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Sur le chemin du travail…

Il peut s’en passer des choses sur le chemin du travail.

Vous pouvez trouver un billet gagnant du loto, vous pouvez marcher sur une crotte de chien, vous pouvez glisser sur une peau de banane et vous casser une jambe ou ne plus pouvoir rentrer chez vous

Je n’ai pas besoin de vous rappeler que depuis jeudi 15 avril  le volcan Eyjafjöll s’est réveillé (cf Article de Darth).

Bon et le rapport alors? parce qu’on s’endort là! …bon j’y viens.

En Islande, la fin des vacances de Pâques arrivait vendredi et la plupart des islandais devaient recommencer le travail ce lundi.

Mais voilà, de nombreux salariés manquent à l’appel, suite à l’arrêt du trafic aérien en raison de l’éruption du volcan Eyjafjöll.

L’UCM (l’Union des classes moyennes), a publié un communiqué de presse qui informe que les employeurs n’ont pas l’obligation de rémunérer leurs salariés absents.

En effet, la loi prévoit que le salaire est garanti si le salarié est confronté à une situation de force majeure sur le chemin du travail. « Le retour des vacances n’étant pas le chemin du travail, il n’y a donc pas de salaire à verser« , souligne l’UCM.

Comme la rémunération n’est pas due, le salarié et l’employeur devront s’entendre sur la manière de déclarer chaque jour d’absence.

L’UMC propose donc que cela soit décompté du solde vacances, pris en récupération d’heures supplémentaires ou carrément en congés sans solde.

Super sympa, t’es déjà bloqué à l’étranger, tu n’as plus d’argent, ta carte de crédit est bloquée et tu ne toucheras qu’une partie de ton salaire à la fin du mois…

Je vous rassure tout de suite, Le ministre de l’Emploi a néanmoins fait savoir, je cite :

« Qu’une intervention de l’Onem pour chômage temporaire en raison d’une force majeure est envisageable. »

L’employeur pourra donc introduire une demande de chômage temporaire pour ses salariés bloqués à l’étranger. L’Onem examinera la situation au cas par cas.

« Le cas par cas » dans cette situation, j’ai de la peine à comprendre. Quels seront les critères ?

Je pense tout simplement que c’est du grand n’importe quoi !

Devant un événement hors norme, il aurait fallu des mesures extraordinaires, qui soient les mêmes pour l’ensemble des salariés: tant que l’aéroport est fermé, c’est le chômage temporaire qui vous paye.

Car n’oublions pas, le « cas par cas » va entraîner des coûts supplémentaires. Le premier pour étudier le dossier, le deuxième pour les éventuels recours, et pendant ce temps là que va faire Madame ou Monsieur Islande sans argent?