En ce moment le couple politique star de l’Europe ne se trouve plus être l’Allemagne et la France (pour peu que vous vous souveniez de vos cours d’histoire au lycée, vous savez que les deux pays sont souvent présentés comme les pilier et les moteurs de la construction européenne ) mais bien la France et l’Italie.

Sauf qu’ici, le schémas est entièrement inversé. Nicholas Sarkozy et Silvio Bersculoni n’entendent pas faire progresser l’Europe mais au contraire semblent s’être lancé dans une manoeuvre de déconstruction des acquis. Je m’explique : voilà t-il pas que l’idée se murmure dans les grandes instances de renoncer à la libre circulation des individus entre les frontières européennes soit, revenir, momentanément (mais le momentanément est un concept assez vague en politique ) sur les accords Schengen.

 

La raison ? L’italie se verrait dépassée par l’afflux d’immigrés en provenance de Tunisie et n’a rien trouvé comme meilleure solution que de pousser ces arrivants vers la frontière française (carte de séjour italiennes, billet de trains gratuit … ). Commence alors un dialogue musclée entre l’Italie qui reproche à l’Europe de la laisser face aux problèmes et de critiquer ses démarches plutôt que de l’aider et le reste des grands pays répliquant que l’Italie est bien à méne de gérer quelques 20 000 nouveaux arrivants sans en faire tout un drame. Il est vraie que comparé au nombre d’immigrés absorbés après la chute du mur de Berlin, selon Libération, le nombre de tunisien paraît dérisoire.

 

Après un bras de fer tendu entre le cavaliere et le président français, se dernier a finit par proposer une suspencion momentée des accords de libre circulation afin de bloquer aux frontières cette nouvelle vague. Ce type de proposition finit de convaincre sur la ligne politique que veut établir monsieur Sarkozy : répondre par des idéaux nationaux au moindre problèmes et s’aligner sur une vision d’extrême droite en politique intérieure comme en politique extérieure désormais. On retrouve aisément la formule qui lui avait permis sa première élection à savoir : piquer les électeurs du FN.

 

Mais ici plus que de mettre en place une politique sécuritaire déjà largement teintée d’une tendance à la xénophobie, Nicholas Sarkozy est bien partit pour détruire l’un des pilier de l’histoire européenne. La libre circulation des individus est une avancée majeur à l’instar de l’euro. Revenir sur un tel acquis dans un contexte d’euroscepticisme déjà flagrant serait comme sonner la mise à mort de cette organisation supranationale.

 

De plus je ne vois pas en quoi cela permettrait de résourdre les problèmes d’immigrations, si ce n’est en augmentant le taux de clandestins. Ces pays sont en guerre ! Alors quoi ? On bloque les frontière pour les obliger à rester sous les bombes ? C’est aujourd’hui plus que jamais que l’Europe se doit d’être solidaire, mais mr Sarkozy à l’instar de Silvio Berlusconi semblent décidés à jouer de façon personnelle, au risque d’aggraver une situation internationale déjà sur le fil du rasoir …

 

Sur ce …