Un nouvel article dans la catégorie : quel série regarder cet été ? Switched at birth.

Ayant terminé la première saison de Fairly legal (avec la délicieuse Sarah Sahi ) il a bien fallut que je me trouve autre chose à me mettre sous la dent. Alors certes il y a toujours Vampire Diaries qui traîne dans mes tiroirs, et grey’s anatomy dont j’ai quelques saisons de retard, mais je ne parvenais pas à me lancer dans de tels marathons (trop de saisons à rattraper tue la saison vous savez -_- ). C’est finalement une de mes amies, toujours de très bons conseils en matière de musiques, films et surtout séries, qui me met sur la voie. Pourquoi pas la nouvelle coqueluche du public USA : Switched at birth ? L’histoire de deux adolescentes qui découvrent qu’elles ont été échangées à la naissance. L’une vit dans un quartier pauvre avec sa mère célibataire tandis que l’autre a grandi dans une famille aisée en compagnie de ses deux parents et son frère…

Outch, je commence à faire la grimace. Deux filles échangées à la naissance ? Le genre de scénario qui tient sur un ticket de métro, le truc chauffé, réchauffé et qui a déjà été traité par les studios Disney en long, en large et en travers. En plus comme par hasard l’une est riche et l’autre pauvre, ça sent la daube à plein nez, dégoulinante de miévrerie et de bons sentiments du style  : »on finit tous par former une grande et heureuse famille, happy end ».

 

 

Mon amie insiste. Donne sa chanse à cette série, surtout qu’il y a un élément qui l’a rends originale : l’une des fille est sourde ce qui rends tout de suite les choses plus complexes ! Ok je me lance. Le premier épisode me chatouille légèrement et confirme mes craintes : tout va trop vite ! En moins de 45 minutes les filles ont déjà appris la vérité, rencontrés leurs parents biologiques et tout le monde habitent sous le même toit.Néanmoins je ne me décourage pas et quelques détails me poussent à continuer dans la série. En une après-midi je visionne la moitié de la saison et je suis bien forcée d’admette, cette histoire a su se montrer originale.

Tout d’abord, cette série mets à l’honneur une jeune fille devenue sourde après une méningite contractée à l’âge de trois ans. Ce simple fait permets à la production de se renouveller du genre habituel. En effet le scénario permets de confronter le monde des entendants et celui des sourds et d’avoir affaire à pas mal de préjugés établis des deux côtés. De plus, la présence de ce personnage invite à de longs dialogues en langage des signes simplement sous titrés pour les spectateurs mais sans musique d’ambiance et côté romanesque. La langue des signes prends ainsi la dimension d’une langue à part entière, ce que les associations essayent tant bien que mal de faire reconnaître par les entendants et les instances en place.

Si l’on craint un peu trop de bons sentiments et autres miévreries en regardant le première épisode, l’impression est vite contredite par la suite de l’histoire. Les personnages s’avèrent de fil en aiguille beaucoup plus complexe. Les parents s’opposent avec difficulté tout au long de l’intrigue. Regina, venue habitée dans la maison d’hôte de la famille riche, possède un fort caractère et n’entends pas se faire dicter sa loi parce qu’elle considère comme des parents bourgeois et arrogants. Les Kennish, s’en sans rendre compte, font preuve de maladresse voir de bêtise envers leur fille biologique, ayant du mal à gérer son handicap.

Les histoires se tissent tout comme les liens, mais avec réalisme. Plus souvent sur le point d’éclater par cette affaire que de former un clan unis, la famille se divise, s’affronte, se heurte. Il y a des cris, des larmes, des ressentiments, des erreurs mais aussi des pardons … parfois pas toujours sincères. C’est une série qui devient finalement plus dramatique qu’elle n’y paraissait et assez juste pour un sujet aussi bateau.

Forte de son succès grandissant, la production a été renouvelée pour une seconde saison cette fois avec plus de 20 épisodes quand la première n’en comptait que 10. Je vous recommande d’y jeter un oeil, elle pourrait faire grand bruit chez nous bientôt.

Sur ce …. enjoy