Récemment j’ai dû faire des papiers administratifs et c’était un peu comme dans les douze travaux d’Astérix pour ceux qui connaissent.

C’était au consulat italien, mais c’est à peu près pareil partout. Il faudrait diminuer le nombre de nos fonctionnaires et pour ceux qui restent les rendre plus productifs….

Que faire avec l’argent économisé ? Le réinvestir intégralement dans la recherche et l’éducation, seul moyen sur le long terme de générer des emplois et de la croissance et au final de réduire la dette.

Il me semble que je m’égare, mais cette introduction avait pour but de vous rappeler que ce n’était pas toujours évident de traiter avec nos administrations, surtout quand il y a un problème, mais venons à mon article.

Un mari et son épouse étaient bateliers indépendants. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, je vais vous donner la définition :

Personne qui conduit des bateaux sur des cours d’eau, spécialement qui fait traverser des passagers d’une rive à l’autre.

Lorsque son mari est mort en mai dernier, elle a décidé de redevenir salariée sur un autre bateau. Elle a également entrepris toutes les démarches nécessaires auprès des diverses autorités, notamment auprès du Régime social des indépendants (RSI) où elle a déclaré le décès ainsi que la cessation d’activité indépendante. Elle a également versé une ultime cotisation après le décès de son mari.

Elle pensait donc avoir fait tout ce qu’il fallait, mais le RSI à continuer a envoyé des cotisations au défunt époux. Fatiguées de recevoir ces courriers, ainsi que les relances, malgré cette explication. Madame Lysiane Duwel leur a écrit sèchement en indiquant que la nouvelle adresse de son mari était le cimetière d’Arleux (Nord).

Vous pensez donc que le RSI a compris et qu’ils ont donc cessé leurs envois… Eh bien non ils ont envoyé à cette adresse insolite les courriers jusqu’au « dernier avis avant poursuite« 

C’est le gardien du cimetière qui les a réceptionnés et transmis à la mairie qui les a fait suivre à la veuve.

Finalement grâce à l’intervention du journal La Voix du Nord, tout est rentré dans l’ordre, elle y a déclaré :

« Je ne demande pas de réparation financière, je veux juste qu’ils me laissent tranquille« 

Le directeur interrégional du RSI Jean-François Daudet a répondu publiquement :

« Nous présentons nos excuses à Madame Duwel pour cette lamentable double erreur administrative, car elle avait bien effectué les déclarations nécessaires. Nous ne l’embêterons plus et nous allons faire en sorte que cela ne se reproduise plus« 

Après tous les préjudices qu’elle a subis, je trouve la réponse vraiment légère.

Je pense qu’elle aurait droit à un minium de compensation financière, surtout qu’elle n’a rien n’a ce reproché.