Voilà! C’est fait! Nous connaissons les deux finalistes de cette Coupe du monde. Plus de surprises dans le programme, plus de si, si si… Ce sera Pays-Bas/Espagne, dimanche soir, 20h30 à Johannesburg.

Après les Pays-Bas face à l’Uruguay, c’est donc l’Espagne qui à validé son ticket pour la finale, hier soir, face à l’épouvantail allemand (1-0). On annonçait des buts, du spectacle, du sang… Bref: une tempête de rythme, d’humour et d’amour… öes plus naïfs d’entre nous ont dû être un peu déçus. Car, pour tenir de telles promesses, il faut absolument deux grandes équipes sur le terrain… Et hier soir, l’Allemagne n’a pas été grande, en tout cas pas autant que l’Espagne.

Jusqu’à se retrouver menés au score (70ème) les joueurs de Joachim Löw sont restés dans une posture de timidité et d’attentisme qu’on ne leur connaissait pas et qui, pour être honnête, ne leur va pas du tout. Que la Mannschaft choisisse de laisser le jeu à l’Espagne, cela ne surprenait personne. Mais qu’elle soit incapable d’enclencher un contre ou de ressortir un ballon proprement… Voila qui avait de quoi étonner. Pendant plus d’une heure, les coéquipiers de Bastian Schweinsteiger ont fait preuve d’une fébrilité et d’une absence de percussion que personne n’aurait imaginées avant la rencontre.

Il faut dire que, si les Allemands ont semblé tétanisés par l’enjeu et la peur de se découvrir, l’Espagne, elle, n’a jamais tremblé et a su tirer profit des hésitations adverses. La formation de Vincente Del Bosque est entrée dans cette rencontre en sachant ce qu’elle voulait et ce sur quoi elle devait s’appuyer pour l’obtenir: un milieu de terrain qui a complètement étouffé celui de la Mannschaft… Xavi, Iniesta, Busquets et Xavi Alonso ont littéralement surclassé le milieu allemand, le transperçant régulièrement en phase offensive et bloquant toutes ses initiatives en phase défensive. Un homme, symbole de cette extinction: Bastian Schweinsteiger… Qui n’a jamais réussi à sortir la tête de l’eau.

Même avec Villa et Pedro en difficulté face au grands défenseurs allemands, la Roja a su faire parler ses qualités: vitesse, (très haute) technicité, intelligence de jeu… Avec une conservation de balle ahurissante et des automatismes qui n’existent qu’entre les joueurs d’un même club (Iniesta et Xavi, comme dirait ma grand mère: c’est le petit Jésus en culottes de velours…), les Espagnols ont donné le tournis à la formation allemande et ont largement mérité leur victoire. Les champions d’Europe en titre sont donc en route vers leur première finale de Coupe du monde et vers un fantastique doublé, mais il faudra pour cela franchir l’obstacle des Pays-Bas… Accessibles mais sûrement déterminés, eux aussi, à remporter leur première étoile.

Le tableau final.