Je n’étais pas allée au cinéma depuis un sacré bout de temps et, croyez-moi, ce n’était pas faute d’en avoir envie, mais voilà, circonstances obligent, j’ai manqué pas mal de court-métrages qui m’avaient pourtant fait de sacrés appels de pieds au travers de bandes annonces tout ce qu’il y a de plus alléchantes. Bref, pour me remettre de ce dépit, et pour fêter mon retour dans les salles obscures, il fallait que ce soit en compagnie d’un grand. Un très grand ! Et quoi de mieux que Colin Firth prêtant ses traits à un roi d’Angleterre pour ouvrir le bal, n’est-ce pas ? Voici donc la critique du dernier bébé de Tom Hooper. : The King’s speech.

Le discours d’un roi, selon la présentation d’allociné, est tiré de l’histoire vraie et méconnue de George VI le père de l’actuelle Elisabeth reine d’Angleterre, prince qui va devoir, contraint et forcé, monter sur le trône suite à l’abdication de son frère aîné. D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme (Helena Bonham Carter) et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage (Geoffrey Rush) aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.


Le personnage en lui-même transmet une très belle leçon de courage et de persévérance. En luttant contre son handicap, George VI lutte pour devenir un homme d’exception et le roi dont a besoin son peuple. On s’aperçoit très vite à quel point il semble habité par l’amour de sa patrie. Le temps de la seconde guerre mondiale approche, Hitler parait décidé à ravager l’Europe tout entière et l’Angleterre a plus que jamais besoin d’un homme derrière lequel s’unir. George VI doit devenir cet homme et Colin Firth parvient à retransmettre cette grandeur avec brio.

A noter que la prestation de Geoffrey Ruch en thérapeute et ami du roi : Lionel Logue, est tout aussi exceptionnelle. Le personnage, un peu loufoque, terriblement adroit et malicieux, d’une humanité à conquérir toutes les cours princières, gagne très vite le cœur du public. Et auprès de Colin Firth, le duo fonctionne à merveille.



D’ailleurs ces deux hommes apparaissent si exceptionnels à l’écran qu’ils en éclipsent tout le reste y compris la performance des autres. Si le soutien inconditionnel de la reine envers son époux est attendrissant, je n’ai pas été plus que cela emballée par la prestation de Helena Carter, bien que l’on peut lui reconnaître un charme non négligeable.

Non, parmi les bons ingrédients de cette production ce ne sont malheureusement pas les femmes qui comptent, mais la musique. En effet la bande originale sublime avec force les mouvements les plus lyriques du film et soutient sans aucune défaillance une œuvre à la limite de la beauté théâtrale.



A n’en pas douter, pour une production tournée à peine en sept semaines, le discours d’un roi s’avère un vrai petit bijou que je recommande avec force à tous.

Sur ce …