
L‘autre jour je reçois le mail d’une de mes connaissances m’expliquant que ce serait une bonne idée que j’achète le dernier Phototech (N° d’avril/mai 2011) car il y a un concours nature dedans avec un chouette prix à gagner.
Il connaît mon amour pour la photo nature, c’est donc tout naturellement qu’il me donne ce conseil que je vais suivre.
Malheureusement, ou heureusement, par manque de temps je ne vais pas comme à mon habitude feuilleter ladite publication avant de l’acheter.
J’arrive, je prends le mag, je le paye et je pars. Ce n’est que le soir venu que je commence à le lire…Je me plonge dedans et je découvre un sommaire plutôt sympa et complet.
La découverte…
Cette revue me semble plutôt bien, donne de bons conseils et de très bonnes astuces, j’avoue qu’à première vue je suis séduit.
Pourtant au détour de la page 58 je tombe sur une photo de caméléon qui me séduit, je regarde le crédit pour connaître le nom de celui qui a fait cette très belle photo, et voilà que je découvre avec horreur qu’elle a été achetée sur Fotolia.
Je regarde rapidement les autres photos du journal pour me rendre compte qu’une très grosse partie de leurs articles sont illustrés avec des photos en provenance de microstock.
Vous allez me demander, mais qu’est-ce qu’un microstock?
C’est une banque d’image où les photos sont vendues à très bas prix (voir la pub ci-dessous):

Ces banques sont alimentées par des photographes (amateurs ou pros) qui reçoivent un peu d’argent pour chaque vente.
Imaginez que si quelqu’un achète une image 0.14€ et que l’entreprise doit tirer un bénéfice sur cette vente, la marge pour le photographe est plutôt faible.
Mais je vous rassure, je ne suis pas là pour critiquer les microstock, mon ami Cédric Girard le fait très bien (et pour de très bonnes raisons) en vous expliquant en 10 points tout ce qu’il y a à savoir sur le sujet:
10 bonnes raisons d’éviter les microstocks
Ce qui m’a perturbé c’est le fait qu’un journal photo qui devrait un minimum défendre le métier qui les fait vivre, n’hésite pas à puiser dans des microstock, plutôt que de payer au prix juste les photos qui illustrent leurs pages.
Un éclair m’a traversé l’esprit…
Et si leur concours, présent à chaque numéro, n’était là que pour s’offrir à moindre prix une bibliothèque photos?
Je suis donc allé directement en page 89 pour découvrir sur le formulaire de participation au concours une phrase qui ne laisse aucun doute sur la finalité des images:
En envoyant mes photos au concours Phototech, j’atteste que celles-ci sont libres de droits pour Phototech…
Vous allez me dire, cela peut être uniquement une phrase qui permet de publier les photos pour le résultat des concours.
Alors, pourquoi ne pas préciser que l’autorisation n’est accordée que pour la présentation des photos et qu’il n’y aura pas d’usage commercial des dites photos?
Car écrit comme tel, cette phrase autorise Phototech à utiliser toutes les images qui lui sont soumises comme bon leur semble, et même de les revendre sans que l’auteur d’origine ne soit informé ni rémunéré.
Peut-être que ce n’est pas le cas, et qu’ils ne le feront pas.
Mais je suis prêt à parier que dans quelques mois on trouvera dans les pages du magazine, pour illustrer certains articles, des photos venant droit des concours et d’autres soumissions volontaires, comme leur rubrique: « publier vos photos dans Phototech« .
Je sais que certains vont se dire qu’il n’y a pas de mal à ça. Qu’au contraire, c’est une bonne pub que d’être publié dans ce genre de mag…etc.
Pour répondre à ça, je vous invite à lire cet article:
Amateurs, nos photos aux rabais
Je vous laisse méditer sur ce qui vient d’être dit.
En conclusion…
Je souhaite sincèrement que Phototech réagisse et use de leur droit de réponse, leur point de vue sur le sujet pourrait être des plus intéressant…
Je le dis sincèrement, car au-delà de cette histoire ce magazine me semble vraiment très bien.
Comme je l’ai dit en introduction, il y a foule de bons conseils, d’astuces…etc.
Les articles sont très bien écris et accessibles, en un mot, sans compter cette fausse note, il semble que ce soit une bonne revue photo…ce qui est d’autant plus dommage!
Sources images: Mon scanner et fotolia
Sources texte: Mes pauvres neuronnes

















Sujet d’actualité! Effectivement ça devient un problème ces photos gratuites d’autant plus dans une revue photo. Si c’est pour illustrer une pauvre pub passe encore, mais là ça craint. Et pour les concours photo, c’est en passe de devenir la norme j’ai l’impression: des conditions d’utilisations super souples au cas où…
Cédric Girard en a parlé recemment:
http://blog.aube-nature.com/concours-photo-terre-sauvage-2011/
En tout cas le sujet reste d’actualité même pour ce magazine.
Ils ont changé les condition pour les images mais ils continuent à prendre des images chez fotolia
Ils ont déjà fait un effort, c’est pas mal, au moins ils sont sur la bonne voie!
En effet, malheureusement de plus en plus de concours photos obligent à céder nos droit pour participer.
Heureusement, il reste quelque concours photo qui sont correctes!
Bonjour
Un magazine qui s’alimente dans un microstock et qui cherche de la photo à pas cher à tout prix est un magazine pour aller aux toilettes. J’ai pas dit pour lire ^_^
SURTOUT si c’est un mag photo !!! C’est une véritable honte, et cela prouve au moins une chose : le staff dudit magazine n’est très certainement pas composé de photographes !
Mon cher Cédric , tant qu’ il y aura des branlo comme il y a beaucoup dans les forums, qui viennent de s acheter un appareil numérique, ils croient tous que le monde de la presse leur appartient, et comme ils ont un ego a satisfaire ils bradent leur production.
C est tout aussi simple que cela. Ont les entends chuchoter lors des expositions, à la personne qui les accompagne « tu verras lorsque j aurai mon appareil »
CQFD !
Bonjour,
Il y a bien d’autres méthodes appliquées par les magazines pour remplir leurs pages d’images à moindre frais : toutes les pages » des lecteurs » voire même des dossiers complets faits en compilant images et textes de quelques auteurs non rémunérés.
Je doute également que les portfolios, y compris de noms connus, soient rémunérés. Mais on dira que ça fait de la pub.
Si le lecteur devient aussi l’auteur, pourquoi continuer à acheter ces magazines.
J’aime beaucoup cette définition
OK, le fond est compréhensible, on voudrait partager ton point de vue.
Mais alors pourquoi mettre toute cet pub dans ton article ?
Le bandeau de la célèbre banque d’images;
le non du magazine en couleur;
la couv en grand format
Ta mise en page ne semble pas refléter le fond de ton article.
Ne serais-tu pas convaincu par tes idées ?
Amicalement
David
Je pense que ta remarque vient du fait que tu ne connais pas notre ligne éditoriale et notre façon de présenter nos articles.
Nous sommes 10 rédacteurs, et nous devons respecter une charte de rédaction.
Donc, je vais répondre point par point:
1) Le bandeau publicitaire n’est là que pour illustrer le fait qu’ils vendent des photos très bon marché, je mets l’image pour démonstration, elle n’a pas de lien, et d’ailleurs aucun lien sur cet article et dans le site en général ne pointe vers ce microstock.
Si tu parcours un peu notre site d’info, tu verras que dès qu’on a la possibilité de le faire, nous essayons de respecter les couleurs des logos des marques, que notre article soit positif ou négatif à leur sujet.
Un exemple d’article où tu trouveras cette façon de faire:
Google vidéo va disparaitre
Cet article parle d’un magazine précis, d’un mois précis, il est plus que normal que j’illustre l’article avec la couverture du-dit article.
Je doute que Phototech soit très heureux de cet article.
De plus, mon objectivité journaliste m’oblige, même si je dénonce un problème, à ne pas ignorer les points positifs.
Je te prie de croire que je suis, et la rédaction avec moi, parfaitement convaincu des idées et points de vue que transmet ce billet.
Merci pour ton passage et ton commentaire.
Bonjour amis photographes,
Tout à fait d’accord avec cet article contre l’utilisation à bas prix, mais pouvons nous changer le monde où nous vivons, certains se contente de voir leur nom au bas d’une photo voulant ignorer que le dit magazine fait de l’argent sur son « dos » l »e plus célèbre est à mon sens chasseur d’images qui dès ses début utilisait et utilise encore des photos des lecteurs sans contre partie. Me trompe-je ?
cordialement à vous
Ah ben tiens je n’ai jamais fait attentions aux crédits photos
J’aime bien ce magazine car ils expliquent simplement et j’arrive a y comprendre plus de choses.
[...] Phototech mon petit coup de gueule… – Pour Ton Info [...]
Bah oui, ce magazine fait comme tous les autres en ce moment! je rappelle que chacun est libre de participer ou pas!
Dans la photo comme ailleurs, il en faut pour tout le monde! Ce mag est bien conçu, y a que très peu de pub et je suis d’accord avec Pitch, il permet de comprendre facilement les bases de la photo quand on débute! Aux ‘pros’ de se déchirer un peu pour faire valoir un travail de qualité (rendu, rapidité de livraison, diversité)
Mtt92
Merci pour ta réponse.
Malheureusement, ton argumentation pose quelques problèmes.
Tu dis:
En effet, mais est-ce une raison pour suffisante pour le faire.
Avec le même genre d’argumentation, on peut tout faire passer:
Bref, je ne vais pas aller plus loin, car, comme tu le constates on ne peut pas user de ce genre d’argument pour accepter un comportement qui n’est pas juste.
Ce mag, qui est très bien dans son approche de la photo (et je l’ai précisé) ce doit de protéger son propre gagne-pain.
C’est une simple question d’éthique, on ne peut pas tuer un métier au nom du profit quand il est possible de sauver celui-ci avec un minimum d’effort.
Certes, il y a peu de pub, mais est-ce vraiment le prix que l’on veut payer pour avoir quelques pages de pub en moins?
Le fait que dans le contenu Phototech soit un bon mag est d’autant plus triste, car il pourrait faire largement mieux!
Après, libre à toi de penser ce que tu veux et de justifier leur comportement par des phrases toutes faites et trop de fois entendues.
J’espère juste que tu prendras du recul sur ta façon de voir les choses!
A force de ne rien demander on obtient pas grand chose…
https://www.facebook.com/group.php?gid=85612832645
Quand le sage montre la Lune, le fou regarde le doigt : http://lephotographecybernomade.blogspot.com/2007/02/un-statut-pour-la-libert.html
je suis tout à fait d’accord avec cet article, j’ai un sacré paquet de magazine pour aller au toilette
Je suis sidéré de lire des phrases comme celle de mtt92, concernant « les pros qui doivent se déchirer »
Car dans les faits, ce n’est pas une question de qualité mais de respect de la profession : comment expliquer la recrudescence de « projets » où l’on sollicite les photographes (pros ou amateurs : ce n’est même pas le problème, finalement !) et où ce sont les seuls du circuit à qui l’on demande de « travailler » gratuitement ???
Je reçois plusieurs fois par semaine des demandes de photos avec les sempiternelles « votre nom et votre site seront cités » (ben voyons… et c’est ça qui va me faire vivre ?)
Les maquettistes sont payés, les imprimeurs sont payés, les rédacteurs sont payés, les livreurs sont payés, les buralistes sont payés : pourquoi les photographes seraient-ils systématiquement les dindons de la farce et les seuls à ne pas être rémunérés ???
Je pense que pour beaucoup le problème vient du fait que les photos son accessible sur le net (je dis bien accessible et pas libre de droit)sans payer.
Quand on achète le dernier ELLE, on le paye, quand je vais sur le site de ELLE, je ne paye rien.
Le livreur, l’imprimeur…etc, eux, pour avoir leur service on paye toujours, aucune exception.
Alors, j’imagine volontiers que dans la tête des gens, la photo n’a plus la même valeur qu’avant du fait de cet accessibilité.
Bien entendu, ça n’excuse en rien de ne pas avoir de recule, mais j’imagine que c’est là le mécanisme de pensée.
Il faut absolument communiquer un maximum sur le sujet pour revalorisé le métier de photographe!
Bonjour à tous,
je vais essayer de vous répondre sur ce thème délicat car effectivement sujet à controverses.
Concernant Fotolia : Phototech est un magazine jeune et qui ne contient que très peu de publicité. Nous ne marchons que parce que nos lecteurs achètent notre mag, et parce qu’il y a des abonnements. Par conséquent, nous n’avons que très peu de moyens et pas la capacité de payer des photographes indépendants pour remplir les pages de nos articles. Croyez bien que c’est un problème qui nous préoccupe mais en l’occurrence c’est ça ou ne rien faire… Tous nos rédacteurs, moi y compris, sommes photographes et nous travaillons dans le milieu de l’image. Lorsque c’est possible nous essayons de faire passer nos photos ou celles d’artistes qui acceptent d’être diffusés avant d’avoir recours à du Fotolia. Mais, hélas, notre besoin en image est lourd et fotolia est d’une grande aide. Je ne pense pas qu’il faille nous jeter la pierre sur ce point, car encore une fois s’il n’y avait pas fotolia nous ne pourrions pas sortir un magazine tous les deux mois.
Concernant les droits d’auteurs : Comme je viens de vous le dire, Phototech est jeune et n’a pas les moyens de payer des photographes pour acheter leurs droits… et par extension nous n’avons pas les moyens de payer un procès pour l’utilisation abusives d’images. Par conséquent, on se verrouille en demandant aux gens de nous laisser leurs droits afin qu’on puisse diffuser leurs images pour le concours sans avoir à craindre un procès qui nous ferait tout simplement mettre la clé sous la porte. Nous n’utilisons pas vos photos pour des besoins publicitaires, ni même nous ne les vendons ! On se contente de les diffuser pour le concours, et à l’occasion on en utilise une ou deux pour illustrer un article lorsque cela s’y prête.
Concernant le mag : Je n’ai pas le temps de répondre à chaque remarque laissé dans les commentaires, mais Phototech est un magazine sérieux. Notre équipe rédactionnelle est réduite à son strict minimum, et nous faisons tous de gros efforts pour que le mag soit intéressant et instructif. Quand je vois l’énergie que l’on déploie à essayer d’en faire un magazine différent et vraiment utile je me dis que nous juger sur des critères d’images Fotolia ou pas (et qui d’ailleurs servent toujours a illustrer un propos et ne sont jamais là par hasard pour boucher un espace) c’est bien peu. Critiquez nous sur le contenu, mais pas sur ce point car encore une fois c’est la seule solution à ce jour pour que nous puissions sortir le magazine.
Et pour ce qui est de le mettre aux toilettes… là c’est une affaire personnelle propre à chacun…
Merci en tout cas de nous avoir signaler cet article et de nous avoir permis d’y répondre.
A bientôt
L’équipe de Phototech
Bonjour Nicolas (et toute l’équipe de Phototech)
Ne le prenez pas mal, mais c’est de bonne guerre : en fait c’est toujours la même rengaine ! TOUS les intervenants participant à l’élaboration des magazines sont TOUS payés, SAUF les photographes.
Trouvez-vous cela normal ?
Dans le passé j’ai travaillé avec un magazine (qui existe toujours) lors de ses premiers numéros, dans lequel j’ai diffusé quelques articles (rémunérés bien entendu).
Un jour ils me demandent d’écrire une brève (petit texte de 300 mots). Comme ils m’avaient fait bosser et que je savais que « c’était dur », je leur ai volontairement proposé de leur DONNER une image (pas pourrie, sans me faire de fleurs
) histoire d’asseoir nos bonnes relations.
La brève est parue, sans mon image et avec une image Fotolia. Bilan des courses : je leur ai allumé la gu… et ça a fait effet boule de neige sur les forums et les blogs (beaucoup plus que je ne le pensais d’ailleurs : il faut dire qu’à cette époque c’était le seul mag du marché dans sa thématique)
Bref, tout est rentré dans l’ordre par la suite, mais j’ai eu un goût amer dans la bouche quand le bilan comptable est tombé sur societe.com, car ils avaient fait… 70K€ de bénéfice (c’est tout le mal que je vous souhaite !) : l’argument du « on n’a pas les moyens » ne tenait plus !
Dès lors, comprenez que je sois (et je ne suis pas le seul) très réservé quant à l’usage des photos de microstock dans les magazines furent-ils très jeunes : c’est un comportement non éthique de la part d’un magazine dédié la photographie.
Si vous avez du mal à trouver des images, établissez des barèmes à la hauteur de votre diffusion (à titre d’exemple certains petits magazines avec lesquels j’ai travaillé prenaient 25€/photo en 1/4 de page : c’est pas lourd payé, mais c’est une entente contractuelle claire et honnête, et qui finalement est peu éloignée des tarifs en HD issus des microstocks !) et travaillez avec des photographes : nous ne sommes pas « bornés » ni bêtes !
J’ai même bossé avec un magazine équestre pour leur premier numéro, j’avais proposé des images à 30€ (pleines pages) car ils n’avaient pas trop les moyens. Une fois le magazine lancé, ils m’ont refait ensuite travaillé et tout le monde a été gagnant dans l’histoire.
Vous y gagnerez sur tous les points :
- votre image / e-reputation sera préservée
- ceux avec qui vous bossez qui ont une visibilité web vous feront de la pub gratuite
- votre budget sera relativement préservé, tout en accédant à des contenus de qualité
Une fois votre projet correctement installé, vous pourrez voir pour augmenter progressivement vos barèmes.
Mais par pitié, ne cautionnez pas ces « entreprises » qui flinguent notre profession !
Cédric Girard est trop doux sur ce coup.
Vous savez parfaitement calculer un point mort, un seuil de rentabilité, un cout d’impression, de distribution etc etc … Sinon jamais vous n’auriez pu lancer un projet de cet envergure. Donc dès le départ vous avez choisi de passer par ce micro-stock.
Là c’est trop: un mag photo qui utilise les micro stocks. Pour rappel chasseur d’images a voulu s’associer avec un micro-chiotte eux aussi : ça leur a couté une campagne web calamiteuse pour leur image. Une partie du lectorat (pro et amateur très pointu) a une piètre image d’eux depuis cette histoire.
Ne vous moquez pas de nous (photographes en général) en nous resservant des arguments éculés de marketing, vous victimisant (ridiculisant ?) par la même occasion. Vous avez sciemment acheté ces images, ne regardant que vos chiffres, prenant le photographe amateur/débutant pour un pigeon, laissant en plus entendre qu’il est idiot et ne peut comprendre qu’une image diffusée dans un titre payant a une vraie valeur marchande.
Oud_s
Ps : en terme de ventes, chasseur d’images ont senti qu’ils étaient allés trop loin. Et ont très vite fait marche arrière.
Même si j’ai (moi) perdu toute considération à leur égard suite à cette attitude, force est de reconnaitre ils ont su faire ce qu’il fallait pour conserver leur lectorat de base revoir toute cette politique d’achats au micro-chiotte.
Quand à votre concours, il est impossible à votre niveau de faire les ignorants : vous êtes des professionnels de la presse et donc du code de la propriété intellectuelle.
Ce ne sont plus des coïncidences, mais une démarche volontaire de destruction du CPI.
Oud_s
Nan, mais…vous vous trompez d’ennemi.
Succinctement, sur le marché vous pouvez trouver des pommes à 1 € et des pommes à 30 €. Vous êtes en train d’insulter les clients qui achètent à 1 €.
Bah, vous n’avez pas fini…parce que des clients qui vont faire ce même choix, il y en aura toujours.
Ce qu’il faudrait…c’est éradiquer ces microstocks. Pathétiques intermédiaires qui, comme des nuisibles profitant de la brèche numérique, se sont glissés entre le photographe et l’acheteur pour monter leurs petits business, quitte à faire crever la profession à terme.
Et pour commencer, vous pouvez d’ores et déja signer la pétition pour refuser le label « hadopi » à Fotolia ici:
http://petitions.upp-auteurs.fr/appel.php?petition=3
Ensuite, il faudrait règlementer les tarifs de vente de ces stocks. Mais…bon…bien venu dans un monde mondialisé…Sans parler de l’absence de représentation cohérente des photographes pro en général.
Ju, merci pour ton commentaire avec lequel je suis en partie d’accord.
On ne se trompe pas d’ennemis, déjà on n’y voit pas des ennemis.
Si je reprends ton exemple des pommes, je dirais que Phototech n’est pas réellement le client final au sens propre du terme.
Ils sont la boulangerie qui va acheter des pommes pour en faire un gâteau, avec sur leur devanture marqué: « produit bio fait mains », alors qu’une partie de leur ingrédient vient de l’agriculture de masse.
Ils vont alors nous expliquer, mais nous on fait ça pour vivre, on est une petite boulangerie, sans ces pommes bon marché, on ne peut vivre.
De fait, il devient un peu hypocrite de leur part de parler de fait maison et de produit bio.
Autrement dit, défendre la photo dans un journal photo qui se sert dans des microstock, c’est juste une façon de se moquer de ses lecteurs.
Et ne t’en fait pas, nous sommes bien au courant des divers pétition au sujet de Fotolia et autre.
Je suis personnellement membre du forum http://www.pixelartese.com qui milite depuis de nombreuses années pour défendre le monde de la photo!
Salut Darth,
En fait, tu mets en opposition une forme d’éthique avec une réalité financière. Il ne faut pas être naïf. Dans notre monde actuel, il y a toujours à un moment ou un autre, un directeur financier, une banque ayant accordé un crédit ou des actionnaires pour faire pencher la balance d’un côté plutôt que d’un autre. Je te laisse deviner lequel.
Je ne fustige donc pas ceux qui utilisent ces stocks mais cette absence de législation qui permet à ce type de stocks d’exister. Les critiques formulées à l’égard de ce magazine ne me semble pas donc pas approprié. Parce que tu vois, on pourrait aussi en vouloir aux photographes qui fournissent et alimentent ces banques low cost. On pourrait même les traiter de « jaunes » et partir à la chasse aux sorcières. Mais, à nouveau, le problème n’est pas là.
Enfin merci pour le lien pixelartese, je vais aller faire un tour.:)
Ju
Je vous remercie pour cet article. J’y suis arrivée en cherchant une info très simple, justement au sujet de photos fotolia que j’avais l’intention d’acheter (oups mea culpa) pour un flyer publicitaire, étant donné que je suis graphiste et que je travaille, entre autre, avec des petits clients (commerçant de quartier etc). Devant les prix vraiment rikiki des images vendues, je m’interrogeais : sont-elles totalement libres de droits pour une utilisation indéfinie (quoi je peux les recycler à autant de clients que je veux ??) Où dois-je les racheter à chaque utilisation ? La FAQ étant très floue, j’ai fais des recherches sur le net.
J’en avais la puce à l’oreille mais merci de m’avoir conforté dans mon idée que, décidément, c’est pas top-top d’acheter quelques centimes (j’exagère à peine) à des gens qui n’en vivront jamais.
Le même problème se pose pour les graphistes avec des ventes au rabais, des pseudos concours et des cessions de droits sur nos créations … Je découvre que le même problème se pose pour vous photographes.
Salut !
Suite à la lecture de cet article, j’ai contacté Phototech sur leur blog (http://www.phototech-leblog.fr/2011/09/02/cest-la-rentree/#comments , 8ème commentaire) et sur leur Facebook (https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=260075057361533&id=212418995460473&ref=notif¬if_t=feed_comment_reply) mais sans réponse convaincante pour l’instant…
C’est dommage, j’aime vraiment ce mag, ce serait bien qu’ils changent cette formulation…
Sans vouloir m’avancer, je doute qu’ils donnent une réponse franche.
Leur façon de se passer la patate chaude prouve qu’ils n’ont pas réellement envie de réagir.
Ils espèrent que ça s’oublie aussi vite que c’est arrivé, et ils ont la mauvaise idée de penser que la plupart de leurs lecteurs ne seront rien de cette histoire.
D’un côté, ils n’ont pas tout tord, combien font attention à ce genre de détails? Peu, très peu….trop peu!
Mais je te remercie d’être venu ici, d’avoir pris le temps de leur écrire, car c’est des actions comme la tienne qui vont forcément faire bouger les choses!
Merci donc
Laissons ces concours mettre des closes abusives.
Surveillons les éventuelles re-publication, et… Passons à la caisse ! Parce que dans le cas de la publication d’un cliché sans les droits, c’est 300 000€ d’amende et 1 an d’emprisonnement… Et comme la cession de droit sans limite de date et d’utilisation est illégal (article L131-3 code de la propriété intellectuelle)… ;o)
Salut à tous !
Suite à mon coup de gueule sur leur blog puis sur leur Facebook, appuyé par votre article et soutenu par quelques autres internautes, Phototech a décidé de changer la formulation demandée. Désormais l’accord de publication sera désormais limitée au numéro en cours ! Je vous copie/colle la déclaration de Phototech sur leur Facebook :
Vous nous avez demandé d’adapter la phrase légale de cession de droits pour les concours. Nous avons entendu la demande et nous avons discuté avec les membres de la rédaction et notre éditeur. Bilan, nous allons changer la phrase pour que vous ne nous laissiez les droits que pour le magazine en cours ! Ceci dit, nous tenons a vous rassurer, nous n’avons jamais revendu vos photos et même en cas de réutilisation dans le magazine nous demandions toujours l’autorisation aux auteurs. Nous tenons à nous excuser à toutes les personnes que cette phrase aurait incommodé.
Félicitations donc à l’auteur de cet article sans lequel mon message n’aurait pas eu autant de poids, et quand même bravo à Phototech pour leur réactivité. (je regrette quand même que mon message sur leur blog soit resté sans suite et qu’il ai fallu médiatiser ça sur FB pour qu’ils bougent, mais bon on va pas faire la fine bouche)
Merde…Tu viens de faire perdre 300 000 € à Fred*D Photo…
Et depuis avril, rien n’a changé ! De véritables fumistes !
@Oud_s : tu te trompes : regarde la date de mon message, ils ont annoncé qu’ils changeaient leur formulation il y a seulement quelques jours.
ça fait deux ans qu’ils jouent au chat et à la souris LOL
Bonjour à tous,
puisque c’est ici que la prise de conscience de la rédaction sur cette histoire de phrase légale a commencé (même s’il est vrai que nous avons tardé à réagir et que nos lecteurs n’ont pas manqué de nous le rappeler !), je tenais à venir vous annoncer que nous avons modifié notre phrase légale.
Voici sa nouvelle mouture :
En envoyant mes photos au concours, j’atteste que celles-ci sont libres de droits (hors usage commercial) pour le numéro du magazine Phototech pour lequel je participe, son blog et sa page Facebook, et que la ou les personnes qui y figurent acceptent d’être publiées.
Nous mentionnerons également à chaque publication que Phototech s’engage à demander l’autorisation aux auteurs des photos en cas de republication.
J’espère que ce changement ira dans le sens de ce que vous attendiez.
Cordialement,
Nicolas
Ma réponse va faire un peu « Bisounours », mais je voudrais féliciter à la fois l’auteur de cet article, qui a su mettre le doigt sur ce problème, et Phototech qui a su modifier sa pratique. Les lecteurs-contributeurs comme le magazine en sortent gagnants.
Venant du milieu de la communication graphique, je tiens à apporter quelques précisions à ce débat.
En effet, il n’y a pas que les photographes qui « souffrent » de ce type de problème. Appels d’offres, concours, créations d’affiches : nous, agences de communication, agences Web, graphistes ou web designer freelance, sommes sans arrêt confrontés à des situations de ce type ; c’est un peu la loi des métiers visuels, qui ne sont pas des métiers faciles. Notre temps à travailler sans rémunération dépasse largement les 35% et aujourd’hui de plus en plus d’écoles forment les étudiants à se préparer à ça.
Là où la loi est claire au niveau des photographies, que dire d’un client qui nous annonce sans complexes : « J’ai choisi de travailler avec vous mais si vous pouviez fortement vous inspirer de l’idée de vos concurrent sur telle situation ! ». Et là, la preuve juridique… accrochez-vous. Et ce genre de situation arrive tous les jours, vous n’êtes pas seuls.
Reste à demeurer éthique quoiqu’il arrive et, comme vous, continuer à dénoncer l’inacceptable.
L’action que vous avez faite ici est tout à fait louable et a porté ses fruits, même si à aucun moment je n’ai douté de la bonne foi du magazine. Leur ligne éditoriale, pour moi, traduisait une vrai transparence, même si cet aménagement de clause est le bienvenu.
Là où la situation est préoccupante, c’est parler de magazine « pour aller aux toilettes », phrase tout à fait impropre à une discussion adulte sur les clauses d’un contrat… et qui est, de plus, discriminatoire et tout à fait insultante pour ses nombreux lecteurs, sans compter les amateurs (NB : une grande partie du lectorat du magazine) qui ont été mesquinement jugés et stigmatisés par quelques personnes ici.
Pour l’avoir lu régulièrement, Phototech, contrairement à d’autres magazines, ne bourre pas ses numéro de publicités, ne jargonne pas pour perdre ses lecteurs dans une volonté d’obscurantisme élitiste du savoir et se repose rarement sur ses lauriers, chaque numéro regorgeant d’un vrai travail au niveau des idées. C’est le seul magazine de photo que j’achète chaque mois.
Je tiens à préciser que je ne possède aucune action chez Phototech, je suis simplement une lectrice qui apprécie vivement ce véritable vivier de créativité… sans tralala, justement.
Je n’achèterai pas ce magasine (qui reste un torchon à mes yeux) ni ne le recommanderai tant qu’il fera appel à des micros-stocks, ou mettra 2 ans (!!!!) pour « reformuler une phrase », et dans son intérêt en plus !
Et pour info Alexia le cpi est très clair, pour tous les créateurs d’images ou autres. En tant que pro, à vous d’aller chercher ces infos, et de blinder vos contrats et conditions générales.
(Par ailleurs je me tiens à dispostion pour ceux qui veulent des pistes de recherche ou des explications pour la France, mais via mp).
Bonjour,
Le recours au microstock est peut etre aussi causé par l’augmentation de photographe professionel qui en se déamrque pas des photographes amateur. De plus pour les photographes dévenemetn, marketing , design… je ne vois pas comment les microstocks vont toucher leur boulots. Je pense plutot que ca peut tirer le niveau de la photo par le haut. Les vieux photographes admettent pour la plus part qu’avec un accées plus simple à l’image et sont partages il est plus difficile de se démarquer qu’avant. mais la photos n’est pas un cas unique (l’édition, le service, les annonceurs…). Il faut juste revoir les façons de se différencier. Si un amateur peut faire concurence a un professionel faut peut -etre que le pro se pose des questions.
Je ne vends^pas de photos mais je trouve juste un peu hypocrite les raisons de certaines attaques mené contre les microstocks et ceux qui y ont recours.
Bonne journée
Bonsoir
L’hypocrisie tient surtout à celles et ceux qui défendent un modèle économique initialement destiné à répondre à des demandes légitimes (typiquement la photo d’illustration « générique », genre une pomme sur fond blanc, la nana sourire pepsodent avec le GSM sur l’oreille, ou la famille senior en train d’éclater de rire – ils rient tout le temps les seniors, c’est connu – bref)
Le hic, c’est que ces entreprises ont opéré un véritable dumping, à grand renfort d’appuis politiques et de levées de fonds, pour s’emparer progressivement du marché du print et sur des domaines qu’ils ne MAÎTRISE PAS.
P’tit exemple (que je connais très bien étant donné que c’est ma spécialité) ? Les animaux domestiques !
Prenons un mag généraliste genre « Femm3s actu3lles », qui se met en tête de vouloir monter un dossier sur les chats de race. Les v’là partis à se procurer des photos chez Fauxtolia. Bilan : sur 15 races, 40% d’erreur d’identification sur les photos (heureusement que c’était pas un dossier sur des espèces sauvages, car là on est à 60/70% d’erreur !)
Sans compter le temps passé par l’icono / le graphiste / le rédacteur à RECHERCHER les images… faussement indexées !
Une image HD en microstock se monnaye entre 10 et 15€ (hors forfaits). Il faut donc ajouter le temps de recherche des images, autant de temps perdu à faire autre chose de plus « utile » !
Une agence trad’ ou un photographe spécialisé fait la recherche pour le client. La voilà la différence !
Une heure de recherche c’est en moyenne 40€ « perdus » pour l’entreprise acheteuse, soit pour une image un coût final de l’ordre de 50€ (j’arrondis). Et je peux vous dire que pour avoir géré une agence web pendant quelques années et avoir travaillé avec des graphistes, une heure de recherche pour une image, c’est pas grand chose sur ces banques d’images !
Enfin bref, voilà qui relativise finalement le prix de revient d’une image de microstock, dont on ne peut pas garantir l’origine ni le contenu, en tout cas sur des thématiques précises, sauf à en être spécialiste.
Sur du tout venant (cf les exemples que j’ai cité plus haut) ils sont imbattables, c’est indéniable. Idem pour une « grosse » parution ou utilisation (genre couv’ de magazine tirant à 100 000 exemplaires, ou campagne de 4×3) où le temps de recherche n’atteint jamais le montant demandé par une agence traditionnelle.
Mais ces usages restent finalement minoritaires, car sur la plupart des utilisations et notamment « low cost » (web, print de type intra entreprise, etc.) le coût réel de revient est franchement discutable !
Bonjour,
Je remercie la rédaction de phototech, je suis débutant en photographie et j’apprécie cette revue, j’en achète au cas par cas.
La revue répond aux attentes de beaucoup de lecteurs et respectons les.
Je vous rappel que nous sommes dans un monde économique difficile et que chacun fait au mieux pour s’en sortir.
Nous nous donnons parfois des codes de conduites, mais qui n’a jamais acheté des légumes aux grandes surfaces? et pourtant les grandes surfaces détruises nos petits producteurs! qui n’a jamais acheté une brique de lait en grande surface? Qui n’a pas acheté quelques choses en provenance de chine malgré que l’équivalent plus cher était fabriquer en france? Qui n’a jamais écrit un rapport ou envoyé, imprimé une photo pris directement sur internet sans s’inquiéter des droits d’auteur? etc etc ne parlons pas de musique ou de film… Quand on doit mettre la main dans notre propre porte-monnaie on semble toujours plus tolérant avec soi-même qu’avec les autres.
Le site microstock est très certainement tout à fait légal et les personnes ont déposées leurs photos en toute connaissance de cause.
Donc pourquoi ne pas l’utiliser ce biais là? Il y a des tonnes de revues qui se sont arrêtées à cause de problème financier. Dernièrement des journaux ne peuvent plus continuer… Nous voulons un magasine à 25€ l’unité qui s’arrêtera au bout de quelques mois?
Je préfère un magazine avec un contenu fort, sans pub, comme phototech avec des photos de microstock qu’un magasine qui ressemble à une brochure commercial comme un bon paquet de revue avec seulement 5% des pages apportants une vrai valeur ajoutée au lecteur. De toutes manières les revues avec un contenues pauvres je ne les achètes pas…
Du moment qu’une entreprise est dans la légalitée et honnête moi ça me va, on adère ou on adère pas mais chacun fait son choix en toute connaissance de cause. Si y’en a qui n’accepte pas les modalités du concours ben qu’ils n’envoient pas leur photo. si des personnes se satisfasse seulement pour l’oportunité que leur photo soit choisie pour paraître dans le magasine au grand public ben allez foncer!
C’est un peu donnant donnant, faut penser plus loin que le fric qu’on reçoit comptant.
Mais arrêtons de croire au père noël malgré que les fêtes arrivent à grand pas:-)… Je ne pense pas que phototech s’en mette plein les poches sur les dos des autres, je pense que ce sont des salariés normaux avec des salaires normaux comme toutes personnes le constate en allant au travail. Phototech doit certainement faire fasse à toutes les problématiques auquel nous sommes confrontés dans la vie d’une entreprise. Comme toutes les entreprises, ils doivent essayer de maintenir leur bilan financier positif en essayant d’être compétif par rapport à la concurence… Sinon on met la clé sous la porte comme paru vendu et les salariés sont invités à aller faire leur 8h par jour ailleurs (voir pointer au chômage) car on ne peut plus payer les salaires…
Moi je dis bravo à phototech, et continuez à travailler sur le contenu du magasine (vos hors série sont super), et faites au mieux pour les photos mais y’aura toujours des mécontents quoi qu’on fasse…
Que celui qui achète plus cher par ethique d’un métier (ou d’un pays) leur jette la première pierre.
Je ne pense pas que le magazine défende à proprement parler le métier de photographe, je pense que phototech a une ambition pédagogique: ouvrir le monde de la photo au plus grand nombre.
Ce sont les amateurs qui vendent leurs photos dans les microstocks, dans le but de se faire connaitre et de commencer à vivre de leur passion et, qui sait, devenir pro, et ne plus avoir besoin de passer par fotolia ou autre.
Je pense que c’est ces microstocks qu’il faut blamer car ce sont surtout eux qui se font de l’argent sur le dos des gens.
L’essentiel, c’est le contenu du magazine qui est vraiment bon… D’ailleurs, même feuilleté dans les toilettes, ça reste interessant à lire.
Bonjour
Je pense que c’est surtout une erreur de la part des photographes de croire qu’ils trouveront fortune et gloire en postant leurs images sur des microstocks. Et ce pour deux raisons simples :
- les crédits ne sont pour ainsi dire jamais correctement respectés (5% des cas ? Je suis gentil ! Normal, les microstocks ne communiquent PAS sur les auteurs des photos !!!) et de toute façon jamais lus
- les prix proposés aux photographes sont… ridicules, et les photos noyées dans la masse !
Enfin bon, l’éthique est surtout là où ça arrange les gens, et en l’occurrence, en matière de presse magazine, on assiste aujourd’hui à une triste généralisation du foutage de gu… envers les photographes !
Je suis tombé sur cet article en parcourant ce site, et je dois reconnaître qu’il m’a ouvert les yeux. Je ne connaissais pas ce genre de pratiques.
Et pourtant c’est pas mal rependu malheureusement.
: )
J’ai acheté mon premier Phototech en France il y a un mois. Je le bouquine de retour « à la maison », et tout de suite je me dis : y a comme un décalage entre la plupart des photos d’illustrations et celles des tutos. Alors par réflexe je regarde les crédits. Pratiquement toutes les photos d’illustrations proviennent de banques.
Un coup de Google pour en savoir plus sur le mag, et je déboule ici. Bien, il semble donc que ce soit une pratique installée.
Effectivement, c’est un peu choquant. Même si je comprends la pression économique sur un petit journal, et même si je comprends mieux encore que sa vocation n’est pas les photographes ni même la photographie à proprement parler, mais la retouche assistée par ordinateur avec une très forte dimension pédagogique (et plutôt réussi de ce point de vue), il n’en demeure pas moins que, comment dire, c’est juste « pas crédible » comme démarche (et là, je ne parle que de la crédibilité en tant qu’outil pédagogique sur la retouche photo).
Comment prétendre « enseigner » à la fois de la technique et de la créativité sur du matériau frelaté ?
Est-ce qu’on apprend à faire du pain avec du sable ?
Imaginez qu’on forme les oreilles de futurs ingénieurs du son sur de la bouillie MP3 chopée sur MySpace…
Ce que je veux dire, c’est qu’un tel magazine a toute sa place, mais l’argument de la viabilité commerciale ne trouvant son équilibre qu’au détriment des photographes n’est pas tellement tenable : messieurs-dames du staff Phototech, rajoutez donc 3 ou 4 pages de pub à votre magazine, vos lecteurs n’y verront que du feu et la trésorerie dégagée vous permettra quelques accords avec des photographes tout à fait capables d’alimenter vos pages en images au moins aussi réussies et sans doute plus adaptées que celles piochées au grès de banques pas toujours très inspirées.
A l’inverse de certains, je n’aimerai pas voir ce magazine disparaitre : il tient une vraie place sur les rayonnages et son contenu correspond à une vraie demande. Ça n’est pas un magazine de chiotte du tout. Alors vendez 4 pages supplémentaires de pub, et payez les images dont vous avez besoin, comme j’ai payé votre magazine au lieu de le télécharger !
Amicalement à tous.
Oui j’ai été choqué aussi à la vu des crédits photos. Pour les concours, je n’en fais plus à cause de ça, y a 5 ans j’ai participé à un concours photos dans un mag, je n’ai pas gagné, mais après durant 4 numéros ils utilisaient ma photos pour la promo de leur mag…
Cela craint.