Aujourd’hui, je voulais écrire un article coup de gueule. Qu’elle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert, après la mise à jour du site Deezer, que mon temps d’écoute serait désormais limité à 5 heures d’écoute par mois, alors que j’écoute de la musique à longueur de journée sur ce site. Pour mieux comprendre comment ce genre de service en est arrivé là, voici quelques explications.


 

Principe

Il existe, sur Internet, plusieurs sites d’écoute de musique en streaming  comme Deezer, Spotify ou encore MusicMe. Ce sont des sites qui permettent d’écouter toute la musique que l’on veut sans avoir à télécharger les titres illégalement, puisque la musique est en accès libre. On y trouve toute sorte de morceaux, que ce soit les plus connus, ceux qui marchent en ce moment, ou même des artistes peu connus.

 

De l’accès libre à l’accès restreint

Mais depuis quelques mois, cet accès libre tend de plus en plus à être restreint. Cette restriction a tout d’abord été justifiée par le fait que ce soit des services gratuits, mais que ces sites manquaient de financements pour tourner. Des titres et des albums ont commencés à ne plus être disponibles. Pour compenser ce déficit financier, ces sites ont d’abord été financés par la publicité (diffusés tous les 3-4 titres) avant de proposer des formules payantes. Les avantages de ces formules sont des titres de meilleures qualités sonores, la possibilité de les transférer dans son mobile, et aussi de pouvoir profiter de l’écoute de musique sans être interrompu par la publicité. Bien sûr, ceux qui ne paient pas ne bénéficient pas de ces avantages. La liberté d’écoute commence à être limitée, mais apparemment ce n’était pas suffisant.

 

 

Le début de la fin ?

Les majors, crise du disque oblige, sont intervenus. Ils veulent bien sûr réclamer de l’argent pour l’exploitation des titres de leurs artistes, ils veulent leur part du gâteau. Mais, d’après un commentaire que j’ai lu sur le sujet que je traite, un petit groupe figurant sur ce genre de site a avoué n’avoir jamais rien touché de ce que ces sites récoltent via les formules. En effet, à chaque fois qu’un titre d’un artiste est joué, cet artiste touche normalement une certaine somme d’argent. Donc on peut se poser des questions.

Donc, sous la pression des majors, ces sites se sont vues obligés de limiter l’accès gratuit à l’écoute, à commencer par Spotify fin 2010. Puis, cette semaine, c’est Deezer qui n’y a pas échappé. Des groupes « boycottez Deezer » ont même vu le jour sur Facebook. Combien de temps les autres sites d’écoute en streaming vont-il tenir ? A quoi peut-on s’attendre pour la suite ? Si ça continue comme ça, bientôt l’accès à YouTube sera payant !

 

 

Je trouve cela dommage de limiter l’écoute gratuite parce que cela va pousser les internautes à télécharger illégalement. Tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter des disques, et ces sites permettaient de découvrir de nouveaux artistes, de redécouvrir de vieux titres, et tout ça est réduit en miette pour une histoire de sous. La culture est mise à l’écart.

Bien évidemment, comme toujours, il existe des techniques pour contourner cette limitation d’écoute dans le temps.

 

Source photo : http://toutelaculture.com/, www.gizmodo.fr, www.facebook.com.