus de devoirs signifie plus de droits.

Bien sur cette brave femme oublie (ou fait semblant d’oublier) que le mariage est réservé aux hétérosexuels. « les couples du même sexe n’ont pas accès au mariage et ne peuvent donc pas du coup être autorisé à avoir les mêmes devoirs » dénonce l’inter LGBT.

Autre raison évoquée, les finances : Pécresse argue que cette réforme couterait trop cher à l’état (forcément pas de pension signifie que l’argent reste dans les caisses de l’état plutôt que d’être versé à ceux qui en ont le droit !) près de 7,5 milliards, ce que contre les associations.

En effet cette réforme ne dépasserait pas les 5 milliards selon leurs calculs et ce, seulement si un décès advient au sein de tous les couples pacsé au même moment, conjoncture tout simplement impossible.

 

En bref, encore une démonstration du retard de la France en terme de droit.

 

Sur ce …