Dernier match de poule pour l’EDF de rugby à XV face aux Tonga, match qui ne devrait être qu’une formalité mais après, se profilent les quarts de finale et là quid des chances de l’EDF?

 

L’équipe de France avait gagné ses deux premiers match sans exceller, en étant solide sans être brillant, en s’appuyant sur ses qualités de jeu et de technique et son expérience bien supérieurs au Japon et au Canada. Le match plus intéressant à analyser est celui contre les all-blacks.

Cependant l’analyse reste sujet au fait que Liévremont avait certainement demandé à ses hommes deux choses : ne pas tout faire pour gagner et ne pas être trop rugueux dans les contacts. En effet le tableau de la compétition étant plus abordable avec la deuxième place de la poule, pourquoi tout tenter pour battre les Néo Zélandais ? Pour le deuxième point, pourquoi risquer de se blesser dans un match où la victoire serait au final plus handicapante qu’avantageuse pour la suite…

Pendant 9 minutes on a cru que le XV de France c’était enfin libéré de ses démons, jouait enfin décomplexé et c’était beau à voir. Les Blacks étaient recroquevillés dans leur moitié de terrain et subissaient les assauts répétés des français. Seulement voila, dominer n’est pas gagner et ils l’ont vérifié puisque sur la première offensive qu’ils ont subi, les blacks ont marqué un essai.

C’est le point noir qui ressort, la défense, elle, s’est faite trouer, transpercée et humiliée par les néo-zélandais sur des actions de débutants, sur le coup d’envoi, ou dans le jeu ! Alors certes, tous les titulaires n’étaient pas là et on ne sait pas quelles étaient les réelles intentions des français sur ce match mais quand même.

Cependant, ils ont développé du jeu, et quand ils ont pris le jeu à leur compte ça a payé, en tout cas dans la domination du terrain, dans la finition, cela pêche encore. Quant à la conclusion des actions on a du mal à percer le dernier rideau défensif, à faire le crochet qui déstabilise la défense.

C’est peut-être dans ce domaine ou le sélectionneur a fait une erreur, cette équipe ne fait pas « peur ». En l’absence d’un Chabal qui a une influence sur l’image de l’EDF ou d’un Michalak capable de coups d’éclats extraordinaire, il manque à cette équipe un brin de folie, et la solidité ne semble pas être spécialement au rendez-vous, mais, et oui il y a un mais à tout celà, l’EDF sort d’une poule où elle se savait en sécurité donc la pression n’était pas au rendez-vous, et l’équipe de France sait se transcender dans les grands rendez-vous, alors pour les phases finales elle répondra présente même si elle joue sa bête noire en coupe du monde : l’Angleterre…

Moi j’y crois en tout cas, peut-être parce que je suis un éternel optimiste, mais quand est il de vous ?