Nous y voilà…

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On attendait l’Espagne. Elle a répondu présent. Champions d’Europe en 2008, les amis d’outre-Pyrénées deviennent champions du monde et…vu d’ici…il n’y a rien à redire.

Hier soir, comme depuis le début du tournoi, l’adversaire de la Roja avait décidé que, pour gagner un match de foutebol contre l’Espagne, le mieux est encore de ne pas jouer au foutebol…On a donc retrouvé 11 bataves regroupés dans leur surface, prèts à tout (ce n’est pas une expression) pour empêcher l’ennemi de rentrer:

Ici Neigel-Shaolin-De-Jong utilise la technique dite du dragon argenté pour repousser Xabi Alonso.

Au passage…on remarque que même Mark-terminator-van-Bommel se demande s’il ne va pas recevoir un morceau de Xabi Alonso sur son tablier de boucher.

Il faut reconnaître que l’entreprise de destruction du jeu mise en place par les Oranjes à bien failli fonctionner. Sans un grand Casillas, Robben aurait sans doute pu conclure « l’action« (…passe en profondeur, contrôle…si, si, c’est une action…) qui semblait offrir le sacre aux Pays-Bas. Mais hier soir les dieux du foutebol avaient un oeuil sur leur grand-messe et ils ont empêché le triomphe du sacrilège…

Ici Van Bommel utilise le fameux "par-derrière-ça-rate-jamais" pour rappeler la politesse à Iniesta

Monsieur Van Marwijk se souvient-il qu’il est le sélectionneur de la nation du foutebol-total? Se souvient-il de ce qu’est le jeu hollandais? Vraisemblablement pas. Mais que peut on attendre en terme de grâce et de beauté de la part d’un homme qui a donné sa fille à Mark-the-Ugly-Van-Bommel? Rien.

L’entreprise de démolition Marwijk/Bommel a pourtant cru qu’elle avait de l’avenir: Soucieux du bien être de chacun, Monsieur Webb, best referee in the world (on est pas dans la m****!) et fervent défenseur du foutebol champagne, semblait vouloir laisser le  »jeu » hollandais s’exprimer: pourquoi gacher le fête alors qu’il n’y a visiblement aucune méchanceté dans cette tentative d’abblation de la rotule ou dans ce tacle à mi-hauteur?

Même chauve et malgrès la Créatine, n’est pas Colina qui veut. Le seul point positif c’est que, dans son grand n’importe quoi, l’arbitre anglais n’a pas faussé la partie…la meilleur équipe s’est imposée.

"…c'est vrai que j'ai simulé…mais en même temps t'aurais dû en prendre un y'a une heure…"

Au milieu de toute cette médiocrité il y a, heureusement, un collectif qui a su laisser vivre son talent. Dire que l’Espagne a bien joué est difficile tant, avec un telle opposition, cela devient mission impossible. Mais l’Espagne est encore une fois restée fidèle à son jeu et à l’esprit de son foutebol. Se sachant exposés aux contres et à la vitesse de Robben, les coéquipiers de Xavi ont tout de même pris le jeu à leur compte, jouant très haut, résistant bien au pressing hollandais et ne répondant que (trop) rarement aux provocations des disciples de l’école Van-Bommel.

Si les joueurs de Del Bosque ont dû attendre la fin des prolongations pour trouver la solution, ils sont, à plusieurs reprises, passés à deux doigts d’ouvrir la marque, que ce soit par Villa (contré sur la ligne) ou par Fabregas (qui perd son duel face au gardien hollandais). C’est Andres Iniesta qui a fini par trouver le chemin des filets: bien servi par Fabregas à la conclusion d’une action qu’il avait initié, celui qui s’impose comme l’un des plus grands joueurs du monde, a finalement trompé Stekelenburg pour envoyer les siens vers leur premier sacre mondial.

Dans une Coupe du monde médiocre et dont nous ferons le bilan plus tard, on retiendra que c’est le foutebol offensif qui s’est finalement imposé. Une petite compensation au spectacle parfois affligeant qui nous a été offert.