Crédit photo : Tim Frizon

// Gonepterix rhamni ou Citron femelle, famille des Piéridés

 

Cette discipline peut s’avérer assez difficile à pratiquer dans certains endroits, notamment quand on doit se coucher dans l’herbe pour photographier un papillon ou encore une jolie petite araignée.

Oui, nous autres, qui pratiquons cette activité «intense» le savons, le meilleur moyen d’obtenir LA bonne photo, est bien souvent de se frotter aux herbes qui piques et aux «bestioles» rampantes en se couchant par terre, bien souvent sur un sol qui ne s’y prête pas vraiment. Je vous donnerais plus bas quelques astuces du chef pour éviter toute sorte de désagrément lié au fait que l’on soit à la merci de plusieurs insectes une fois allongé sur le sol.

 

Préparez votre matériel en conséquence

  Quand vous préparez votre sortie «macro», il faut bien entendu faire attention au matériel que vous allez emporter avec vous. Pour ma part, je préfère utiliser un sac à dos photo, plus pratique lorsque l’on bouge beaucoup et que l’on veut s’accroupir. Il faut également choisir ses optiques en conséquence. Si vous possédez un objectif spécial macro, par exemple un 100mm macro, je vous conseille de ne prendre que celui-ci, afin d’alléger le sac et pouvoir tout de même faire d’excellentes photos. Pour ceux qui n’ont pas d’objectif macro, comme moi, je vous conseille de prendre un objectif avec une profondeur de champ (PDC) la plus courte possible, afin d’obtenir un joli bokeh sur vos images et pouvoir isoler votre sujet.

Dans bien des cas, avoir un flash cobra vous sera d’une grande utilité. Afin de maitriser un contre-jour par exemple. Beaucoup pensent qu’il faut aussi se munir d’un trépied. Et là, un dilemme se pose à moi. Car je n’ai encore jamais utilisé un trépied en macro, ni même un flash.

 

Mais alors, quel matériel utiliser ? 

Pour le flash, j’admets qu’il peut être grandement utile. Mais le trépied, en plus d’alourdir le sac, peut être assez encombrant. Dois-je vous conseiller d’en utiliser un ? Je n’en suis pas sûr. Je pense que si l’on a un objectif stabilisé comme le mien, tout va pour le mieux sans le trépied, à moins que l’on ait un Parkinson (oh la bonne blague! ;) ). Mais avec un objectif non stabilisé, cela doit être une autre paire de manches. C’est pourquoi je vous laisserai trouver la meilleure solution vous même, en essayant les deux solutions.

Au niveau de l’objectif, je vous conseille, si votre porte-monnaie vous le permet, de vous orienter vers la gamme «spécial macro», de la marque de votre boitier. Chez Canon, le 100mm f/2.8 IS est vraiment un objectif extraordinaire, avec un rapport de grossissement 1:1. Ce qui permet de photographier un petit papillon, par exemple, en très gros plan, sans perdre de qualité. Si vos moyens sont plus faibles, un objectif d’entrée de gamme peut aussi faire l’affaire. Toutes mes photos macro sont réalisées à l’aide d’un Canon 55-250mm f/4-5.6 IS USM, qui est vendu aux alentours de 300 euros. Et le résultat est quand même très correct (pour que vous vous fassiez une idée, je vous donnerai le lien vers mon album macro en fin d’article). Mais avec un objectif comme le mien, on ne peut pas avoir vraiment les insectes de très près, c’est plutôt de la proxi-photo.

 

Se protéger pendant une sortie

Je vous ai dit plus haut que je vous donnerai quelques techniques pour vous protéger des diverses bêtes que l’on pourrait rencontrer lorsque l’on se couche pendant une sortie photo (comme les tiques, araignées…). Vous pouvez penser qu’il n’y a aucun risque et que ce n’est pas important de se protéger durant une sortie. Mais détrompez-vous ! Car quand vous vous retrouvez à quatre pattes dans des hautes herbes, vous avez vite fait de vous faire piquer par des tiques, des moustiques ou des araignées.  Mais alors, comment se protéger ? Chaque photographe a ses techniques. Pour les moustiques, il vous faudra du répulsif anti insectes, il en existe qui fonctionnent pour les moustiques, et pour les tiques. Il faudra vous en mettre partout : casquette, cheveux (pour ça il faut un répulsif que l’on peut mettre sur la peau), sweat-shirt, et surtout sur votre pantalon et vos chaussures. Car c’est pas là que rentrent les araignées et les tiques. Pour éviter toute intrusion d’insecte dans vos vêtements, il vous faudra mettre des habits serrés aux poignets et aux chevilles. N’hésitez pas à mettre du scotch, comme du chatterton, toujours à vos poignets et vos chevilles. Une fois que vous aurez fait tout cela, normalement, plus d’ennuis ! J’insiste sur la dangerosité des tiques, qui peuvent donner toutes sortes de maladies.

 

Conclusion

Si vous suivez tous ces conseils, normalement, vos sorties se dérouleront sans encombre, et vous rapporterez de bons clichés. Vous aller me dire : «Mais tu ne nous as pas parlé des techniques de photographie, à proprement parler !». C’est tout simplement qu’il n’y a pas vraiment de véritables techniques ni de réglages réellement spécifiques pour réussir de bons clichés. Chacun trouve ses propres réglages sur le tas. Pour ma part, je n’utilise quasiment jamais les mêmes, tout dépend des conditions dans lesquelles je me trouve.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une agréable sortie, n’hésitez pas à me donner les liens vers vos travaux dans les commentaires.

 

Pour ceux qui voudrait voir le rendu avec un objectif d’entrée de gamme, rendez-vous sur : mon album flickr