Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de foutebol…

Chose promise (lundi) chose due : nous inaugurons aujourd’hui une série de quatre articles au cours desquels je vais vous présenter les différentes équipes qui participeront, du 11 juin au 11 juillet prochains, à la 19ème Coupe du Monde de Football de la FIFA.

Le jour-J approchant à grands pas, il est temps d’intensifier la préparation, de hausser le rythme et de rentrer dans le vif du sujet.

Aujourd’hui: les deux premiers groupes. A et B. En avant!

GROUPE A:

FRANCE

Les Français continuent de créer l’étonnement à chacune de leurs sorties : avec un effectif de classe mondiale, ils enchaînent les résultats peu convaincants et les rencontres laborieuses. Les vice-champions du monde en titre sont, en ce moment, en stage pour se forger un mental d’équipe…on a envie de dire « Enfin » !

Si Raymond Domenech met en place un système de qui permet à ses joueurs de s’exprimer, la France devrait sortir largement en tête du groupe. En revanche, si les bleus restent timides et apathiques comme ils l’ont été ces derniers mois, ils risquent l’humiliation annoncée…que certains leur souhaitent.

URUGUAY

L’Uruguay reste une valeur sûre en termes de foutebol. Toujours généreuse et engagée, la Celeste est un adversaire redoutable qui compte dans ses rangs des joueurs de talent et d’expérience : Diego Forlan, récent vainqueur de la C3 avec son club de l’Athlètico Madrid, sera sans doute l’homme clé de cette formation.

Habituée des phases finales (elle en est à sa troisième consécutive) la sélection emmenée par Oscar Tabarez est réputée pour sa force collective et sa défense particulièrement rugueuse…parfois même franchement à limite du rugby. Elle dispose par conséquent de tous les atouts nécessaires pour se hisser jusqu’aux huitièmes de finale et opposer une résistance efficace aux équipes présumées supérieures.

MEXIQUE

Le Mexique n’entend sûrement pas faire de la figuration dans ce groupe. Dotée d’individualités de talent, la Tri peut prétendre à une place en huitièmes et ne sera un adversaire facile pour personne. Cinq victoires, deux nuls et une seule défaite en huit rencontres de préparation : le Mexique engrange de la confiance et trouve peu à peu ses marques dans un système peu spectaculaire mais très solide. Si Giovani dos Santos et Carlos Vela parviennent à enchaîner des performances de même niveau que celles qu’ils produisent en club, alors le Mexique sera tout près d’atteindre son objectif.

AFRIQUE DU SUD

Le pays organisateur va devoir cravacher plus que dur pour parvenir à l’objectif qu’il s’est fixé : accéder aux huitièmes de finale. Les bafana-bafana sont clairement l’équipe le plus faible du groupe mais ils jouent, devant leur public, la première Coupe du Monde africaine…deux belles raisons de bousculer la hiérarchie.

Comptant tout de même quelques joueurs qui ont connu le très haut niveau en club, la sélection sud-africaine pourra compter sur ce supplément d’expérience pour espérer créer l’exploit et accéder à la dernière phase de son mondial.

En conclusion on aurait tendance à se dire que, plus que tout autre, ce groupe A sera sans doute celui où le mental aura le  plus d’importance : pays organisateur, jeunesse aux dents longues, stars frustrées…les scénarios envisageables sont nombreux et le suspense ne fera certainement pas défaut.

GROUPE B:

ARGENTINE

Dans ce groupe, l’Argentine de Diego Maradona joue clairement le rôle du grandissime favori qui a tout a perdre. L’Albiceleste est composée de joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs européens mais aussi de jeunes talents restés au pays et qui entendent bien se montrer aux yeux du monde entier.

Maradona a choisi de ne pas sélectionner certains joueurs que l’on croyait indiscutables (Cambiasso, Zanetti) et il en a convoqué d’autres (Garcé, Gutierrez…) qui ont vraiment tout  à prouver en équipe nationale…malgré cela sa sélection, avec Messi, Milito, Heinze, Di Maria, Mascherano et sa pléiade de stars, reste l’incontestable favori de ce groupe B et fait figure de sérieux prétendant à la victoire finale.

NIGERIA

Moins impressionnants que leurs prédécesseurs des années 90, les Super-Eagles nigérians restent tout de même sur un bon parcours en qualification. Il leur faudra confirmer cette bonne passe et l’équilibre de leur formation face à des adversaires qui auront aussi de sérieux arguments à faire valoir.

Pour leur troisième participation à l’épreuve les Nigérians ambitionnent d’égaler leur meilleure performance en sortant des groupes.

GRECE

La Grèce aura, elle, à cœur de bien figurer pour sa deuxième participation au tournoi. Sortie prématurément après s’être fait rosser trois fois de suite durant le mondial américain de 94, la formation entraînée par Otto Rehhagel doit démontrer que son sacre européen de 2004 n’était pas juste un joli petit accident. Poussée par un peuple qui place de gros espoirs dans sa sélection nationale, la formation grecque voudra sans doute apporter un peu de joie à un pays très durement touché par la crise.

CORÉE DU SUD

L’outsider parfait de ce groupe. Réputée très faible, l’équipe des Guerriers Taeguk en est pourtant à sa huitième participation à une phase finale de Coupe du Monde. Découverte par le grand public durant sa Coupe du Monde de 2002, la sélection coréenne avait alors atteint la quatrième place ! On se souvient de joueurs disciplinés et combatifs, capables de tenir pendant 90 minutes un rythme effréné.

Si le niveau technique de cette équipe reste son principal point faible, rares sont les sélections européennes ou sud-américaines qui sont capables de fournir une telle débauche d’énergie sur un match entier.

En 2002 l’arbitrage avait été (parfois honteusement) favorable aux Coréens. Cette fois, les hommes de Huh Jung Moo ne pourront compter que sur eux… Cela devrait tout de même être suffisant pour semer le trouble dans ce groupe.

En conlusion on peut dire qu’on voit mal comment la première place du groupe pourrait échapper à l’Argentine tant l’Albiceleste semble supérieure à ses adversaires. La lutte pour la deuxième place paraît en revanche particulièrement ouverte: les trois équipes du groupe considèreraient probablement comme un échec de ne pas s’en emparer.

En huitièmes…

Ce que je ne vous ai pas dit jusqu’à présent et qui va pourtant bougrement éclairer votre lanterne, c’est que le destin de ces 2 groupes est lié…intrigue…!

Il faut en effet savoir que, en huitièmes de finale, le premier du groupe A rencontrera le deuxième du groupe B. De même, la premier du groupe B rencontrera le deuxième du groupe A. On peut  donc commencer à pronostiquer les affiches de ces huitièmes : imaginons, par exemple que l’Argentine tienne son rang de favori du groupe B en assurant la première place mais que, dans le groupe A, la France marque un peu le pas et parvienne seulement à la deuxième place…Argentine/France en huitièmes…miam !

Bon, sur ce, je vous laisse pronostiquer les qualifiés et imaginer les huitièmes. On se donne rendez vous dans deux jours pour les groupes C et D.

Allez bon vent ! Et bon foute !