Juin approche à grands pas, et avec lui les fins de saisons de nombreuses séries US. En ce lundi matin ensoleillé, j’avais envie de vous parler de l’une d’entre elles en particulier, et ceci pour plusieurs raisons. Une de ces raisons étant que j’apprécie beaucoup cette série avec un humour décalé. Je sais, elle n’est pas toute jeune, car la saison 4 vient de se finir, mais un petit retour en arrière ne fait pas forcément de mal, surtout que certains vont peut-être la découvrir grâce à cet article…

Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, l’épisode final de la saison 4 a été diffusé il y a quelques jours aux USA, nous laissant sur un gros cliffhanger, comme l’indiquait son titre qui était justement « Chuck VS the cliffhanger« 

Mais avant de vous parler du dernier épisode de la dernière saison, revenons un peu aux origines pour ceux qui ne connaîtraient pas…

Chuck, c’est quoi?

Le synopsis est simple et plutôt efficace!

Prenez un jeune nerd, brillant, qui pour des raisons obscures a raté son cursus universitaire et se retrouve employé dans le service après-vente (en informatique) d’une grande chaîne de magasin d’électroménagers nommée BuyMore….Plongez-le dans le monde de l’espionnage et vous obtenez la série Chuck.

Bien entendu, pour que la sauce prenne et que son arrivée dans ce monde particulier soit crédible, il faut une bonne raison!

La raison est en réalité le pilier de la série.

En effet, la CIA et la NSA ont un projet nommé « l’intersecret » qui réunit toutes leurs informations sensibles dans un superordinateur, qu’un ancien camarade d’université devenu espion va lui « injecter » dans la tête.

Le voilà donc avec tous les dossiers top-secret des deux plus grandes agences des États-Unis coincés dans son cerveau.

Il n’en faut pas plus pour que ces deux agences lui envoient chacune leur espion pour « récupérer » ces infos.

Pour la CIA ce sera une belle blonde nommée Sarah Walker, et pour la NSA un gros dure qui tire avant de penser en la personne du Major Johon Casey.

Tout ce petit monde va vite comprendre que Chuck, en plus d’avoir l’intersecret dans la tête, a des « flashs » qui lui donnent accès à ces dossiers pour peu qu’une image vienne le stimuler, comme voir la tête d’un terroriste ou entendre le nom d’un lieu précis, et le voilà parti dans une sorte de trans où toutes les infos utiles vont lui « apparaître ».

Et tout ça, ça donne quoi ?

Ceci étant le synopsis de base, on se doute bien que l’histoire ne se résume pas à cela.

Au début les deux agents vont devoir protéger Chuck, ou plutôt l’întesecret, car c’est ça à leurs yeux qui a de la valeur. Surtout que leur tentative de retirer les infos de la tête de ce cher Chuck ont été infructueuses.

Chuck va vite se trouver confronté au monde de l’espionnage en participant aux missions bon gré mal gré, grâce ou à cause des infos qu’il possède.

On imagine très bien le côté maladroit que peut avoir un personnage tel que lui, qui ose à peine parler aux filles, et les problèmes que cela engendre lors de mission.

Pour autant, au cours des saisons notre antihéros va évoluer, ainsi que les autres personnages qui gravitent autour de lui.

Car Chuck est entouré de tout un tas de personnes hautes en couleurs.

En plus des deux agents qui le protègent, nous avons sa famille proche, ses collègues et amis.

Mais principalement l’histoire tourne autour de ces personnes:

  • Sa sœur Ellie, docteur qui essaye de pousser Chuck à avancer dans la vie.
  • Le petit ami de sa soeur Devon Woodcomb , génial dans tout ce qu’il fait, surnommé « capitaine trop top » (dans la VF, en VO il est appelé Awesome).
  • Le meilleur ami de Chuck Morgan Grim, un looser fort sympathique qui essaye tant bien que mal d’avoir une petite amie.
  • Quelques membres du personnel du BuyMore, comme le Chef Big Mac, et les deux acolytes inséparables et totalement border line, Jeff et Lester.
  • Général Diane Beckman qui est la responsable de l’équipe et qui donne les différents ordres de mission.

Une très jolie brochette de personnages qui font aussi la force de cette série.

Et comment tout ça évolue?

On se doute bien que Chuck ne peut pas tenir quatre saisons en étant l’éternel débutant-espion, son personnage va évoluer, avancer, s’affirmer.

Ce qui est appréciable dans cette série, c’est que les histoires, justement, ne s’éternisent pas.

Si les scénaristes lancent une amorce, elle ne va pas traîner en longueur, souvent en fin de saison l’évolution est belle et bien arrivée, les réponses aux questions sont là, certains comportements ont avancé…etc.

Ce n’est pas le genre de série où l’on sait que deux protagonistes sont attirés l’un par l’autre ,et vont rester 10 saisons avec cet amour platonique en se regardant du coin de l’œil sans que jamais rien n’arrive.

De l’histoire principale aux petites histoires parallèles, la trame générale de la série évolue très bien de saison en saison.

On a la joie de voir les personnages avancer, grandir dans leur façon de penser et d’agir.

On doit en penser quoi?

Si j’écris un article sur une série qui termine sa quatrième saison et qui va voir sa saison finale débuter l’année prochaine, vous devez vous douter que j’apprécie.

Ce que j’aime dans cette série, c’est plusieurs choses:

  • L’espionnage vu de façon humoristique avec tous les « fantasmes » et clichés que l’on peut se faire.
  • L’humour présent à tout moment avec des personnages aussi drôles qu’attachants.
  • Les transitions entre la vie « normale », entre autres celle du lieu de travail au BuyMore, et la vie d’espion.
  • Les mentalités opposées des héros de la série, comme Chuck incapable de tuer quelqu’un et Casey qui ferait presque ça par plaisir.
  • Le fait que la série avance vraiment et ne traîne pas sur la longueur, elle sait se renouveler.
  • …etc

En gros, une série que je ne peux que vous conseiller, surtout si vous aimez l’espionnage et l’humour un peu décalé.

C’est un vrai divertissement, c’est écrit pour vous faire rire pendant 45 minutes…et on n’en demande pas plus.

Pour le mot de la fin, je dirais que je regrette qu’il ne reste plus qu’une saison (qui  n’aura que 13 épisodes au lieu des 24 habituels), mais d’un côté la série arrive au bout et il serait difficile d’aller plus loin sans tourner en rond.

J’espère que vous appréciez, ou apprécierez autant que moi!