Quand on veut faire de la politique, un des meilleurs moyens de réussir est de se faire connaitre.

Cela fonctionne exactement de la même façon que la promotion d’un produit.

Plus on parle de vous, plus vous serez populaire.

Plus vos propositions feront parler de vous, plus vous serez populaire.

Comment rivaliser avec de grands politiciens qui ont facilement accès aux médias ?

La première solution c’est de virer du côté de l’extrême droite. On peut tenter l’aventure à l’extrême gauche, mais il y a moins de chance que cela intéresse les médias, car les fans du partage des richesses sont moins « croustillant » que les xénophobes.

Malheureusement, le secteur est saturé. Entre le FN et le gouvernement français lui-même qui surf dans la zone grise d’un racisme latent, il ne reste plus beaucoup de place pour les nouveaux venus .

Il ne reste donc qu’un seul moyen, attaquez un média plus que populaire !

Et c’est en partant de ce postula (supposition gratuite qui m’est toute personnelle et qui n’engage que moi) que mon nouvel ami, Monsieur Jean-Louis Masson, à décidé de se faire connaitre.

C’est donc en s’attaquant au blogueur que notre cher ami UMP a décidé de se faire connaitre.

À l’instar de son amie Coralie Cathelinais qui a lancé l’idée avec son projet de loi sur l’interdiction des photos retouché, notre Jean-Louis lui veut obliger les blogueurs à divulguer leur identité pour ne plus les laisser « agir dans l’anonymat ».

Je vous mets ici en extrait son projet de loi, bonne lecture, si vous désespérez de le lire, personne ne vous en voudra de passer directement à la suite de l’article:

extrait et sources – Senat.fr

N° 423

SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2009-2010
Enregistré à la Présidence du Sénat  le 3 mai 2010
PROPOSITION DE LOI
tendant à faciliter  l’identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des « blogueurs » professionnels et nonprofessionnels,

 

PRÉSENTÉE
Par M. Jean Louis MASSON,
Sénateur

(Envoyée à la commission de la culture, de  l’éducation et de la communication, sous réserve de la  constitution éventuelle d’une commission spéciale dans les  conditions prévues par le Règlement.)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

L’explosion du nombre de « blogs » et de  sites internet édités par des non professionnels anonymes  témoigne d’une mutation profonde de la communication en ligne :  à travers cette évolution globalement très positive, un  certain nombre de dérives se sont néanmoins manifestées.

Quantitativement, selon le rapport de Mme Danièle  GIAZZI sur « les médias et le numérique »,  remis au Président de la République en septembre 2008, la France  compte 9 millions de blogs dont 2,5 millions sont actifs. Notre pays se   classe  ainsi au quatrième rang mondial, après les États-Unis, la  Chine et le Japon, et au premier rang mondial en nombre de blogs par  internaute. Ces sources d’information sont désormais  régulièrement consultées par les 34 millions d’internautes  recensés en France au mois de décembre 2009.

Juridiquement, le droit qui s’applique aux  « blogueurs » ainsi qu’aux éditeurs non  professionnels de sites internet est issu de la loi du 21 juin 2004  pour la confiance dans l’économie numérique. À cette  époque, les blogs ne représentaient qu’un phénomène  marginal sur le réseau internet. Depuis lors, ils se sont  multipliés de façon exponentielle.

À la lumière de l’expérience des  dernières années, il parait opportun de procéder à  quelques ajustements juridiques. En particulier, il convient de mieux  protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers  ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent  colportés sur la toile.

Pour l’essentiel, le blogueur, et plus  généralement l’éditeur non professionnel d’un site,  est responsable pénalement et civilement des propos qu’il tient sur son  blog mais aussi de l’ensemble des éléments qu’il édite.  Toutefois, son identification est beaucoup plus difficile que lorsqu’il   s’agit  de la diffusion de documents par voie de presse écrite. Qui plus est,  pour les modalités de cette identification, le droit en vigueur n’impose  pas les mêmes obligations aux blogueurs professionnels et aux blogueurs  non professionnels.

En effet, l’article 6-III de la loi du 21 juin 2004   impose aux  personnes dont l’activité est d’éditer un service de  communication au public en ligne de mettre à disposition du  public des éléments précis permettant de les identifier,  à savoir, principalement :
- leurs nom, prénoms, domicile et numéro de  téléphone s’il s’agit de personnes physiques ;
- leur dénomination ou leur raison sociale et leur  siège social, leur numéro de téléphone s’il s’agit  de personnes morales ;
- le nom du directeur ou du codirecteur de la   publication et,  le cas échéant, celui du responsable de la  rédaction ;
- enfin le nom, la dénomination ou la raison sociale   et  l’adresse et le numéro de téléphone de l’hébergeur  du blog.
En revanche, le même article permet aujourd’hui aux  blogueurs non professionnels de préserver leur  anonymat en se limitant à tenir à la disposition  du public les éléments d’identification de l’hébergeur du  blog à qui ils doivent, bien entendu, transmettre leurs  coordonnées personnelles. Par ailleurs, chacun s’accorde à  considérer qu’un particulier qui édite un blog est à la  fois éditeur et directeur de la publication.

Cependant, la distinction entre le non   professionnel  et le professionnel est malaisée car une personne peut  être considérée comme professionnelle ou pas selon la  nature du sujet sur lequel elle s’exprime. En outre, compte tenu de la  multiplication des sites et des propos litigieux qu’ils peuvent   contenir, il  apparait de plus en plus nécessaire de faciliter l’exercice  concret du droit de réponse des personnes nommément mises en  cause par des auteurs anonymes.

Dans cet esprit, au titre des « bonnes  pratiques », la Commission nationale de l’informatique et des  libertés (CNIL) conseille à tout « blogueur »  de prendre toutes les mesures permettant l’exercice du droit de réponse,  ce qui se ramène, en pratique, à mettre à la disposition  des lecteurs du blog une adresse électronique permettant de contacter la  personne responsable du site.

Face aux nouveaux défis d’internet, ces   recommandations  de bon sens méritent aujourd’hui d’être prolongées en  étendant aux éditeurs non professionnels de sites internet,  et en particulier aux « blogueurs », les obligations  d’identification requises des professionnels. L’article unique de la  présente proposition met en oeuvre cette idée en  prévoyant, par mesure de simplification, d’assimiler l’éditeur  non professionnel au directeur de la publication.
Conformément aux recommandations de la CNIL, cet  article prévoit également d’introduire explicitement l’obligation  de fournir une adresse électronique pour faciliter le droit de  réponse. Il met ainsi un terme à la distinction devenue, en  pratique, largement inopérante entre éditeurs de sites  professionnels et non professionnels.
Tel est l’objet de la présente proposition de loi   qu’il  vous est demandé d’adopter.

PROPOSITION DE LOI

 

Article unique

 

L’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004  pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi  modifié :
1° Au c) du 1 du III, après les mots :  « Le nom », sont insérés les mots :  « ainsi que l’adresse électronique » ;
2° Les deux alinéas du 2 du III sont  remplacés par un alinéa ainsi rédigé :
« Les personnes éditant à titre non  professionnel un service de communication au public en ligne sont   soumises aux  obligations d’identifications prévues au 1. Par mesure de  simplification, elles sont cependant assimilées au directeur de la  publication mentionné  au c) du 1 du III. »

Si vous n’êtes pas mort de rire, c’est que vous êtes un partisan, que vous avez été vomir ou que vous vous êtes endormis.

Je vais tout de même résumer pour ceux qui auraient eux la flemme de lire.

Notre ami veut que tout blogueur s’identifie pour qu’il puisse en cas de problème être poursuivi pour les propos qu’il aura tenus dans ses billets, alors qu’aujourd’hui, ils sont protégés par l’anonymat.

… Vous avez bien lu !

On peut se demander pourquoi j’affirme que tout cela est un coup de pub ?!

Cette interrogation est plus que légitime, pour y répondre je ne vous dirais qu’une chose: Comment peut-il écrire un projet qui concerne une loi sur les blogs, sur internet en général, alors qu’il ne connait pas le moins du monde internet, et que pis encore, il n’y va JAMAIS ?

Vous pensez que je fabule ?

Je vous laisse avec cette vidéo d’une interview de ce Monsieur sur la radio RMC, on peut dire que les faits parlent d’eux-mêmes.

Toutefois, laissons à César ce qui lui appartient, superbe coup de pub !