Aujourd’hui point de débat de société ou de critique de politiques embouchées. Pour saluer ce week end tant attendu (la semaine a été longue) ce sera un petit détour par la case séries télés.  Les anti-héros à l’honneur.

Etant depuis peu une fan de Dexter (je sais, le fait que je ne m’y mette que maintenant alors que la saison 6 est en cours, prouve à quel point j’ai un train de retard ) je me devais de mettre à l’honneur ces fameux antihéros qui surfent sur la voie du succès pour nos petits écrans.

 

 

On commence  donc par la série aux millions de fans : DEXTER. L’histoire d’un analyste de sang chez les flics le jour et d’un serial killer froid et méticuleux la nuit. Dexter est un pur psychopathe dans le sens médical du terme. Ayant vécu une expérience traumatisante à l’âge de 3 ans, il a grandi complètement vide d’émotion. Il est incapable de ressentir quoi que ce soit et encore moins de l’empathie. Pire, non seulement il ne ressent aucune empathie envers quiconque mais il est, de plus,  habité par des pulsions morbides qui le poussent à devoir tuer. Sa seule échappatoire : ne s’en prendre qu’aux criminels afin de ne pas totalement devenir un monstre.

Le côté génial de cette série c’est que, quand bien même le personnage principal de la série est un serial killer, donc le « méchant », cela n’empêche pas le téléspectateur de le soutenir à fond dès le 2ème épisode de la saison 1. On a donc tendance à invectiver le flic qui pourrait réussir à attraper Dexter, à croiser les doigts pour qu’il parvienne à tuer sa victime sans se faire prendre et à applaudir lorsqu’il parvient à échapper aux méandres judiciaires. Assez fascinant comme effet non ? D’autant que Dexter n’est pas le premier (ni le dernier) antihéros à rassembler des communautés de passionnés devant leur télé.

 

On se rappelle ainsi de nos deux comparses de Nip/Tuck qui, tout au long de leurs aventures, n’auront pas fait dans la dentelle, ni auprès de leur clientèle ni auprès de leurs propres enfants ! Ce qui transforme d’ailleurs leurs descendants en monstres de foire. Drogue, sexe, meurtre, mensonge, inceste … tout y passe dans cette série qui outrepasse largement les limites du « visuellement correcte » pour le plaisir de ses fans.

 

 

Autre série n’hésitant pas à mettre la drogue en avant :  dr HOUSE, qui n’est certainement pas à ranger dans la case des gentils docteurs. Addict à la nicotine, notre cynique diagnosticien préféré mêne la vie dure à ses patients, tout comme à ses collègues. Sa réplique préférée :  » tout le monde ment  » à commencer par lui. L’acte même d’arrondir les angles lui est inconnu et il prend un malin plaisir à révéler au grand jour les mensonges et hypocrisies de ceux qui l’entourent entre deux cas résolus. Savoureux.

 

 

Des anti-héros qui remportent tous les suffrages ? Ces dernières années il semblerait que ce soit devenu le crédo vendeur du petit écran. Entre Californication, Mad men, ou HUG impossible d’y échapper. Il serait peut être utile de se pencher sur la véritable signification de cette fascination des bad guys sur les spectateurs, mais pour cela il faudrait pouvoir décrocher 5mn de la serie les SPRANOS ; et avouez qu’on préfère de loin attendre en espérant que nos vilains méchants s’en sortiront une fois de plus.

 

Et vous, quel est votre « méchant » préféré ?

 

Sur ce …. Enjoy