Quand on investit en bourse, on cherche à se rassurer, on veut être sûr de ne pas faire d’erreur. C’est très bien, mais cette quête de perfection peut avoir l’effet inverse.

Il n’est pas rare que des néophytes s’abonnent à des newsletters, qui naturellement sont payantes, et généralement elles ne sont pas bon marché. Le but étant de reproduire bêtement ce qu’elles indiquent sans rien comprendre.

Je vais tenter vous démontrer dans ses prochaines lignes que ce n’est vraiment pas une bonne idée.

Connaissez-vous Robert Prechter ? Il est reconnu pour ces théories sur les vagues d’Elliott (analyse sur les graphiques). Il est également l’auteur d’une newsletter mensuelle.

Après le creux de 1974, il a vu que les bourses allaient fortement remonter. Il a prédit le crash de 1987. Il a également bien anticipé le creux de 2009. Pour 2010 il est très négatif et il voit le Dow Jones à 1000.

Donc tous ceux qui ont suivi ses indications, doivent être au minimum millionnaire pour les plus malchanceux et milliardaire pour les autres…

Eric Tyson est un auteur financier qui s’amuse à vérifier les prédictions de plusieurs gourous de la finance. Voici ce qu’il a écrit sur M. Prechter (Source Wikipedia).

Sa performance sur le marché à long terme, basée sur les recommandations de sa lettre d’information mensuelle, s’est révélée de piètre niveau. En utilisant les données de la lettre d’information issues du traqueur Mark Hulbert, le chroniqueur Eric Tyson a montré que Prechter avait sous-performé les moyennes des marchés de 25% par an depuis 1985.

Si vous aviez investi 100’000$ dans l’indice Wilshire 5000 en 1985, aujourd’hui vous auriez 957’000$, alors que le même montant investi selon les prédictions de M. Prechter vous laisserait un capital de seulement 1’700$, une sacrée perte…

Donc malgré que certaines prévisions se soient avérées correctes, il ne faut pas oublier que le timing est aussi important. Répété inlassablement les mêmes choses jusqu’à qu’elles arrivent ne fait pas tout.

De plus s’ils savent vanter leurs exploits, ils ne sont pas fiers et se taisent quand ils se trompent :

Plus récemment, Prechter a manqué les dernières portions du rallye sur l’or et le pétrole. En juillet 2006, il a affirmé que l’or avait atteint son pic, et que le pétrole, à 70 dollars le baril, avait également atteint son prix maximum. Son analyse était clairement fausse, puisque le pétrole a atteint en mai 2008 le prix de 135 dollars le baril, et l’or a atteint 925 dollars l’once, même s’il n’est pas resté baissier tout au long du rallye.

J’espère donc, par ces quelques lignes vous avoir convaincu, et au lieu de dépenser votre argent dans ces lettres d’informations, achetez plutôt des livres afin de vous former au mieux.