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Une classe de CM2 (5ème en Suisse) dans la Sarthe, s’est fait dérober le prix de la tombola qu’ils avaient organisée.

Une plainte a été déposée, afin de pouvoir retrouver les 260€ qui avaient été volés.

Les gendarmes alertés ont inspecté les cartables, les casiers, et ont fouillé les élèves.

Les recherches n’ayant rien donné, il a été décidé de procéder à des relevés d’empreintes aussi bien sur les enseignants que les élèves.

L’argent ayant été, entre temps, rendu de façon anonyme dans une boîte aux lettres de l’école, l’affaire a été classée, les relevés d’empreintes ont été arrêtés, et le dossier a été refermé…

À la première lecture de cet article, on peut se dire que finalement tout s’est bien passé et que l’histoire trouve une fin heureuse.

Personnellement je reste néanmoins assez choqué par les méthodes utilisées par la gendarmerie.

Si je n’ai rien à redire sur les perquisitions effectuées – encore que je me demande selon quels critères elles ont été effectuées- je trouve en revanche inadmissible de procéder de manière systématique à un relevé d’empreintes, aussi bien sur les élèves que sur les enseignants.

Imaginons une minute que cela ne donne aucun résultat, en aurait-il été de même sur les  habitants du village, puis de la ville, du département ?

Il serait bon de se méfier de ces dérives dignes d’un Etat policier et commises avec la bénédiction des citoyens. Des citoyens qui se sentent aujourd’hui rassurés par des mesures qui, demain, les étoufferont…