Pour continuer dans les critiques cinématographiques je vous propose aujourd’hui de décortiquer un raté  de grande envergure : Sortilège, remake moderne de la Belle et la Bête, incarné par Vanessa Hudgens et  Alex Pettyfer .

Sortilège : bien sur dès qu’on voit la bande annonce on sait à quoi s’attendre, une histoire à l’eau de rose, dont le scénario s’avère sans aucune surprise et qui ne décrochera pas l’étoile d’or au royaume du cinéma. Néanmoins, ce genre de film parvient souvent à trouver grâce à mes yeux. Oui ce type de production est à au cinéma ce que le macdo est à la gastronomie, je l’admets. N’empêche que de temps en temps avouez qu’un hamburger peut nous faire baver et que ça fait du bien là où sa passe.

 

 

J’aime me divertir, me relaxer devant une comédie romantique facile, devant une histoire d’amour improbable mais jolie, niaise mais touchante. On se repose, on se détend et on ressort en souriant bêtement. Encore faut-il que dans le genre ce soit réussit, bien sur, mais là plupart du temps mes choix s’avèrent réussis….. sauf pour Sortilège. Grand mais alors grand loupé dans sa catégorie. J’aurais dù me douter de quelque chose lorsque je me suis aperçus qu’au bout de deux semaines à peine le film commençait à être introuvable dans la plupart de mes cinéma habituels dans Paris. J’aurais même du tiquer de ne voir aucun échos sur mes blogs préférés d’actus ciné ! Le bouche à oreille avait du fonctionner et prévenir que ce film ne valait pas un euro de pop-corn !

 

Dans ma grande naïveté j’ai mis tout cela sur le compte de la sortie de films plus attendus (Harry Potter par exemple) et / ou des vacances qui rendaient l’assiduité des critiques et des présences dans les salles sombres caduques. De plus je partais avec un bon apriori, personnellement, j’adore le mythe de la belle et de la bête, son adaptation Disney fait partie de mes chouchous (bon pas devant le roi Lion faudrait pas exagérer, mais loin devant Cendrillon qui m’a toujours cassé les oreilles avec ses piafs et ses rats ). Je trouvais cette histoire profondément belle, porteuse de messages simples mais diablement efficaces, capable de rendre mielleux le coeur le plus désséché.

 

 

La Bête (du moins dans l’histoire de base ) s’avérait toujours pour moi le gros nounours au coeur tendre, le balourd qui enchaîne les gaffes pour séduire et qui touche le coeur de sa belle de la façon la plus simple et sincère qui soit. Alors une adaptation moderne ne pouvait que me conquérir….. Encore une fois RATE !

Le film souffre de tant de déficiences qu’il m’est difficile d’en faire la liste : tout d’abord le scénario est bancale. Pourtant apparemment il s’agirait de l’adaptation d’un roman (je précise que je ne l’ai pas lus je ne juge donc QUE le film ) donc la matière devait déjà être en place. Et bien dans le film, la matière, on l’a cherche ! Un gosse de riche et belle gueule se voit punir par une sorcière et transformé en monstre. Jusque là : OK.

 

 

La belle, qu’il doit conquérir, est une jeune ingénue qu’on découvre déjà raide dingue de lui au bout de la 45ème minute de film. Là je suis perplexe, depuis le début on essaye de nous faire avaler de force et sans aucune subtilité que l’héroïne avait toujours perçu la profondeur du futur prince charmant derrière son masque d’arrogance, qu’elle est donc plus sage que les autres. Sauf que la gamine ne lui avait jamais parlé en trois ans donc a part se faire des films elle apparait juste comme une écervelée qui s’est faite avoir par la blondeur et la richesse comme toutes les autres.

 

 

Là dessus les personnages apparaissent sans aucune profondeur, le père est sans coeur envers son fils (tellement énorme qu’il fait caricatural), la bonne devient mère de substitution (si encore on avait creusé cette histoire avec ses fils restés au pays ou si on avait creusé un peu plus sa relation avec le fils de son patron, mais non quedal, elle apparait juste comme le perso idéal pour que notre idiot puisse comprendre le mode de fonctionnement  d’une fille ), l’aveugle est probablement le deuxième stéréotype avec son rôle de père de substitution (mais au moins ses répliques mordantes prêtent à sourire c’est déjà ça … ) le père de la jeune fille apparaît 10 mn à l’écran, juste le temps de permettre de réunir les deux héros sous le même toit (la relation père / fille d’un drogué est si vite ébauchée qu’elle en devient grotesque, à peine une excuse minable pour mettre un peu de pathos dans l’affaire ) et enfin nos deux héros principaux ont autant d’alchimie l’un envers qu’une plante verte et un lampadaire.

Sans rire, dans High School Musical il y avait plus de désir et d’attirance que dans ce film. Alors à savoir s’il faut que Vanessa Hudgens sorte avec son partenaire pour débloquer quelque chose … allez savoir ?

 

A partir de là tout n’est qu’un ennui mortel, Alex Pettyfer apparait bien novice dans ce rôle, il peine à émouvoir et on a bien du mal à sentir quoi que ce soit se dégager de lui. Sa vie est sensé être ruinée mais on le perçoit à peine comme un ado qu’on aurait puni dans sa chambre pour une grosse bêtise. Les tatouages ne le rendent pas spécialement laid ce qui dérange aussi quelque part. On dirait juste un look underground punk un peu poussé, pas de quoi hurler. Enfin si la BO pouvait sauver quelque chose ça se saurait mais on est toujours dans l’ignorance crasse.

 

 

Pour résumer : le conte de la Belle et la Bête de Disney donne beaucoup plus de matière à émouvoir, toucher, attrister et combler que ce navet de la pire espèce. Rien, strictement rien ne relève le niveau qui s’avérait pourtant bien bas étant donné le public visé et le type de film produit. A ne pas voir au ciné, encore moins acheter le DVD sauf pour les bouts de chou de 10 ans qui y verraient un moyen de retrouver leur princesse de High School Musical mais à part ça …. à laisser dans les placards jusqu’à ce qu’il passe à la télé et que vous soyez cloué au lit par la fièvre sans rien d’autre à vous mettre sous la dent. Alors peut être, et je dis bien peut être, que vous trouverez un quelconque intêrét à ce massacre cinématographique.

 

Sur ce …