Troisième journée des huitièmes de finale. Deux Davids, deux Goliaths…

16h00-Pays-Bas/Slovaquie:2-1

« Le niveau de jeu n’est pas rassurant », « Dans le fond de jeu on se demande s’ils sont solides », « Le résultat y est mais pas la manière »…voici donc les avis perçants des spécialistes patentés du foutebol à propos de l’équipe des Pays-Bas. Sacrés veinards quand même les fromageux: 4 victoires en 4 matches, 7 buts marqués et seulement 2 encaissés (dont le « penalty-de-la-solidarité » hier…)…on serait même tenté de dire (comme ma grand mère en son jeune temps) qu’ils ont le  »c** bordé de nouilles« !

En vérité je vous le dit: les descendants des plus célèbres drapiers du monde sont clairement l’une des équipes les plus redoutables du moment. Ils jouent, ils marquent, ils gagnent. Si, pour vous satisfaire, il faut en plus un numéro de trapèze ou  de jonglerie, forcément, vous n’êtes pas à la bonne adresse. Mais si vous aimez voir des joueurs patients, qui construisent, qui cherchent la faille en gardant le ballon, des joueurs qui ne tentent pas l’impossible mais réalisent souvent le très difficile…alors les compatriotes de Dave sont vos hommes. 

Cette équipe possède une intelligence de jeu au-dessus de la moyenne: lorsqu’en pressant elle ne parvient pas à forcer la décision, elle sait très bien se laisser dominer quelques minutes pour recréer des espaces entre les lignes adverses et repartir à l’assaut. Et c’est un perpétuel mouvement de flux et de reflux jusqu’à que s’ouvre l’espace pour lancer une flêche, rapide, directe, comme un éclair, comme Robben hier.

La Hollande est un animal à sang froid. La Slovaquie s’en est rendue compte lorsque, rêvant de qualification héroïque et de renversements historiques, elle s’est fait transpercer une seconde fois, à dix minute du coup de sifflet final. 

Comme faiblesse on remarquera juste que la défense centrale batave est parfois un peu fébrile ou étourdie…parfoisun peu.

En résumé le Hollandais ont su adapter leur jeu pour devenir de sérieux prétendants au titre final. S’ils continuent de progresser entre chaque rencontre leur adversaire en quarts a du souci à se faire.

20h30-Brésil/Chili:3-0

Qu’ils étaient beaux nos Chiliens! Petits, techniques, rapides, déterminés…ils avaient tous les attributs du parfait outsider, capable de créer la surprise et de s’attacher les faveurs du public. Chance supplémentaire: ce Chili là allait affronter le méchant Brésil. Le Grand Méchant Brésil! Celui qui gagne toujours, celui dont on parle tout le temps, celui qui nous agace…Qu’est ce qu’on serait heureux si le petit Chilien pouvait mettre un bonne peignée à son vilain copain sud-américain!

Pendant les dix premières minutes du match on a cru que le Chili était capable de faire un résultat. On retrouvait la Roja-bis comme on la connaissait: pleine d’envie, de technique et de mouvement. Le Grand Méchant Brésil semblait un peu surpris par ce  manque de retenue et on jubilait un peu de le voir bousculé par nos favoris…Mais, bien vite, la bande à Bielsa s’est mise à déjouer: n’en revenant pas de maîtriser ainsi leur sujet, les Chiliens ont eu peur du piège…ils ont voulu aller trop vite, sous prétexte de ne pas prendre trop de risques ils n’en ont pris aucun, sautant les lignes, ne soutenant jamais leurs passes…Monsieur « Seguin-Bielsa » sentait bien que, si elle contniuait comme ça, sa chèvre ne passerait pas la nuit…

C’est alors que le Grand Méchant Brésil a décidé qu’il était temps d’apprendre à la petite chèvres chilienne qu’on à pas deux fois l’occasion de se faire le Grand Méchant Loup. En vingt minutes la pauvre biquette prenait deux méchants coups de crocs….s’en était fini de ses rêves de gloire, malgré son courage elle ne verrait pas le matin…

Pauvre biquette…Je ne sais pas si le Chili pouvait battre le Brésil mais il avait en tout cas les moyens de faire mieux que sa lourde défaite d’hier soir. Trop de précipitation, pas assez d’expérience ni de lucidité et finalement un trou physique…Le Chili ne s’est pas donné les moyens de gagner.

Le Brésil, quant à lui, continue de monter. Il est là pour gagner et il y a de fortes chances qu’il atteigne son but: fluide, rapide et efficace à l’avant il fait preuve d’une solidité défensive impressionante. On me dira qu’il ne s’agit pas du Brésil flamboyant des années 90…je répondrais qu’effectivement, mais que le foutebol d’aujourd’hui n’est plus celui des années 90 et qu’aujourd’hui Romario sortirait sur sivière au premier tacle du match…

Ce Brésil est sûr de sa force, conscient de sa supériorité, par conséquent il ne se presse pas d’aller vers le but adverse: tout le monde est tellement convaincu que défendre contre le Brésil est un suiscide et que la seule façon de s’en soritr est de l’attaquer…que le Brésil laisse venir son adversaire et s’assure la victoire en contre, avant de dérouler son jeu…Aidé dans son entreprise par un parcours relativement aisé, le Brésil ne semble pouvoir tomber avant la finale que s’il trébuche en quarts sur l’obstacle hollandais…

Nous verrons bientôt ce donne donnera cet affrontement entre deux bêtes à sang froid.

En quarts…

Cliquez , ou …vous aurez le tableau de la phase finale…^^

Aujourd’hui

16h00-Paraguay/Japon

20h30-Espagne/Portugal (miam, miam…)