Vous vous souvenez de l’article sur les Brownies aux pistaches? (Voir ICI).

Sandra nous a parlé de la Maison Cailler en disant:

« Soudain m’est venu à l’esprit que lors de ma visite à la maison Cailler,( à voir absolument d’ailleurs, )je me suis fais une petite folie de chocolat. »

En tant que journaliste de terrain, je me devais de vérifier ses dires, je suis donc allé en visite à la Maison Cailler pour vous offrir un reportage sur ce lieu chocolaté.

Suivez le guide…


Si vous n’avez jamais vu la Suisse autrement que sur des cartes postales, on peut dire sans mentir que la Maison Cailler se trouve dans un décor très typique qui nous plonge droit dans les clichés!

La montagne, les petites maisons avec leur architecture particulière, et même la petite route qui serpente dans les bois avant d’arriver semble labialisée « Mad In Swisserland« 

On est en Suisse, on ne peut pas le nier!


Après avoir déposé notre voiture dans le parking prévu à cet effet, nous parcourons quelques centaines de mètres pour arriver devant la Maison Cailler qui est vraiment très belle pour une usine.

Une fois entré, l’organisation « limite militaire » prend le dessus sur le décor sobre à la gloire de Cailler, mais normal, nous sommes dans la maison du même nom.

Les billets en poche avec un numéro dessus, nous devons attendre le « check-in« , ce qui nous laisse tout le temps de se balader dans la boutique qui serre d’entrée.

Ici, le mot d’ordre est:

Tout faire pour que tu aies une folle envie de chocolat.

Des rangées sans fin de toute sorte de chocolat donnent forcément l’eau à la bouche.


Après une vingtaine de minutes d’attente, notre tour arrive et nous passons le fameux Check-in.

Une sympathique hôtesse nous explique que la première partie de la visite est « automatique« , quand les portes s’ouvrent il faut changer de salle sans attendre.

Une fois cela expliqué, la première porte s’ouvre et nous entrons dans une salle carrée.

La porte se referme, et nous voilà entré dans le monde du chocolat qui n’a rien à envier au parc d’attraction, je me suis laissé croire que j’étais à Disneyland!

En effet, dans cette première partie on vous raconte l’histoire du chocolat de façon amusante et divertissante, comme on pourrait le voir dans un parc, avec des décors soignés, des effets de lumière…etc.

On se laisse prendre au jeu, et de salle en salle on découvre amusé l’évolution de cette douceur si addictive.

La visite automatisée terminée, nous entrons dans une salle où toutes les matières premières pour la confection du chocolat sont exposées.

Ce qui est vraiment superbe, c’est qu’ils laissent la possibilité de toucher à tout.

On peut sentir, toucher, voir, goûter…en un mot, faire jouer tous nos sens.

On y trouve les fèves de cacao sous différentes forme, le lait, les amandes, les noisettes, le beurre de cacao…etc.

Je reconnais sans honte que j’en ai profité pour manger tout ce que je pouvais…entre nous, j’en ai même fourré dans mes poches.

C’est donc heureux que je quitte cette pièce qui fut un vrai plaisir des sens pour suivre la chaine de fabrication de la fameuse barre de Chocolat Cailler.

La première chose qui va me surprendre, c’est qu’au départ de la chaîne, nous voyons déjà un long « tube » de chocolat qui va être coupé en morceaux pour former les branches, sans qu’on ne voit  comment cette « pâte » de chocolat a été obtenue

Autrement dit, on passe de la matière première brute, directement au chocolat presque prêt à être mangé.

Il y a évidemment quelques étapes avant que l’on puisse le déguster, des étapes automatisées que l’on peut voir en suivant la chaîne.

Le tube de pâte de chocolat est coupé, puis les éclats d’amandes et de noisettes sont ajoutés ainsi qu’une couche supplémentaire de chocolat pour faire « tenir » le tout.

Puis, comme on le voit sur l’image ci-dessus, un bras automatique va venir chercher les branches pour les mettre à l’emballage.

Une fois cette étape réalisée, une opératrice s’occupe de retirer les branches de la chaîne, et les faire atteindre leur destination finale…entre autre, un plateau où l’on peut se servir à volonté.

Et quand je dis à volonté, c’est vraiment à volonté!

Une fois rassasiés et les poches pleines, nous traversons un couloir où l’on peut laisser un petit mot que l’on va accrocher au mur, une sorte de livre d’or géant.

Le petit mot écrit, nous arrivons dans la dernière pièce où se trouve plusieurs spécialités de chocolat Cailler que l’on peut encore une fois déguster.

Quand on est à la limite de la jaunisse, on peut enfin envisager de retourner dans la boutique, passage obligatoire pour sortir…ils ont tout prévu.

À vous de décider si vous cédez (encore) à la tentation, ou si vous allez sagement rejoindre votre véhicule pour rentrer à la maison.

En conclusion je dirais que la visite de la Maison Cailler, bien que sympa, est au final décevante.

Si la première partie est bien pensée et amusante, si l’idée de nous laisser  carte blanche avec les matières premières est excellente, on regrette au final que l’on ait rien appris de concret sur la fabrication du chocolat.

On connaît l’histoire, on sait quelles sont les matières premières, on voit la fin de la production, mais le plus intéressant qui est la transformation de la matière première en chocolat est complètement oubliée.

Il est clair que l’on ne pouvait exiger de Cailler qu’ils nous fassent gambader  sur les vraies lignes de fabrication, mais cette pseudo chaîne de montage, et le manque d’information entre ce qui se passe de la matière première à la phase finale nous donne comme un goût amer.

De plus, l’obligation de passer par la boutique pour sortir nous ramène à la triste réalité, ils n’ont pas fait cette Maison pour mieux nous apprendre comment fonctionne la fabrication du chocolat, mais uniquement pour une question d’argent.

Parfois, j’oublie en toute innocence que l’on est dans un monde capitaliste….

Source image: Darth’s Blog
Source texte: Mes sens